Rentrée

Belles résolutions

La rentrée est là, les cahiers sont neufs, pleins de belles pages à écrire, de belles leçons à apprendre, les titres à souligner en rouge, parce qu’ils sont importants…

Très scolaire n’est-ce pas ?

Je me souviens des rentrées des enfants, la pile des cahiers, neufs, une couleur pour chaque matière, tout propre, d’un papier suffisamment épais pour que le stylo glisse sans baver. Je m’amusais à recouvrir les livres avec eux (enfin moi je couvrais et eux goutaient en me racontant leur journée, un à la fois s’il vous plait !). C’était l’effervescence ! Je voulais qu’ils aient toutes les chances de leur coté pour réussir, et continuer d’aimer aller à l’école. Pas que pour y retrouver les copains… Bon les toutes premières classes primaires étaient bien plus faciles comme objectif !

Les apprentissages y étaient pratiques, ludiques, visibles.
Les bons points, les félicitations, basées sur les efforts accomplis, déjà l’obligation d’être sage, plus ou moins compliquée à respecter.

Devoirs

Après, c’était plus aléatoire, ils devaient y caser bien plus de matières, et satisfaire tous les profs, dans chaque matière, gérer les temps et les tâches… et c’est comme ça pour tous ! Le mot devoir est apparu :

Ceux qu’ils faisaient le soir, devoir trouver la motivation, devoir avoir de bons résultats sous peine de se faire disputer (pour ne pas dire autre chose, restons corrects), devoir être heureux d’apprendre, devoir être à l’heure, devoir trouver une orientation pour leur future vie, devoir décrocher des concours pour avoir une chance de « réussir » sa vie…

Chapeau les écoliers de tout âge !
Quelle pression !!!
Une vraie cocotte minute !

Cuisson

Savez-vous à quoi sert une cocotte minute ?
Et bien elle met sous pression, afin d’augmenter la température et donc de gagner du temps…

Bien pratique!
Pourtant, perso, je préfère les cuissons plus lentes, j’ai fini par apprendre… Celles qui permettent aux saveurs d’aller dans les ingrédients et pas seulement dans l’air de la cuisine. Oui ça sent bon, ça met en appétit … mais sincèrement, une carbonnade ou un pot au feu en ¾ heure n’aura pas le même gout que celui qui chauffe en douceur pendant 3 ou 4 heures ! non ?

Résultat

Chaque parcelle d’ingrédient a le temps d’échanger avec son voisin. La saveur s’y imprègne au cœur de l’aliment, le bouillon ou la sauce qui s’en dégage a une texture et un parfum incomparable. Sans doute aurai-je pris le temps d’y  mettre une pensée pour la personne qui m’a donné la feuille de laurier, en Italie, alors que je m’extasiais sur la haie que formait cette plante aromatique, et le sourire partagé autour de la branche qui terminait dans mon sac. Oui Cette sauce aura prit le temps d’être parfumée, de mon expérience, de mon amour, pour ce que j’ai vécu, et ce que je vivrai à partager ce repas.

Un peu comme j’aurai aimé qu’ils grandissent, doucement, à leur rythme… Et je suis sure, qu’ils auraient étés aussi loin qu’ils le sont aujourd’hui ! tellement fière d’eux !

A quelle cuisson cuirez-vous vos enfants cette année ? Quelle sauce sortira du cartable ?

Le temps.
Si précieux, qu’il est difficile de le prendre pour s’aimer un peu, pour laisser les transformations se faire, à leur rythme.

Violaine Cook vous accompagne pour accueillir le temps passé comme un allié

Pour qu’ils apprennent à cuisiner : c’est ici

Autonome

Entrer dans une cuisine est comme entrer dans un vaisseau spatial pour certain : une promesse d’aventure et de découvertes, mais y devenir autonome et savoir piloter tous les postes est tout une affaire !
Des recettes ok, mais une petite voix vous dit que cela ne fait pas tout !

Par exemple, voici l’histoire de Corentin.

