Manger par peur ou par faim ?

faire des provisions, manger par peur

Manger par peur ou pour se rassurer :
De façon surprenante, je ne vous parlerai pas ici de l’inquiétude de la qualité des produits que l’on met dans son assiette.

Se mettre à table, moment très apprécié en France, n’est pas forcément synonyme d’avoir faim.

Les raisons sont nombreuses :

– La tradition, l’habitude, on mange trois fois par jour.
– La convivialité, entre collègues (un jour, cela reviendra), en famille, le repas n’est pas seulement se nourrir, c’est aussi partager, se raconter.
– Le plaisir des sens : l’odorat, les yeux, le goût, les textures, tout un tas de raison d’apprécier se mettre à table.
– La politesse, c’est l’heure, on nous attend, on a préparé à manger pour nous.

Et il y a aussi, celle plus fréquente qu’on ne le croit :

– Manger par peur d’avoir faim plus tard.

Être sur d’avoir notre stock d’énergie plein et disponible (un peu comme remplir le réservoir d’essence de la voiture pour tenir la distance).
Mais sincèrement, manger alors que vous n’avez pas faim peut être fatigant : Le corps au mieux de sa forme utilise 75 % de son énergie à la digestion (quand on mange sain, léger, en bonne compagnie, etc). Imaginez quand on n’a pas faim !

Pour ma part, cela m’arrivait souvent le matin :
J’aime manger une ou deux heures après m’être réveillée : ma tête se réveille plus vite que mon corps °=°. En tant qu’auto-entrepreneure, je travaille  à la maison la plupart du temps. Je peux donc écouter mon corps et prendre un petit déjeuner à 9 :30 plutôt qu’à 7:00.
Et les jours où je savais que ma journée allait être longue et physique, je mangeais copieusement. Je n’allais quand même pas me lever 2 plus tot ! Et bien… je trainais toute la matinée, et je compensais en buvant 2 ou 3 cafés. Bon, ça fonctionne, sur un temps. Mais sincèrement, pas sur la durée !

Maintenant, en prévision d’une grosse journée, je prends quelques fruits, pour avoir leur sucre, avec un grand bol de thé et je file avec quelques amandes dans la poche… pour me rassurer, moi aussi j’anticipe la faim ! Et en général je les oublie, car je suis occupée et ne pense pas à manger, puisque je n’ai pas faim. Et je ne suis pas plus fatiguée en fin de journée.

Les comportements alimentaires sont surprenants, illogiques au possible, mais les sensations n’ont rien de logique, c’est bien connu !
Chez un écureuil, ou un ours, une marmotte, c’est vital de faire des provisions pour plus tard. Pour nous qui ne dormons pas tout l’hiver, coincés par quelques blocs de neige, je pense qu’il serait raisonnable d’attendre d’avoir faim pour manger.

Quand on sait que le jeûne est une thérapie reconnue et efficace, pour guérir bien des pathologies, parce que le corps a une capacité de régénérescence fantastique, on peut se poser la question sur la légitimité de cette peur, de nos comportements rassurants.

Tous ces comportements sont légitimes, ils nous ont aidés à être ce que  nous sommes, nous ont protégés par moment, fait grandir à d’autres. Accueillons-les avec gentillesse et faisons le point si nous voulons les faire évoluer.

Le plaisir d’être à table, de manger, manger ce dont on a besoin, au bon moment. Je vous accompagne pour que ces changements soient confortables.

Et vous, est-ce que cela vous arrive ?
Voulez-vous transformer cette peur de manquer d’énergie ?

 Film sur le jeune , une nouvelle thérapie (les découvertes à ce propos ont quelques dizaines d’années) : https://www.arte.tv/fr/videos/043980-000-A/le-jeune-une-nouvelle-therapie/