Blog

Question de choix

La liberté est un concept qui désigne la possibilité d’action ou de mouvement.

Est-ce que cela veut dire que je peux faire exactement ce que je veux ?
En tout cas j’en ai le choix.
Chaque action a une conséquence.
Je choisis donc les conséquences.

Ai-je vraiment toutes les connaissances pour choisir ces conséquences ?

Pour être libre, quels moyens je me donne, quelles connaissances est-ce que j’acquiers pour faire des choix conscients ?

Liberté et choix sont donc intimement liés.

Est-il important de faire des choix conscients ?
En ce qui concerne ce que je mets dans mon assiette, dans la mesure où je connais l’impact qu’elle aura sur mon organisme, mon dynamisme, et donc l’usage que je fais de mon corps. Je dis bien sûr.

85% des personnes sont maintenant conscient de l’impact de l’alimentation sur la santé, Youpi ! On tient le bon bout !!

Quand je vois la profusion de tutos, d’articles, d’applications, de sites web qui donne conseils à qui mieux-mieux, à grand coup de « attention, vous allez être très très malade si vous ne faîtes pas ce que je vous dis », j’ai peur. Je trouve très angoissant de me comporter d’une façon saine avec mon assiette simplement pour ne pas avoir la punition d’une mauvaise santé ou d’une planète à l’agonie.

Oui moi, Violaine, connue pour une cuisine équilibrée, gourmande et consciente.
Quand j’écoute la foule. J’ai peur.

Alors, je ralentis, je reprends contact avec moi, mes acquisitions et mes compétences. J’ai eu le bonheur d’apprendre très jeune comment se nourrir sainement. J’ai eu le bonheur de voyager et de rencontrer des personnes et des cultures hétéroclites. J’ai eu le bonheur d’avoir les formations nécessaires à ce que je fais aujourd’hui.

Quand j’écoute mes capacités, je les sens jusque dans mes tripes, je suis rassurée.
J’ai confiance. En moi, en l’humain. En vous, qui êtes conscient aussi de l’évolution de notre présent.

J’ai envie de me sentir bien, d’être dynamique, de bien dormir, et bien sûr aussi de me régaler, aussi bien avec mes papilles, qu’avec mes proches ou mes yeux. Je rêve de paix avec mon assiette, de plaisir partagé. J’aie envie de prendre le plus souvent possible conscience du cadeau, de ce que je donne à mon corps pour son fonctionnement.

Le simple fait d’en avoir envie me motive à être attentive. À ma façon de me nourrir, et de consommer, de me déplacer.

Je choisis le sens de mes actions. Et rien que ça, j’en suis heureuse. Je choisis ce que je mets en place. Pour moi, et autour de moi.

La menace que je vois dans les réseaux sociaux ou les informations culpabilise le moindre de mes écarts et en retire tout le plaisir.

La culpabilité est un tiraillement entre le bien et le mal. Elle varie suivant l’éducation qu’on a reçue. Je suis partagé entre deux de mes besoins : dans mon cas : le réconfort et l’intégrité. Les deux sont importants et légitimes.

Il est tout à fait possible de transformer cette culpabilité en responsabilité.
Il est tout à fait possible d’acquérir les connaissances et les compétences qui vous manquent.

En ce qui concerne la façon dont vous remplissez votre assiette et celles de vos proches, je suis à votre disposition pour vous accompagner un moment sur le chemin du mieux manger, mieux consommer : http://violainecook.com/services-tarifs/

Dès aujourd’hui, je vous conseille quelques exercices à mettre en place au quotidien :
* Laissez votre portable dans la poche quand vous faîtes les courses : vous êtes plus futé que lui. Prenez comme base que plus un aliment est transformé, moins il est bon.
* Dans un premier temps, simplifiez votre alimentation et prenez confiance en vos propres compétences. Aidez vous d’une recette si besoin. Limitez vous à 4 ingrédient par repas.
* Si les médias vous effraient, limitez-les à 1 fois tous les deux jours au grand maxi : La Terre tournera, que vous le sachiez ou non.
* Si vous avez des enfants, ou ados, apprenez-leur quelques bases de vie au quotidien : faire les courses, préparer un repas sain, « entretenir leur grotte, la rendre jolie et agréable ». Au moins une fois par semaine, sous prétexte de passer un temps ensemble à discuter. Et ne discutez pas d’école mais plutôt de ce qu’ils aiment ou de leurs amis.

L’exemplarité n’est pas une façon d’éduquer, c’est la seule.

Ghandi

Nous sentons très bien qu’agir différemment sera un cadeau pour nous-même, pour nos proches, et aussi pour nos enfants. Nous avons envie de transmettre du bon pour eux.  
N’est-ce pas ?

J’ai confiance en la capacité d’apprendre de chacun d’entre nous.
J’ai confiance en notre capacité à mettre du sens dans notre vie.
J’aime cette liberté que mes choix conscients amènent.

En plus, en cuisine, cela permet de se régaler et d’être en bonne santé !

Jugaad

Savez vous qu’il existe un mot pour l’innovation frugale ?

Innover, dans le sens trouver des nouvelles idées, des nouveaux fonctionnements, ou économies.
Frugale dans le sens sobre, de l’économie de l’énergie, du temps et de l’argent.

C’est un mot hindi. En français, on dirait système D, ou débrouillardise.

