Le doute : vers l’insouciance ou l’aide ?

regard en doute

Pourquoi le doute nous fait-il tant réfléchir ?
Notre façon de fonctionner est transversale et transférable dans plusieurs domaines : la façon de nous comporter dans nos activités professionnelles ou personnelles est souvent la même, ou approchante. De même, nos actions et comportements en cuisine se rapprochent de nos vie et personnalité. L’alimentation comme un miroir de vie…

Souvent pris comme inconfortable, j’estime le doute plein de possibles.

Le doute est un ressenti souvent rencontré en cuisine chez les personnes que j’accompagne :
Doute sur une recette, sur la capacité à la faire, doute sur le « sans recette ».
Comment manger équilibré, qu’est-ce que l’équilibre ?
Est-ce que je vais réussir, est-ce que sera aimé, vais-je réussir à changer mes habitudes, est-ce que cela en vaut la peine ?

Toutes ces questions sont légitimes, et applicables ailleurs qu’en cuisine.

L’avantage avec la cuisine, c’est que cela revient souvent, et que le risque est limité, que l’on peut faire des pauses (courtes de préférence) dans les transformations sans remettre tout en questions.

Bien sur, douter, hésiter, sur une décision ou une action implique un ralentissement, très souvent agaçant, déstabilisant.

Et pourtant, avec un peu de recul, il est puissant !

Pensez à une personne qui pense maitriser à tel point une matière, qu’il fonce, tête baissée. On l’admire, et on a envie de le suivre. C’est dynamisant. Et, suivant l’étendu de sa connaissance, on apprend, on va loin. C’est chouette.

Ce qui vous a permit de le suivre, et d’apprendre, c’est le doute que vous aviez en vos propres capacités, la curiosité, l’envie d’une béquille. Et vous évoluez, deviendrez aussi un modèle dans votre domaine.

Prendre une recette, ou un cours de cuisine pour vous indiquer la base, et laisser faire votre imagination pour reproduire à votre gout, est une promesse de bons moments de plaisir, que vous cuisiniez pour 1 ou pour 15 !

Le doute implique à mes yeux une belle adaptation, j’irai jusqu’à dire que c’est une preuve d’intelligence.
Quand je doute, je m’agace terriblement, parce que j’aime savoir où je vais et ce que je veux faire.

Dans ce cas, j’ai deux options :

L’insouciance et l’aide.

Je reconnais que je préfère l’insouciance, plus légère, plus douce, plus risquée aussi. Et qui amène plus d’estime de moi.

Carrément difficile pourtant de me laisser aller, de laisser les choses être, juste à faire confiance en mes capacités à m’en sortir, grâce à mes connaissances et compétences. A mes savoirs faire et savoir être. Il « suffit » d’écouter mes ressentis, d‘interpréter ces ressentis et de voir comment je peux y répondre… ou pas. Et d’agir en conséquence.

L’insouciance implique un résultat que je ne connais pas vraiment avant d’avoir commencer. Une aventure à plus ou moins grande échelle.  Et je m’émerveille encore de ma capacité d’apprendre.
Que ce soit des petites choses ou de grands projets, j’apprends et j’adore ça.
L’insouciance va m’apporter une certaine fierté, parfois de belles rencontres, et une sacrée légèreté que j’aime tant.

Je pense que c’est là que je prépare mes plats les plus gouteux, les plus jolis. Parce que j’ai appris au fur et à mesure des techniques que je peux réutiliser et sortir de leur contexte.
J’utilise ce « lâcher-prise » ou « laisser-être » dans bien des domaines.
Et vous ?

Et puis, il y a aussi la peur, le manque de confiance, ou le manque d’énergie, de temps qui font que lorsque le doute est grand, je vais demander de l’aide.

L’envie de m’appuyer sur l’expertise, l’expérience et la pédagogie. La méthodologie, l’apprentissage des gestes et du fonctionnement, enseignés par un professionnel, sont très rassurants. Cela permet d’avancer en sécurité, donc posément et souvent plus rapidement.

Demander de l’aide, c’est aussi accueillir une vulnérabilité.

Quand je mets ma peur de coté, que je ne l’écoute pas, je ne fais rien. Comme figée.
Dans le domaine culinaire, cela peut vous freiner : ne pas changer un gramme d’une recette, ou préférer prendre un pat tout prêt, servir toujours les même plats à vos invités puisque ce sont des valeur sures… cela ferme bien de portes

Oser demander, et s’apercevoir que cela amène sourire, une rencontre. Celui qui aide reçoit autant que celui qui demande. Cela veut dire qu’on lui fait confiance, et c’est bon à recevoir.
Et puis, quelle joie d’entendre la réponse à mes questions, expliquées, ou simplement logiques, tout ça parce que la personne à qui je demande a un autre regard que moi…

Vraiment le doute est un des premiers pas vers l’évolution.

Le doute est le chemin pour progresser.

Voulez-vous de l’aide pour des techniques facilitantes ?
Voulez-vous un accompagnement pour accueillir l’insouciance?
Violaine Cook est là, dispo pour vous.