Ado, étudiant au lycée. Il mange comme quatre, équilibré depuis toujours : Ses parents sont assez à cheval la dessus depuis sa plus tendre enfance : petits pots de qualité, fait maison quand le temps le permettait, il a découvert assez jeune que son assiette dépendait des saisons et des produits qui y poussent. Bien sur quelques écarts un peu moins sain de temps en temps, rien de vraiment notable. Ses parents cuisinent et remplissent suffisamment son assiette pour qu’il n’aient pas faim en dehors des repas, et n’achètent que des produits « sains » en en-cas.

teenager

Corentin a à disponibilité une belle plage horaire, en plus de ces cours et travail scolaire pour pratiquer un sport qu’il a toujours aimé : le basket. Il y va deux fois par semaine, en vélo, le club n’est pas très loin. Il lui arrive de faire du dog sitter, suivant son timing, quelques fêtes, quelques grass-mat’… Tutti va bene !

Fierté

Cette année, il quitte le nid familial et va étudier à 200 km de là, super fier de cette école qui le met sur une belle voie.
Tout le monde est très fier de lui, il a passé ses examens avec succès, et vient même d’avoir son permis ! Champagne !!

Il passe une semaine entre potes pour fêter ça, et là… il s’aperçoit que ses potes comme lui, sont capables de réchauffer pizza, faire cuire des pâtes, cuire un œuf, réchauffer une conserve, pas très bonne… et que les restos sont chers.

Conscience

Corentin sait et a l’habitude d’avoir une vie saine. Mais voilà, il n’a pas été faire les courses avec ses parents depuis qu’il a passé l’âge de s’asseoir dans le caddie. S’il sait à quoi ressemble un poireau et connaît la composition du pot au feu, mais il ne sait que préparer que le gâteau au yaourt et celui au chocolat… excellent d’ailleurs !

La fête est bonne quand même, et en rentrant chez lui, il demande à ses parents de savoir gérer ses repas pour qu’ils restent qualitatifs.
L’embêtant, si on peut dire, c’est que c’est la veille du départ en vacances. Pas possible d’y cuisiner… et ils reviennent juste une semaine avant la reprise des cours, et eux reprennent le travail avant…

De nombreuses études ont démontré que manger sain pour peu cher est difficile quand on est étudiant. Ici et pour la presse.

Action

Qu’à cela ne tienne, Ses parents on entendu parlé de Violaine Cook et lui proposent 2 ou 3 séances de 2 heures pour être autonome : ateliers des bases, courses, budget, et équilibre.
De quoi se dégourdir, et se créer des possibles.

pot au feu de volaille

A sa première séance, Corentin sait faire un repas prêt en 15min, à mijoter 30min ou 3h… suivant ses préoccupations étudiantes : ce plat là ne brule jamais, il se servira du bouillon pour faire le risotto le lendemain, le reste des légumes en vinaigrette, qu’il a apprit à assaisonner suivant ses goûts.

Et puis, Il a appris à rouler le printemps, pour épater les potes, décliner les saisons ou emmener sa lunch-boxe. Aussi bon salés que sucrés avec des fruits.

galette veggie

Il sait également par quoi remplacer un morceau de viande quand il est fauché . il sait optimiser ses stocks quand il n’a pas eu le temps de passer au magasin. Bien sur, ces galettes végétariennes complètes peuvent se préparer à l’avance…et se décliner suivant son frigo. Il a la recette de base, à lui de se faire plaisir à petit moyen petit temps.

Le dessert a une saveur d’enfance et sert aussi au petit dej avec un fruit : semoule au lait vanillé, beaucoup moins sucré que ceux du commerce…

Autonomie

En une séance de 2h, Corentin a les toutes premières bases pour s’en sortir sans plats préparés. Il va revenir encore 1 séance de 2h, pour ouvrir le champ de ses possibles sans fusiller son budget.
Une partie de la séance prochaine sera consacré à aller en magasin avec lui pour choisir et acheter les ingrédients qu’il cuisinera en respectant son porte monnaie.

Bien sur, je propose cette prestation aux étudiants, et à toutes les personnes qui veulent apprendre à être autonome et se régaler de bonnes choses, saines, rapides et respectueuse de notre planète. Sur mesure.
Je propose aussi des groupes d’échanges de pratique pour les parents : Comment est-ce que l’on peut faire contribuer tout le monde à la maison, afin que chacun soit autonome et se sente concerné… en paix.

Bio : Pour qui ? Pour quoi?

Pour la petite histoire, je me demande encore pourquoi on signale quand un aliment a été fabriqué naturellement, sans ajout de matière chimique, sur des sols non pollués et en respectant son cultivateur…

Selon mon bon sens tout à fait personnel, c’est cela la normalité, et on devrait nous avertir du danger plutôt que tout va bien… j’arrête de râler, si vous lisez cet article, c’est que cela vous parle aussi.