Applicable dans bien des domaines et repris par quelques industriels européens, c’est un concept où l’on trouve, plutôt improvise des solutions dans des situations adverses, voire hostiles.
Ce concept émergeant est parfois utilisé de manière naturelle et spontanée, mais il peut aussi par des apprentissages.
Apprendre à faire avec ce que j’ai.

Les points principaux sont

  • Rechercher des opportunités dans l’adversité
  • Faire plus avec moins
  • Penser et agir de manière flexible
  • Viser la simplicité
  • Intégrer les marges et les exclus
  • Suivre son cœur

L’idéal étant tout de même de prendre ce mode de raisonnement dès le départ, tout jeune, car peut-être avez-vous remarqué qu’il est difficile de changer les « mauvaises » habitudes même si elles sont toxiques.

Je développe le concept ici à notre façon de se nourrir.

Rechercher des opportunités dans l’adversité :
L’adversité dans la nourriture ne vient pas seulement de la pauvreté.
La difficulté peut venir aussi d’un manque de contribution dans le foyer, d’une organisation hasardeuse ou des habitudes de consommations industrielles, une solitude soudaine ou récurrente. Bref, toutes les raisons sont bonnes et possibles.
Au cours de mes accompagnements et dans ma vie personnelle, je suis attentive, et commence par observer les faits. Ce qui est en place, ce dont j’ai absolument besoin et compose en conséquence. Par exemple, j’ai eu une journée de dingue et je suis fatiguée, je sais le frigo vide ou presque, j’ai envie d’un moment léger et j’ai surtout très faim.. J’écoute mon envie de légèreté et aussi ma faim. Ce sera salade composée gourmande. Ça a été ma solution de ce jour mais cela aurait aussi pu être un coup de fil à une amie pour m’inviter à une soupe chez elle ou aller à un resto… j’ai écouté vers quoi je devais aller.

Et puis, si la situation revient souvent, voire toujours, je vais réfléchir à une autre façon de fonctionner. Bref, il y a toujours une réponse à la question comment faire pour arranger cette situation. Si l’adversité vient de la pauvreté, j’apprends l’économie du foyer, quels sont les postes à économiser, comment m’accorder des plaisirs.
Ce sont des process que je peux vous aider à mettre en place.

Recette de la salade en bas d’article

Faire plus avec moins :La rareté est la mère de l’invention.
Oui c’est possible, et là aussi dans tous les domaines : par exemple, Lors d’une soudaine restriction budgétaire, je me suis remise à cuisiner des aliments moins chers, j’avais appris comme beaucoup en quittant le nid parental. J’ai appris à mutualiser les courses avec d’autres, d’autres solutions auraient pu être apprendre à jardiner, si mon jardin était plus grand. J’ai rencontré d’autres personnes… J’ai donné un autre sens à ma vie, mes achats sont devenus des choix conscients, gagner en qualité quand je partage légumes récoltés d’un jardin, que sais-je ? Comme dans l’image en tête : faire pousser un légume à base de ses racines.
Il semble parfois long de prendre conscience des bénéfices d’une situation difficile.

Le plus est souvent là où on ne l’attend pas. Vous n’êtes pas à l’abri d’un coup de chance.
Ceci dit, c’est difficile à mettre en place quand d’autres habitudes sont là, et je vous accompagne pour alléger cette transformation.

Penser de manière flexible :Ici je vous dirai tout simplement, osez changer les ingrédients de la recette, osez improviser avec ce que vous avez.
Osez changer d’avis sur un repas : Vous vouliez manger des pâtes, votre moitié préfère la soupe ? Faites une minestrone. Vous vouliez emmener tout le monde au resto et fêter votre belle promotion, les autres membres de la famille préfèrent rester tranquille à la maison ? Ecouter votre envie de fête, commandez un plat que tout le monde aime, et riez tous ensemble.
Adoptez le régime flexitarien, et à moins d’allergie grave, accordez quelques écarts à vos habitudes alimentaires.
Et si vous n’êtes pas ok sur le régime alimentaire de la personne avec qui vous mangez, demandez-vous d’abord pourquoi ça vous dérange avant d’aller lui dire qu’il/elle devrait changer.

Je vous apprends à improviser, individuellement ou en atelier spécial impro, à vous de décider.

Viser la simplicité :Inutile de mettre beaucoup d’ingrédients pour ce régaler. Choisissez des ingrédients de qualité. Quand je veux vraiment apprécier le gout d’un ingrédient, je le mange cru, ou cuit à la vapeur, voire au four. C’est là que les saveurs se révèlent le plus. Et pas besoin d’un tas de sauces pour se régaler.
La simplicité peut aussi être se laisser aller à nos envies, à notre créativité. En fait simple pour moi veut dire spontanément, facile à faire.

Je vous apprends à laisser la perfection de coté pour une cuisine simplifiée et toute aussi savoureuse.

Intégrer les marges et les exclus : Pour reprendre la phrase du paragraphe précédent, accueillez les différences de gout et de régimes à votre table. Chacun est constitué différemment, et a sa propre histoire. Si un(e) ne veut pas manger de lactose, ou de gluten, ou d’alcool, ou de viande ou de je ne sais quoi encore, grand bien lui fasse. Cette personne a fait ses choix, et d’ailleurs souvent, n’a même pas choisi. C’est une question de respect. Bien sur quand vous avez à cuisiner pour eux, cela changera vos habitudes. Peut-être irez-vous jusqu’à découvrir d’autres recettes et fournisseurs.
Si une personne aveugle est à votre table, décrivez-lui le contenu de son assiette et la place des aliments. Si c’est une personne qui a du mal à mettre une fourchette à sa bouche, préparer lui quelque chose qu’il pourra prendre avec ses doigts en restant propre, travaillez les textures et le menu.  Improvisez !