Nous avons donc la possibilité de choisir si nous mangeons Bio ou non.

Plusieurs critères rentrent en ligne de compte, dans l’ordre ou dans le désordre chacun y met la valeur et la priorité qu’il veut, ou peut.

La santé

Il est prouvé maintes et maintes fois que les produits que certains producteurs agro-alimentaires utilisent sont nocifs à la santé. Consommer des produits bios préserve, en toute logique, la santé.
Mais attention, il y a quand même d’autres facteurs pour avoir une bonne santé que de surveiller ses producteurs de nourriture…

Si vous oubliez la variété dans votre assiette, et que vous buvez beaucoup de sodas par exemple, ou d’apéros, il est sur que votre corps tirera la sonnette d’alarme !
Donc mangez du bio varié si vous le pouvez, et si vous n’y avez pas accès, surtout, mangez varié. C’est le plus important ! Environ 14 choses saines différentes par jour. Amusez-vous à compter.
Non, les fraises tagada ou trucs du genre ne rentrent pas en ligne de compte.

Pour être en forme, et avoir les formes, nous avons aussi, le sommeil, le bien-être, l’activité physique, le lien social… Et beaucoup d’autres choses.

La préservation de la planète : La aussi, plusieurs raisons de le faire, toutes aussi bonnes les unes que les autres :

Parce qu’elle est là, vivante.
Parce qu’elle est nourricière.

Peur du futur ou amour du présent ?

Bon, même si on n’arrêtera pas la déforestation en mangeant des tomates bio en été, le fait de respecter les sols évitera leur appauvrissement.

Respecter les saisons, et les régions ! Mangez moins de bananes et d’ananas, pour rappel, cela ne pousse pas en Europe. Pareil pour le café… indispensable au moins une fois par jour pour beaucoup.
Savez-vous que la menthe par exemple, un peu envahissante au printemps-été en Europe, a des propriétés tonique bien plus digeste ?

Ce ne sont que des exemples, la liste est longue, je vous laisse juge de vos choix.

En fait, c’est une question de bon sens, posez-vous la question, avant de passer à la caisse ou d’ingérer quelque chose : « Est-ce bon pour moi ? » ET « Est-ce bon pour la planète »

Vous pouvez même aller jusqu’à vous poser la question « à qui est-ce que ça profite ? »

Pour faire la paix avec ce genre de questionnement, je vous invite à consulter le service Cook & Change ou à me contacter.

Chef ou cuistot

Il y a au moins deux sortes de cuisine, selon que l’on est chef ou cuistot :

La cuisine de ceux qui sont fans, passionnés, toujours à la recherche d’une bonne recette, d’un tuto sur le net, qui ne ratent pas une émission de ces concours hebdomadaires de jeunes prodiges qui nous font rêver.

Cette excellente cuisine promue par les médias met la pression.

Pour certains, cela motive donne envie.

Pour d’autres, cela impressionne et laisse admiratif.

Pour d’autres encore cela décourage : il ne passent même pas au fourneaux de peur d’avoir l’air nul en comparaison. Alors ils s’intéressent à d’autres choses et disent qu’ils n’aiment pas cuisiner… Vraiment ?

Qu’est-ce  que veut dire cuisiner ?

Pour moi, c’est simplement transformer un ou plusieurs ingrédients en un met, ou plat agréable à manger.

A l’extrême, je dirai que mélanger de l’huile et du vinaigre avant de les mettre sur une tomate coupée en tranches ou tartiner une biscotte de beurre et de confiture est parfait pour un cuisinier qui se découvre. C’est déjà oser. Et s’écouter.

En bref, nous sommes tous cuisinier.

Pour tous ceux qui sont ok avec cette vérité, il ne reste plus qu’à y mettre un peu de curiosité sur les divers ingrédients que l’on peut ajouter (ou retirer) et progressivement, on apprend… Comme un enfant apprend à écrire l’alphabet avant d’écrire un paragraphe.

Donc oui, bien sur, la cuisine des chefs est somptueuse. Ils aiment cuisiner et recherchent les meilleurs accords possibles pour toujours sublimer l’assiette.  En plus, ils ont appris, souvent pris des cours, jusqu’à en devenir experts. Ils écoutent leurs sensations, leurs envies et leur savoirs, connaissent la chimie.