Suivre son cœur :Là encore, je vous dis improviser, votre petite voix vous guidera.
Au début j’avais du mal à lui faire confiance, j’avais peur de me tromper, que cela ne soit pas bon. Et au fur et à mesure, j’ai appris les associations. Lorsque j’étais traiteur à La Haye, il m’est même arrivé plus d’une fois de cuisiner pour une trentaine de personnes des plats que je faisais comme ça, juste au feeling, parce que j’écoutais mon cœur, mon humeur du jour et l’atmosphère de l’instant. Ces plats étaient ceux qui recevaient le plus de compliments.
Penser à une personne ou au moment que j’attends apporte une dimension particulière à mon plat, et me met en joie. Si vous voulez, je peux vous apprendre ce genre d’improvisation. Sourires garantis.

Ma recette salade pomme de terre vite fait-fraicheur :  fraîcheur et consistance: fruits pommes ou agrumes et saveurs acides : Je prendrai donc quelques chose de consistant, qui cuit vite : pommes de terre (j’en ai toujours) en petit cubes dans l’eau bouillante salé. Pendant que ça cuit, la sauce : un peu de peps avec le vinaigre de cidre, du yaourt nature et j’y ajoute quelques graines de cumin, de l’huile d’olive, ou de noix, un reste de fromage coupé en cubes, une pomme (ou une poire)

Sans gluten

Sans gluten

Vous voulez manger ou mangez déjà sans gluten.

Quelqu’en soit la raison, cela montre avant tout une attention à ce que vous mettez dans votre corps. Une écoute aux réactions de votre corps. Félicitez-vous, ce n’est pas (encore) le cas de tout le monde. Vous avez pris conscience de l’influence de l’alimentation sur votre métabolisme.

Le gluten est connu Bien sur, pour supprimer complètement le gluten, un avis, et un suivi médical est important. Pour le diminuer, une aide est parfois nécessaire.

Cela implique de choisir de prendre un peu plus de temps pour soi, du moins dans les débuts de ce changement. Ralentir un peu notre rythme de vie et nos automatismes.

Automatiquement, vous allez accueillir une plus grande variété et surtout diversité dans votre alimentation, vos producteurs vont peut-être changer, le contenu de vos placards, donc vos trajet, vos rencontres, voire même vos sujet de conversations !!!

Pendant un temps, vous allez être dans l’apprentissage de nouvelles recettes, mais aussi de nouveaux ressentis : pas si évident d’être avec les autres, et de choisir autre chose que la bière de l’apéro (si vous l’aimez), ou les petits crakers ou les petits plats de bonne maman qui vont avec… quelques frustrations certes.

Et puis, avec l’apprentissage, le temps et les changements dans votre corps, la paix s’installera gentiment et surement. Ce ne sera plus des compensations mais des choix conscients. Votre entourage peut vous soutenir et vous pourrez créer des liens différents en leur apprenant de nouvelles recettes. Sympa aussi.

Dans la vie de tous les jours, la votre, une base est simple :

Le gluten est contenu dans toutes les céréales contenant le mot S.A.B.O.T
S : seigle
A : avoine
B : blé
O : orge
T: tritical
Le dernier, peu connu est un hybride entre le blé et le seigle.

Il reste les lettres K et E à tenter de retenir.
Pourquoi K et E ?
K : kamut
E : épeautre

Ces deux derniers en contiennent moins, mais tout de même suffisamment pour s’abstenir en cas de régime strict.
« Sur le plan nutritionnel, le gluten fait partie des nutriments que les céréales apportent à l’organisme. C’est une protéine d’origine végétale qui contribue ainsi à diversifier les sources de protéines. » Trop en manger acidifie le corps et a une forte tendance inflammatoire.

On trouve du blé un peu partout : dans le boulgour, couscous, céréales du matin, biscuits, pizza, pates…

Heureusement, beaucoup d’autres choses à manger :

Dans les restaurants comme à la maison, il est plus facile qu’on ne le pense à éviter :
Pomme de terre, riz sont les plus communs. Vous avez aussi, le quinoa, le maïs, le sarrasin et tout un monde de préparation simple et variées pour se régaler.

La plupart du temps, vous allez aussi introduire ou conforter la présence des légumes et fruits dans vos préparations…

En bref, vous ouvrir à l’accueil de nouveautés et de variété pour votre bien-être.

Pour évoluer vers une alimentation riche en variété et pauvre en gluten, je vous accompagne, vous apprends à le repérer, et à cuisiner sans au quotidien, facilement. De même, si un de vos convives ne peut en manger. Avec des ingrédients et des recettes accessibles, votre repas restera un plaisir à préparer et à manger.

https://www.passioncereales.fr/dossier-thematique/zoom-sur-le-gluten?gclid=EAIaIQobChMI14v2qty_1gIVUMayCh0fNAx6EAMYASAAEgIPk_D_BwE

L’eau à la bouche

Autrement dit avoir envie, en saliver d’avance…
Tout le monde connaît cette expression ! Et vous n’avez pas idée de son importance, au propre comme au figuré !

En Appétit : Lorsque vous avez faim, ou que vous vous trouvez devant un plat que vous savez aimer, ou encore qu’une odeur gourmande chatouille vos narines, naturellement, vous vous mettez à saliver.
Parfois-même, il vous suffit d’y penser, de vous l’imaginer. N’est-ce pas ?

C’est de ce phénomène connu de tous qu’est venue cette expression, l’eau à la bouche, utilisée depuis le XVe siècle sous différentes formes.
Ok, mais encore ? Pourquoi donc ce phénomène ?

La plupart d’entre vous se souviennent probablement de leur cours de collège, et de ce physiologiste russe, Mr Pavlov démontrant ce fameux reflexe.
Egalement, vous aurez peut-être en mémoire d’autre cours à propos du tube digestif : La bouche est le premier élément de ce tube. Bon, à mes yeux, c’est plutôt une cavité, mais on ne va pas jouer sur les mots ici.

Et puis, je reste persuadée que la digestion commence avant la bouche…

Une foule de sensations! Avant même d’y entrer votre nourriture, vos sens vous donnent des indications sur ce que vous allez manger : l’odeur : les molécules volatiles effleurent vos narines, de façon plus ou moins agréable selon les talents de la personne qui cuisine.

En général, vous commencez à saliver, donc à préparer votre corps à la digestion. Puis la vue bien-sur, avec ce sens, même enrhumé, vous avez généralement au premier coup d’œil l’information sur le contenu de votre prochain repas. Avez-vous remarqué votre production de salive à ce moment ? Est-ce que cela change suivant la présentation de votre plat ? Préférez-vous des plats colorés, bien présentés ? Est-ce que cela vous est égal ?

La quantité de salive dans votre bouche est proportionnelle à votre envie de manger.
Vous y entrez votre nourriture, j’ose espérer avec plaisir. Vos sens vous donnent des indications sur la température, sur les saveurs, les textures… et vous utilisez cet élément que votre corps fabrique depuis que vous avez faim : la salive.

C’est une histoire de chimie, avec des réticulations, de liaisons ou non des molécules, des polysaccharides qui se brisent … « Plusieurs milliers de mêmes entités forment un édifice aux propriétés physiques différentes de celle de la molécule isolée. C’est pourquoi l’amidon n’est pas directement assimilé par l’organisme (on parle de sucres lents), alors que le glucose, l’entité de répétition, un sucre dit rapide, de par sa taille et sa chimie, passera rapidement et facilement dans le sang. L’amylase salivaire est une sorte de ciseau moléculaire qui vient rompre les chaines de molécules et casser le polymère ; les brins obtenus sont alors assimilables. La digestion consiste simplement à couper les longues chaines ingérées (polysaccharides, protéines, acides gras) et rendre ainsi solubles les nutriments dans les muqueuses sous forme de sucres, acides aminés, et acide gras élémentaires. » (Raphael Haumont- un chimiste en cuisine)

En bref, la formule chimique de la salive est spécialement conçue pour réduire en tout tout petit les nutriments que vous mettez en bouche. Ainsi le travail de votre estomac puis vos intestins s’en trouve facilité. Donc, au plus vous sécrétez de salive, et au plus vous mastiquez, moins vous fatiguez votre organisme !

La digestion prend environ 50% de notre énergie, à condition de se servir de tous les moyens en œuvre : salivation, mastication, calme et plaisir pendant le repas, quantité raisonnable, quantité de fibre suffisante (en général dans les légumes). Imaginez un peu quand on se dépêche d’ingurgiter un burger-frite sur le pouce…

Peut-être voyez-vous où je veux en venir : souligner l’importance d’avoir envie. Donner les moyens à notre corps de fonctionner correctement. Donner de la légèreté, de la facilité à notre digestion.

Donc quand vous avez une grosse journée de travail, soyez sympa avec vous, donnez les moyens nécessaires à votre corps et ne surchargez pas la digestion, il vous restera donc les 50 autres % d’énergie à utiliser après les repas pour travailler, sans coup de pompe :

  • Avoir envie
  • Choisir le contenu de votre assiette équilibrée (1/2 végétaux, ¼ protéines, ¼ féculents), et en quantité raisonnable
  • Saliver
  • Mastiquer
  • Buvez un peu pour faire un bol alimentaire confortable
  • Prenez un peu de calme, une pause dans vos activités
  • Souriez, partagez votre repas, au moins de temps en temps
  • Arrêter de manger quand vous n’avez plus faim, vous mangerez votre dessert plus tard, c’est bien aussi de séparer le sucre du repas.

Décidément, le corps est une mécanique d’une intelligence remarquable. Sans que nous lui demandions, il exécute des taches très complexes de transformation, avec des noms compliqués expliqués scientifiquement, sans que nous y pensions. Nous pouvons lui faire confiance, il sait ce qui est bon et nous le dira d’une façon ou d’une autre :
Légèreté et santé ou lourde-heure et mal-a dit.

Ecoutons-le !

voulez-vous changer vos habitudes alimentaires? Des cours de cuisine avec Violaine Cook ou un accompagnement individuel ciblé sur vos besoins. Bien des stratégies sont possible pour bien manger.

Connexion

L’alimentation, un outil de connexion
Je me sers de l’alimentation, ou la cuisine pour me nourrir bien sur mais aussi comme outil de connexion. C’est un outil dont tout le monde se sert, sans forcement en prendre conscience. Et oui la plupart d’entre nous mangeons tous les jours !
Aujourd’hui, bien des gens s’appuient sur une bonne connexion internet pour savoir s’ils ce qu’ils ont dans l’assiette est correct ou non…
Aujourd’hui, et depuis longtemps, je pense que mon corps a les connections nécessaires pour savoir tout ça. Malheureusement, parfois, les symptômes ne se font sentir qu’après les mauvaises habitudes prises.