Merveilles

Et oui, bien sur, à votre échelle, et à n’importe quel niveau votre cuisine est merveilleuse. Parce que vous y mettez du temps, de l’émotion parfois, et un peu d’audace.

Vous imiterez une saveur découverte ailleurs. Vous gouterez votre préparation pour l’assaisonner. Et au fur et à mesure, occuperez les placards de votre cuisine de curiosités, épices ou herbes rencontrées ici et là pour la touche de gourmandise de votre assiette que vous aurez préparé avec fierté.

Consciemment

compote dans un joli bol, cuisinée en conscience
Compote consciente

Nous connaissons les cinq sens principaux, que l’on apprend très tôt et que l’on nomme sur les bancs de l’école : l’ouïe, la vue, le gout, l’odorat, le toucher.
Le fait de les nommer renforce leur existence. Il est reconnu depuis longtemps que si un ne fonctionne plus, les autres fonctionnent plus.

Qu’en est-il de celui qu’on appelle 6ème ?
Cette intuition, ce ressenti, cette connaissance que l’on a, cette certitude que rien n’explique ?
Discrète ou hurlante, selon les jours.

Ce matin, je me réveille pour une fois à une heure décente, ma journée sera dynamique et détendue.
Super !

Le ressenti

La fatigue est restée quelque part dans ma nuit, et je me sens reposée. Ressenti.
Dans quelle catégorie placer ce sens ? Il a une grande importance et influence mon quotidien !
La maison calme, on est le week-end, la rue est moins passante, chacun reste profiter de sa maison, de sa famille. La aussi, ressenti.
Je décide de travailler au rez de chaussée aujourd’hui, la verrière apporte une énergie toute particulière, une clarté puissante et douce à la fois. Ressenti.

J’aime être connectée à ce ressenti. Assez rare encore de l’écouter…

Revenons au concret :

Petit dèj : j’écoute ma faim, et ce que je veux boire. Restes de riz au lait et café. Une pomme aussi.

Le riz est déjà prêt, l’eau bruisse du robinet à la bouilloire, le « clang » de la boite à café quand je l’ouvre, libère les parfums enfermés qui iront infuser dans l’eau chaude.

Les cinq sens vont préparer mon petit dej :

Je me doute un peu que les pommes dans la corbeille ne sont plus de première fraîcheur, nous sommes au début du printemps.
Au toucher, elles sont granuleuses, un peu molles, variété à cuire et bonne au couteau. Une partie est vraiment molle sous mon pouce. Je dis zut, j’ai laissé passer trop de temps. Le ressenti est là de nouveau. Légère culpabilité…

Je saisis le couteau et l’entame. Je sens sur mes doigts le jus couler, et l’odeur de la pomme crue vient me chatouiller les narines.
Ma vue constate qu’en effet elle est abimée en partie, je préfère la faire cuire.

Je me sers aussi bien du toucher que de la vue pour préparer cette compote toute simple :

Le toucher guide mon couteau affuté sur la chair de la pomme et je lui fais confiance de façon naturelle et ancestrale pour ne pas entamer la chair de mes doigts.

Ma vue donne l’indication nécessaire pour que mon couteau se glisse entre les parties abimées.

Mon ouïe est discrètement présente pour faire entendre, le crissement léger de la pomme coupée et le ploc tout aussi discret des morceaux qui tombent dans la casserole.

Mémoire corporelle

Le café embaume et je ne résiste pas à son appel. La légère amertume et  la chaleur me rappellent, telle une petite madeleine, un lever de soleil sur une terrasse encore mouillée de rosée, moment de plénitude heureuse.
Mon corps a décidément une belle mémoire.

Recette sentie

Je recouvre les pommes d’eau et pose la casserole sur la plaque de cuisson.  Je me fie à mon ouïe pour savoir que le gaz sort du buzeur, le cliquetis de l’allume-automatique, le léger claquement du gaz qui s’enflamme raisonnablement, la chaleur qui se dégage de sous la casserole. C’est bon, je peux quitter la pièce en sécurité, rien ne brulera.

Le riz est au lait vite mangé, j’avais faim et pensais déjà à mes occupations de la matinée.

J’installe mon ordinateur en bas, la ville se réveille, les voitures passent, les volets s’ouvrent, claquant ou couinant, les gens parlent dans la rue, un chien aboie. En vie.

Cuisson de pommes
Mon odorat indique que les pommes sont en train de chauffer, pas encore de cuire : L’odeur est légère.

Je vérifie mes mails, 5 min suffisent.
Je le fais très (trop ?) souvent.

Mon ouïe indique que l’eau s’est évaporée dans la casserole : le bruissement léger s’est accentué et j’imagine telle une enfant les pommes proches du fond de la casserole râler et dire : « hé ho ! On va se roussir les fesses là ! Il serait temps d’intervenir ! »

Je ris et remets de l’eau : elles ne sont pas encore cuites : fermes sous la cuillère qui touille… Et puis elles ne sentent pas encore la compote.

Un câlin au chat qui passe, quelques paragraphes de mon livre plus tard, ça y est, la compote me dit qu’elle est prête:

le langage compoté :

-Le bruit « Chkrouch-chkrouch » du fond de casserole,
– L’odeur des pommes compotées,
– La texture de la pomme sous la cuillère qui touille,
– Le gout, car je ne peux résister à l’appel bouillant de cette saveur,
– Et la vue, contactant cette blondeur soutenue, pleine de promesses.

J’en salive !

Une telle compote ne pourrait pas être mangée à même la casserole :
Je choisis un vieux bol délicat que j’affectionne, les enfants n’étaient pas nés quand je l’ai eu…J’y verse un peu de cet amas doré, et suprême délice d’enfance, y ajoute des amandes effilées.

En bouche, pour savourer cette simplicité gouteuse,
– J’écoute le crissement des fibres de la pomme encore en morceaux,
– Je perçois l’acidité sucrée de cette variété de pommes, si caractéristique des desserts,
– Je saisis le contraste de texture de la pomme fondante et du léger croquant des amandes,
– Et quand je respire, je reconnais l’odeur de la pomme cuite qui parfumait la cuisine…

Décidément manger « consciemment »
dévoile
un tas de richesses !

Prenez contact avec moi pour vivre des moments conscients
avec vos repas

Pourquoi Violaine Cook ?

Beaucoup me demandent pourquoi Violaine Cook. Voici mes réponses.

Pour démontrer qu’une alimentation saine est possible.
Pour démontrer que se régaler par soi-même est simple.

Pourquoi ?
Pour arrêter de s’autodétruire.

Pourquoi ?
Parce que la vie est belle.

Et alors?
Parce que je sais que prendre soin de soi est un vrai cadeau que l’on se fait. Cela rend joyeux. Et apaise.
Paix et Joie. Cela fait partie des besoins universels. Je me sers du lien que l’on a avec la nourriture pour prendre soin de soi. Devenir acteur de notre « carburant ». et de notre entourage.

Être bien se répand sur les autres comme la peinture sur la soie.

Pourquoi ?
Parce que je préfère construire un monde où il fait bon vivre. C’est plus confortable. Et j’aime l’idée d’y contribuer.

Un enfant est naturellement bon pour lui, bon pour l’autre. L’intention de base est juste. Seul notre vécu modifie notre nature. J’aime contacter cette nature originelle.

La nourriture que je mets dans mon corps est un des multiples moyens pour me choyer.
Cuisiner pour les autres est un cadeau. Pour moi comme pour eux.

Pourquoi la nourriture ?
Parce que cuisiner pour moi est facile, parce que j’ai appris les bases. Je sais écouter mes envies, mes intuitions dans ce domaine.
J’ai une trentaine d’années d’expérience.
Des expériences qui m’ont  procuré des petits moments de bonheur. Environ deux ou trois fois par jour (mise à part de rares fois où vraiment c’était bizarre).

Parce qu’elle est primordiale à tous. Elle est puissante. Et touche à tous les domaines : la santé, l’écologie, l’économie du foyer et du monde entier, l’éducation, le lien social et familial, à l’harmonie en général.

Contactez-moi pour discuter en quoi je peux vous aider.

Question de choix

La liberté est un concept qui désigne la possibilité d’action ou de mouvement.

Est-ce que cela veut dire que je peux faire exactement ce que je veux ?
En tout cas j’en ai le choix.
Chaque action a une conséquence.
Je choisis donc les conséquences.

Ai-je vraiment toutes les connaissances pour choisir ces conséquences ?

Pour être libre, quels moyens je me donne, quelles connaissances est-ce que j’acquiers pour faire des choix conscients ?

Liberté et choix sont donc intimement liés.