Alors, j’invite le bon sens, ou la logique, ou une connexion plus naturelle à ma table.

L’alimentation met en lien de façon instinctive et naturelle: D’une façon naturelle, depuis notre conception, le corps se nourrit de ce dont il a besoin. Les nutriments nous sont offerts sans que l’on se pose la moindre question lorsque nous sommes in-utéro… nous sommes malgré tout en lien avec notre mère, nous savons ce qu’elle ressent, et ce qu’elle mange, de part le gout qu’elle nous transmet déjà.
Bébé, sans nous poser d’avantage de question, nous avons cette même faculté à manger ce que notre mère, ou nos parents nous donnent. Nous avons pour la plupart déjà, associé le bien-être d’un câlin, ou du moins d’une attention au moment du repas. Déjà nous partageons et sommes en lien.
Dans beaucoup de famille, nous essayons de garder le repas comme un élément de partage, et aussi de plaisir, sur ce que l’on mange, et aussi sentons, regardons.

Peu à peu nous nous déconnectons de notre alimentation, pris dans le tourbillon de la vie. Juste quelques bribes gardent le contact : Pour ma part, au fur et à mesure que j’ai grandi, j’ai un peu perdu le contact, le lien avec mes envies, ou besoin au moment de me mettre à table. Mangeant parce que c’est l’heure, et parce que c’est bon (ma maman cuisinait nos repas). Et puis chacun retournait à ses occupations… Et cela se reproduit de jour en jour, je deviens maman aussi, plusieurs fois, me rends compte que chaque enfant in-utéro m’indique des saveurs plus que d’autres… je n’en suis pas plus surprise que ça, n’y prête pas plus attention que ça… Cela me paraît presque banal.
Et puis la vie continue. Je cuisine les repas de la famille depuis toujours. Lorsque mes enfants sont encore en âge de manger à la maison, il nous est important de partager nos moments de vie lors du repas, et comme je ne cuisine jamais la même chose, je leur demandais de deviner ce que j’avais mis dans le plat. Donc, attention visuelle, olfactive, et gustative au moment du repas…
Et puis, en lien aussi quand nous invitons du monde à la maison, sous prétexte d’un repas.
En accord grâce à un repas partagé agréablement… Et puis aussi, lors des désaccords, personnels ou professionnels, plus vraiment l’envie de cuisiner, ni même de manger.

Comment être à nouveau en accord avec soi-même, avec les autres?
A mon avis, commencer à ralentir, voir se poser un moment, histoire de laisser notre rythme biologique en accord avec la vie que nous menons. Accorder vie et corps. Les deux peuvent évoluer pour être « alignés ».
Par le biais de l’alimentation, de la nourriture, nous en avons souvent l’occasion : nous mangeons 2 à 3 fois par jour. Plusieurs pistes d’accès, dans l’ordre que vous préférez

Me mettre en lien avec moi-même : Ai-je faim au moment de me mettre à table ? Vais-je digérer confortablement si je mange malgré tout ?
M’interroger sur ce que j’ai envie de manger, prendre conscience de la différence entre mes envies et l’éducation que j’ai reçue. Observer différentes manières de cuisiner un ingrédient, choisir celle que je préfère. Tout ça pour moi est un des moyens d’être en contact avec moi. Et puis, comme cela revient souvent, c’est facile de m’entrainer, et si j’oublie, l’occasion suivante n’est pas très loin… et comme j’aime apprendre, j’applique cette méthode aussi dans ma relation aux autres : ai-je envie de voir telle ou telle personne, de faire telle ou telle action… observer différentes façon de me comporter avec les autres, ou une situation. Et adapter tout cela en fonction de mon bien-être.

Me mettre en lien avec les autres : Comme j’aime également rencontrer les personnes, connues ou inconnues, je me sers de la cuisine également pour ça : bien sur comme beaucoup en invitant des gens à manger, ou alors en discutant avec les gens que je rencontre de leur façon de préparer tel ou tel aliment (en contexte je vous rassure : je ne vais pas demander à mon voisin de bus comment il prépare sa carbonnade !)

Dernièrement, pour ma société Violaine Cook, j’ai construis une sorte d’atelier où les gens improvisent ensemble divers ingrédients surprises. J’adore cette façon d’entrer en contact : Les personnes ne se connaissent pas, je les réunis chez moi, et au bout de quelques instants, les idées s’échangent, les compétences et expériences de chacun entrent en jeu pour la création d’un repas. Et je parle vraiment de création. Le lien créé entre eux et la spécificité de chacun construisent une recette, souvent plusieurs, que nous cuisinons dans la bonne humeur et dégustons ensuite. Chaque personne repart avec les cartes de visites ou coordonnées des autres convives, le sourire aux lèvres et l’envie de se revoir.

Me mettre en lien avec la planète : Bien sur, l’alimentation que je choisis a un lien direct avec mon environnement : de part mes achats, ou mes récoltes, j’ai un impact plus ou moins direct sur la planète, et sur la vie des producteurs. Est-ce que je choisis de payer l’appareil dentaire du fils du producteur local (ou un cours de piano, ce n’est qu’un exemple) ou est-ce que je donne un peu plus d’argent aux lobiistes qui ne savent plus où est le bon sens ?

Je reste en lien en prenant conscience de ce que je mange, de ce que j’offre, la qualité est importante pour moi, alors autant que la qualité intègre mon corps aussi.