Est-il important de faire des choix conscients ?
En ce qui concerne ce que je mets dans mon assiette, dans la mesure où je connais l’impact qu’elle aura sur mon organisme, mon dynamisme, et donc l’usage que je fais de mon corps. Je dis bien sûr.

85% des personnes sont maintenant conscient de l’impact de l’alimentation sur la santé, Youpi ! On tient le bon bout !!

Quand je vois la profusion de tutos, d’articles, d’applications, de sites web qui donne conseils à qui mieux-mieux, à grand coup de « attention, vous allez être très très malade si vous ne faîtes pas ce que je vous dis », j’ai peur. Je trouve très angoissant de me comporter d’une façon saine avec mon assiette simplement pour ne pas avoir la punition d’une mauvaise santé ou d’une planète à l’agonie.

Oui moi, Violaine, connue pour une cuisine équilibrée, gourmande et consciente.
Quand j’écoute la foule. J’ai peur.

Alors, je ralentis, je reprends contact avec moi, mes acquisitions et mes compétences. J’ai eu le bonheur d’apprendre très jeune comment se nourrir sainement. J’ai eu le bonheur de voyager et de rencontrer des personnes et des cultures hétéroclites. J’ai eu le bonheur d’avoir les formations nécessaires à ce que je fais aujourd’hui.

Qui écouter ?

Quand j’écoute mes capacités, je les sens jusque dans mes tripes, je suis rassurée.
J’ai confiance. En moi, en l’humain. En vous, qui êtes conscient aussi de l’évolution de notre présent.

J’ai envie de me sentir bien, d’être dynamique, de bien dormir, et bien sûr aussi de me régaler, aussi bien avec mes papilles, qu’avec mes proches ou mes yeux. Je rêve de paix avec mon assiette, de plaisir partagé. J’aie envie de prendre le plus souvent possible conscience du cadeau, de ce que je donne à mon corps pour son fonctionnement.

Le simple fait d’en avoir envie me motive à être attentive. À ma façon de me nourrir, et de consommer, de me déplacer.

Je choisis le sens de mes actions. Et rien que ça, j’en suis heureuse. Je choisis ce que je mets en place. Pour moi, et autour de moi.

La menace que je vois dans les réseaux sociaux ou les informations culpabilise le moindre de mes écarts et en retire tout le plaisir.

Culpabilité ou responsabilité

La culpabilité est un tiraillement entre le bien et le mal. Elle varie suivant l’éducation qu’on a reçue. Je suis partagé entre deux de mes besoins : dans mon cas : le réconfort et l’intégrité. Les deux sont importants et légitimes.

Il est tout à fait possible de transformer cette culpabilité en responsabilité.
Il est tout à fait possible d’acquérir les connaissances et les compétences qui vous manquent.

En ce qui concerne la façon dont vous remplissez votre assiette et celles de vos proches, je suis à votre disposition pour vous accompagner un moment sur le chemin du mieux manger, mieux consommer : http://violainecook.com/services-tarifs/

Dès aujourd’hui, je vous conseille quelques exercices à mettre en place au quotidien :
* Laissez votre portable dans la poche quand vous faîtes les courses : vous êtes plus futé que lui. Prenez comme base que plus un aliment est transformé, moins il est bon.
* Dans un premier temps, simplifiez votre alimentation et prenez confiance en vos propres compétences. Aidez vous d’une recette si besoin. Limitez vous à 4 ingrédient par repas.
* Si les médias vous effraient, limitez-les à 1 fois tous les deux jours au grand maxi : La Terre tournera, que vous le sachiez ou non.
* Si vous avez des enfants, ou ados, apprenez-leur quelques bases de vie au quotidien : faire les courses, préparer un repas sain, « entretenir leur grotte, la rendre jolie et agréable ». Au moins une fois par semaine, sous prétexte de passer un temps ensemble à discuter. Et ne discutez pas d’école mais plutôt de ce qu’ils aiment ou de leurs amis.

L’exemplarité n’est pas une façon d’éduquer, c’est la seule.

Ghandi

Nous sentons très bien qu’agir différemment sera un cadeau pour nous-même, pour nos proches, et aussi pour nos enfants. Nous avons envie de transmettre du bon pour eux.  
N’est-ce pas ?

Confiance

J’ai confiance en la capacité d’apprendre de chacun d’entre nous.
J’ai confiance en notre capacité à mettre du sens dans notre vie.
J’aime cette liberté que mes choix conscients amènent.

En plus, en cuisine, cela permet de se régaler et d’être en bonne santé !

Jugaad

Savez vous qu’il existe un mot pour l’innovation frugale ?

Innover, dans le sens trouver des nouvelles idées, des nouveaux fonctionnements, ou économies.
Frugale dans le sens sobre, de l’économie de l’énergie, du temps et de l’argent.

C’est un mot hindi. En français, on dirait système D, ou débrouillardise.

Applicable dans bien des domaines et repris par quelques industriels européens, c’est un concept où l’on trouve, plutôt improvise des solutions dans des situations adverses, voire hostiles.
Ce concept émergeant est parfois utilisé de manière naturelle et spontanée, mais il peut aussi par des apprentissages.
Apprendre à faire avec ce que j’ai.

Les points principaux sont

  • Rechercher des opportunités dans l’adversité
  • Faire plus avec moins
  • Penser et agir de manière flexible
  • Viser la simplicité
  • Intégrer les marges et les exclus
  • Suivre son cœur

L’idéal étant tout de même de prendre ce mode de raisonnement dès le départ, tout jeune, car peut-être avez-vous remarqué qu’il est difficile de changer les « mauvaises » habitudes même si elles sont toxiques.

Je développe le concept ici à notre façon de se nourrir.

Rechercher des opportunités dans l’adversité :

L’adversité dans la nourriture ne vient pas seulement de la pauvreté.
La difficulté peut venir aussi d’un manque de contribution dans le foyer, d’une organisation hasardeuse ou des habitudes de consommations industrielles, une solitude soudaine ou récurrente. Bref, toutes les raisons sont bonnes et possibles.
Au cours de mes accompagnements et dans ma vie personnelle, je suis attentive, et commence par observer les faits. Ce qui est en place, ce dont j’ai absolument besoin et compose en conséquence. Par exemple, j’ai eu une journée de dingue et je suis fatiguée, je sais le frigo vide ou presque, j’ai envie d’un moment léger et j’ai surtout très faim.. J’écoute mon envie de légèreté et aussi ma faim. Ce sera salade composée gourmande. Ça a été ma solution de ce jour mais cela aurait aussi pu être un coup de fil à une amie pour m’inviter à une soupe chez elle ou aller à un resto… j’ai écouté vers quoi je devais aller.

Et puis, si la situation revient souvent, voire toujours, je vais réfléchir à une autre façon de fonctionner. Bref, il y a toujours une réponse à la question comment faire pour arranger cette situation. Si l’adversité vient de la pauvreté, j’apprends l’économie du foyer, quels sont les postes à économiser, comment m’accorder des plaisirs.
Ce sont des process que je peux vous aider à mettre en place.

Recette de la salade en bas d’article

Faire plus avec moins 

La rareté est la mère de l’invention.
Oui c’est possible, et là aussi dans tous les domaines : par exemple, Lors d’une soudaine restriction budgétaire, je me suis remise à cuisiner des aliments moins chers, j’avais appris comme beaucoup en quittant le nid parental. J’ai appris à mutualiser les courses avec d’autres, d’autres solutions auraient pu être apprendre à jardiner, si mon jardin était plus grand. J’ai rencontré d’autres personnes… J’ai donné un autre sens à ma vie, mes achats sont devenus des choix conscients, gagner en qualité quand je partage légumes récoltés d’un jardin, que sais-je ? Comme dans l’image en tête : faire pousser un légume à base de ses racines.
Il semble parfois long de prendre conscience des bénéfices d’une situation difficile.

Le plus est souvent là où on ne l’attend pas. Vous n’êtes pas à l’abri d’un coup de chance.
Ceci dit, c’est difficile à mettre en place quand d’autres habitudes sont là, et je vous accompagne pour alléger cette transformation.

Penser de manière flexible :

Ici je vous dirai tout simplement, osez changer les ingrédients de la recette, osez improviser avec ce que vous avez.
Osez changer d’avis sur un repas : Vous vouliez manger des pâtes, votre moitié préfère la soupe ? Faites une minestrone. Vous vouliez emmener tout le monde au resto et fêter votre belle promotion, les autres membres de la famille préfèrent rester tranquille à la maison ? Ecouter votre envie de fête, commandez un plat que tout le monde aime, et riez tous ensemble.
Adoptez le régime flexitarien, et à moins d’allergie grave, accordez quelques écarts à vos habitudes alimentaires.
Et si vous n’êtes pas ok sur le régime alimentaire de la personne avec qui vous mangez, demandez-vous d’abord pourquoi ça vous dérange avant d’aller lui dire qu’il/elle devrait changer.