N’est-ce pas ?

Des pistes pour agir : alimentation durable et écologie accessible

Quelques pistes en vrac pour agir pour écologie accessible, en plus excellent pour le porte-monnaie !

  • Prendre le vélo pour petit trajet.
  • Marcher pour se déplacer.
  • Cuisiner ce que je mange.
  • Regarder ce qui va bien.
  • Propager de la bonne humeur autour de moi.
  • Adopter un animal.
  • Mettre un pull plutôt que d’allumer le chauffage.
  • Transmettre mes connaissances.
  • Mettre un stop-pub sur la boite aux lettres
  • Acheter en conscience et choisir à qui je donne mon argent.
  • Couper l’eau quand je me savonne sous la douche, et penser à fermer les robinets un peu tout le temps en fait.
  • Éteindre la lumière quand je sors.
  • Faire du vrai café sans capsules.
  • En boire moins, plus de tisanes locales ( exemple: infuser des feuilles de menthe)
  • Manger local, en circuit court.
  • Mutualiser le potager (avec un voisin, un copain)
  • Réduire la consommation de viande, là aussi choisir sa qualité plutôt que sa quantité.
  • Mettre mes déchets à la poubelle.
  • Trier dans quelle poubelle je mets mes déchets.
  • Inutile de faire des stocks : nous sommes en temps de paix et les commerces sont bien achalandés.
  • Prendre les transports en communs.
  • Mutualiser sa voiture
  • Rire, le plus souvent possible.
  • Manger bio.
  • Assaisonner avec des herbes que je fais pousser.
  • Acheter en vrac.
  • Faire ma lessive et ses produits d’entretien.
  • Limiter sa consommation de produits laitiers.
  • Manger des produits de saison.
  • Avoir des loisirs proches de chez soi.
  • Refuser les prospectus.
  • Refuser une promotion sur un produit si on va jeter le deuxième.
  • Faire sécher votre linge sur un cintre
  • Se renseigner sur les zéros-déchets et voir ce qu’on peut adopter.
  • Se servir de sa tête plutôt que de son téléphone
  • Faire confiance à ses papilles
  • Prendre un mug pour boire au boulot
  • Acheter seulement quand j’en ai besoin

 

 

 

La chaine du froid

Lorsqu’on se nourrit, on met ce qu’il y a dehors à l’intérieur de notre corps. Le corps est une belle mécanique qui transforme tout ça pour se recomposer au mieux.
Pour lui permettre de le faire facilement, il est logique de lui donner les nutriments les meilleurs qui soient.

L’hygiène fait simplement appel au bon sens, qu’il est plus facile d’appliquer quand on connaît le fonctionnement des bactéries. Ce sont des êtres vivant qui mangent, respirent et se reproduisent. Comme nous, elles ont besoin d’air, d’eau, de nutriments et d’une température adéquate. Certaines sont excellentes pour notre santé, elles nous aident dans la digestion, d’autres sont à bannir et nous rendent malade.

Les aliments frais comme laitage, viande et plat préparés se conservent au frais.
Rien de neuf.
Les garder le plus possible à une température de 4°C.

Parfois difficile notamment au moment de faire les courses. Vous l’aurez compris, il est préférable de mettre dans votre caddy les produits sortant des réfrigérateurs en dernier, de même, les produits achetés à la coupe au rayon boucherie, poissonnerie, charcuterie et fromagerie. L’idéal étant de les stocker ensemble dans le caddy, et mieux encore de les mettre dans des sacs isothermes prévu à cet effet. Bien sur, en été, rentrez chez vous directement pour les remettre au frais rapidement. Un sac isotherme ne protège pas plus d’une demi-heure quand la température extérieure est de 20°C.

Ne dépassez pas 2h00 de stockage à température ambiante avant réfrigération. Si vos aliments sont restés plus longtemps dehors, et dans une mesure raisonnable, il vous faut les consommer rapidement. Pour la viande et le poisson, les cuire suffisamment longtemps pour tuer les « mauvaises bactéries »… Et encore, souvent, cela ne suffit pas et vous devrez jeter sous peine d’être malade. Fiez-vous à votre nez et vos papilles. En cas de doute, ne consommez pas.

C’est rageant, cela fait du gaspillage, ayez confiance en votre capacité d’apprentissage. La prochaine fois, vous vous arrangerez autrement.

Violaine Despringre

Alimentation, miroir de vie

L’alimentation, une façon de vivre,


L’alimentation, miroir de vie
Avec un peu de recul, force m’est venue de constater que mon alimentation ressemble très fort à ma manière de vivre. Le parallèle est assez bluffant. Du coup je me suis amusée à observer si le lien se faisait aussi chez les personnes autour de moi. Et sans trop de surprises, et bien, j’ai fait le même constat.
Quand j’ai envie de douceur, je vais plutôt chercher l’aliment un peu régressif, rond en bouche, qui me plongera dans de doux souvenirs.

Je suis agacée si je n’en prends pas conscience, et que je retourne sans cesse vers la tablette brune ou cette guimauve si moelleuse… trop de sucre, écoeurée, distraite par cette envie récurrente. C’est quand je ralentis un peu et savoure chaque sensation, que la douceur arrive et comble cette envie. C’est alors que je me demande par quelle stratégie je peux nourrir ce besoin, chocolat-guimauve, ou temps douceur pour moi, la chaleur d’une promenade au soleil, la douceur d’un radiateur avec un bon livre… les stratégies sont multiples. Et n’empêche pas la gourmandise occasionnelle de douceurs gustatives.
Lorsque je me fais quelques inquiétudes sur mon futur matériel, je mange même si je n’ai pas faim, et d’ailleurs, je ne m’autorise même pas à avoir faim.
Au moins un point de rassuré : Mon corps ne manquera pas de nutriments si jamais je lui demande un effort. Et, à la moindre alerte de faim, je m’arrange pour la combler d’une façon ou d’une autre, sans vraiment prendre conscience de ce que je mange.

Cela n’arrange pas mon inquiétude et aurait même tendance à m’endormir pour digérer tout ce que je mange. Et a influencer sérieusement mon budget vestimentaire :-/
J’entre alors dans le cercle de l’énergie manquante pour agir et ainsi rassurer mon futur matériel.
Quand je prends conscience de ça, je ne suis pas très fière de moi. La question pour moi ne se pose pas. Je ne garde pas. C’est carrément difficile de changer de comportement. Heureusement, le fait d’en prendre conscience est un bon point de démarrage. Dorénavant, chaque fois que cela se produit, du moins la plupart du temps, je le remarque et me rassure avec un mantra du style « je réussis ce que j’entreprends concrètement » et me remets à l’action pour assurer mon futur. Avec une tasse de bon thé ou un verre d’eau, 2-3 amandes, histoire de pas tout lâcher en même temps. Je ne suis pas Wonderwoman non plus !
La météo aussi influe sur ma façon de me nourrir : par exemple, quand il fait beau, je n’ai pas envie de manger des choses lourdes à digérer, et ce, même s’il fait plus que froid. Sans aller systématiquement vers la salade, j’aime à prendre plutôt légumes vapeur, céréales simples et viande rôtie, voire crue. Envie d’espace et de légèreté. Je garde. Et je nourris aussi cette envie par des sorties où le regard peut aller loin… plus loin que mes pas.
Et ainsi de suite pour la plupart des besoins des plus « superficiels » aux plus « essentiels ».
Il existe une multitude de stratégies pour que je me sente bien.

Prendre un peu de recul me permet de manger pour des besoins plus nutritifs, et donc, de choisir ce que je mets dans mon corps, belle mécanique transformatrice de ce que je lui donne.

La cuisine et toutes ses déclinaisons permettent de le faire à mon goût, avec la qualité que je veux, de limiter les excès et de partager avec qui je veux. Le besoin essentiel que je nourris en plus de la gourmandise est simplement l’amour que je m’accorde.

S’organiser ou totale impro?

S’organiser en cuisine…
Pour moi, cela veut dire anticiper, penser à mes menus pour la semaine, et pour me libérer l’esprit, le mettre sur un papier collé au frigo. Pratique pour gagner du temps, et ne dépenser que ce dont j’ai besoin.

Comme beaucoup, je surveille mon porte-monnaie. Il aime la liberté, et me fait quelques surprises. Pas toujours bonnes. Vous avez remarqué comme c’est plus cool d’accuser un objet ?

Alors en prévision, et parce que je n’aime pas jeter ni encombrer mes placards, je planifie mes menus en fonction de ce que j’y trouve. Jusque là, assez logique en soi. Je complète avec des idées de plats faits avec les produits que je sais trouver en saison.

En plus, c’est top, ça me permet d’avoir un visuel et d’équilibrer plus facilement mon assiette. Vous savez, les fameux « moitié végétal, ¼ protéines, ¼ féculents »… Je vais même jusqu’à m’autoriser de l’équilibre sur la journée quand je ne le fais pas sur le repas…

Oui mais voilà, quand je fais les courses, je vois des ingrédients qui sont bien tentants et ne rentrent pas dans mon menu. J’irai même jusqu’à dire que les idées fusent au moment de faire les courses et que celles planifiées sur mon joli papier ne sont pas toutes aussi gourmandes.

J’aime faire les courses quand rien n’est prévu, de préférence en respectant mon budget.

Flâner sur le marché, y trouver l’inspiration et décider de ce que je veux faire. C’est d’ailleurs comme ça que fonctionnais quand j’étais traiteur au Pays-Bas… De toutes façons je savais que cela allait être bon, puisque je suivais ma petite voix. Et là, le budget était ok, parce que je savais que j’allais tout vendre. La puissance du bouche à oreille.

Je ne vais pas me mettre la rate au court bouillon comme on dit ici !
Il y a des choses bien meilleur à y mettre d’ailleurs.

Deux envies donc : m’organiser et improviser.

Comme je n’aime pas choisir, et que là en particulier, ce n’est pas nécessaire, je prends les deux :

Je continue de surveiller du coin de l’œil le contenu de mes placards et frigo,
Je flâne un peu sur les marchés et commerces,
Je planifie des menus avec des trous pour y caser mes restes et mes soudaines envies créatrices… et je laisse pleins de trous les semaines où je suis seule et que mon agenda est un peu creux, assez rare en soi.
Je planifie des menus complets quand je suis en rdv toute la semaine. Ces rendez-vous me provoquent en général des idées que je n’ai pas envie d’encombrer avec des réflexions et des questions sur le contenu de mon assiette…
Quand les enfants habitaient encore à la maison, la planification de la semaine permettait à chacun de contribuer. Nous étions tous bien occupés, et le fait de savoir ce qu’ils voulaient manger évitaient des grimaces, les rendaient conscients de ce qu’ils mangeaient. A la fin nous nous étions même répartis les jours de préparations des repas. Au début très simples, ils ont vite pris plaisir à y ajouter une touche personnelle. Ils ont d’excellentes recettes improvisées aussi ! La plupart dans leur tête, en mode impro.

Et puis, je fonctionne avec l’énergie du moment. Après une journée difficile, j’ai parfois juste envie de rien, que de m’amuser un peu, alors quel que soit le plat panifié, j’en prends quelques ingrédients et m’amuse à le rendre particulier, ou je le décore, un peu comme une récréation, ou comme un réconfort, un cadeau, une étincelle dans la journée. Un clin d’oeil.

Impro ou organisation, moi je pense que l’impro, c’est bien avec un tout petit peu d’organisation, avoir quelques basiques dans le placard par exemple. Et surtout oh, surtout, même quand je suis super organisée, rester souple, un ingrédient peut se remplacer par un autre.

Eliminez !!

Dans la pub, à la salle de sport, chez le doc, dans la famille, à l’école, un peu partout en fait, on entend ce mot. Il désigne le fait de compenser les énergies prises en mangeant par de l’exercice physique. En fait c’est une question de balance, de façon imagée ou non.

Voici une injonction pleine de bonne volonté… et pourtant !

Comme synonyme, pour ÉLIMINER, j’ai trouvé :
Abattre, éradiquer, faire disparaître, détruire, évacuer, retirer, sortir, se défaire… et beaucoup d’autres du même acabit.

Dans la balance, je mets :

D’un coté le plaisir gourmand, la récompense à un effort, le partage d’un bon moment avec une personne qui m’est chère.

Et de l’autre, cet excès de calories, généralement sous forme de sucre, de graisse, ou d’alcool, voire de chimie industrielle.

Bon, quand je regarde la balance, je me demande pourquoi elle arrive à s’équilibrer… en toute logique, la deuxième partie ne devrait même pas exister…Que vais-je donc chercher dans cet excès de calories?
Un peu de régression, une certaine paresse, une envie d’interdit, une envie de tendresse, un peu d’écoute de moi ou au contraire des autres. Ou tout simplement du partage.

Bref, toutes les raisons sont bonnes. Après tout je suis humaine et c’est chouette. Tant que ma santé n’en dépend pas, là, c’est un autre débat.

Telle l’image si connue, l’angelot et le diablotin discutent sur mon épaule.

L’un débat sur le joli corps que je veux, en bonne santé, pour m’en servir comme je veux. L’autre débat sur le plaisir de partager, le plaisir de mes papilles, et toute l’attention que je mets dedans… Sincèrement, je ne sais pas lequel est ange et lequel est démon !

Culpabilité, quand tu me tiens !

Les deux sont bien !
Toutes ces envies sont légitimes, et bienvenues. J’ai droit à tout !!

Alors ce verbe ÉLIMINER…

Comme si cela gommait cette gourmandise…comme si elle n’avait jamais existée !

Mais alors ? Le plaisir que j’ y ai pris aussi est parti !

La balance est assez futée sur le principe.
Un coté on mange, de l’autre coté on bouge.
Ainsi je garde une bonne santé, un bon moral. Tout va bien. Là où cela se gâte, c’est quand j’aimerais être plus mince, moins lourde… de façon imagée ou non.

ÉLIMINER ce moment de gourmandise
ÉLIMINER ces calories en trop, ces trop grandes quantités
ÉLIMINER ces toxines accumulées
ÉLIMINER cet instant de culpabilité…

Et… si je changeais mon regard ?
Si je prenais la situation à l’inverse ?
Juste en en changeant le terme, juste transformer la formulation afin d’avoir envie :

A la place de « je fais de l’exercice pour ÉLIMINER»

Je choisis « je CONSOMME L’ÉNERGIE acquise ».

Ou même, soyons fous, allons jusqu’à avoir envie d’être dynamique, et de bouger facilement, de sentir mes mouvements légers et fluides.

Alors la balance est inversée…

L’élément moteur change : j’ai besoin d’une belle énergie (attention à moi, moment de plaisir) pour bouger avec un beau dynamisme (légèreté, fluidité). Ce que j’ai ressenti de bon ira dans mes mouvements.

Je suis heureuse de manger quelque chose que j’aime et de mettre du plaisir dans l’alimentation, une belle énergie qui sera à mon service.

Je passe à l’action et je bouge. Seule ou entre amis, la stratégie est accessible, parfois il suffit d’émettre l’idée à haute voix, une oreille voisine a peut-être la même envie.

Mon travail me paraît moins lourd, puisque je sais que j’ai l’énergie nécessaire.

La gourmandise est un bien joli défaut. Elle me permet de me nourrir de bons petits (ou grands) plats, tout en surveillant d’une façon plutôt sympa, qui saute dans mon assiette.

Il est important de varier son alimentation, la stratégie la plus simple quand on est gourmand est d’apprendre à cuisiner un peu de tout, salé, ou sucré. Ainsi, utiliser ses papilles et sa créativité pour une balance plus cool.

Il est possible d’équilibrer l’alimentation de façon gourmande, ET équilibrée.

Pour rappel, il est bon de manger sur une un repas ½ de fruits ou végétaux, ¼ de protéines (carnées, mais pas obligatoirement) et ¼ de féculents (céréales et pommes de terre). Et si je ne peux le faire sur le repas, je le fais sur la journée : sandwich le midi, poêlée de légumes de soir)

 Si vous ne savez pas comment les préparez ou comment organiser ce changement, Violaine Cook se fera un plaisir de vous accompagner.