Je vous apprends à improviser, individuellement ou en atelier spécial impro, à vous de décider.

Viser la simplicité :

Inutile de mettre beaucoup d’ingrédients pour ce régaler. Choisissez des ingrédients de qualité. Quand je veux vraiment apprécier le gout d’un ingrédient, je le mange cru, ou cuit à la vapeur, voire au four. C’est là que les saveurs se révèlent le plus. Et pas besoin d’un tas de sauces pour se régaler.
La simplicité peut aussi être se laisser aller à nos envies, à notre créativité. En fait simple pour moi veut dire spontanément, facile à faire.

Je vous apprends à laisser la perfection de coté pour une cuisine simplifiée et toute aussi savoureuse.

Intégrer les marges et les exclus :

Pour reprendre la phrase du paragraphe précédent, accueillez les différences de gout et de régimes à votre table. Chacun est constitué différemment, et a sa propre histoire. Si un(e) ne veut pas manger de lactose, ou de gluten, ou d’alcool, ou de viande ou de je ne sais quoi encore, grand bien lui fasse. Cette personne a fait ses choix, et d’ailleurs souvent, n’a même pas choisi. C’est une question de respect. Bien sur quand vous avez à cuisiner pour eux, cela changera vos habitudes. Peut-être irez-vous jusqu’à découvrir d’autres recettes et fournisseurs.
Si une personne aveugle est à votre table, décrivez-lui le contenu de son assiette et la place des aliments. Si c’est une personne qui a du mal à mettre une fourchette à sa bouche, préparer lui quelque chose qu’il pourra prendre avec ses doigts en restant propre, travaillez les textures et le menu.  Improvisez !

Suivre son cœur 

Là encore, je vous dis improviser, votre petite voix vous guidera.
Au début j’avais du mal à lui faire confiance, j’avais peur de me tromper, que cela ne soit pas bon. Et au fur et à mesure, j’ai appris les associations. Lorsque j’étais traiteur à La Haye, il m’est même arrivé plus d’une fois de cuisiner pour une trentaine de personnes des plats que je faisais comme ça, juste au feeling, parce que j’écoutais mon cœur, mon humeur du jour et l’atmosphère de l’instant. Ces plats étaient ceux qui recevaient le plus de compliments.
Penser à une personne ou au moment que j’attends apporte une dimension particulière à mon plat, et me met en joie. Si vous voulez, je peux vous apprendre ce genre d’improvisation. Sourires garantis.

Ma recette salade pomme de terre vite fait-fraicheur :  fraîcheur et consistance: fruits pommes ou agrumes et saveurs acides : Je prendrai donc quelques chose de consistant, qui cuit vite : pommes de terre (j’en ai toujours) en petit cubes dans l’eau bouillante salé. Pendant que ça cuit, la sauce : un peu de peps avec le vinaigre de cidre, du yaourt nature et j’y ajoute quelques graines de cumin, de l’huile d’olive, ou de noix, un reste de fromage coupé en cubes, une pomme (ou une poire)

Sans gluten

Sans gluten

Vous voulez manger ou mangez déjà sans gluten.

Quelqu’en soit la raison, cela montre avant tout une attention à ce que vous mettez dans votre corps. Une écoute aux réactions de votre corps. Félicitez-vous, ce n’est pas (encore) le cas de tout le monde. Vous avez pris conscience de l’influence de l’alimentation sur votre métabolisme.

Le gluten est connu Bien sur, pour supprimer complètement le gluten, un avis, et un suivi médical est important. Pour le diminuer, une aide est parfois nécessaire.

Cela implique de choisir de prendre un peu plus de temps pour soi, du moins dans les débuts de ce changement. Ralentir un peu notre rythme de vie et nos automatismes.

Automatiquement, vous allez accueillir une plus grande variété et surtout diversité dans votre alimentation, vos producteurs vont peut-être changer, le contenu de vos placards, donc vos trajet, vos rencontres, voire même vos sujet de conversations !!!

Pendant un temps, vous allez être dans l’apprentissage de nouvelles recettes, mais aussi de nouveaux ressentis : pas si évident d’être avec les autres, et de choisir autre chose que la bière de l’apéro (si vous l’aimez), ou les petits crakers ou les petits plats de bonne maman qui vont avec… quelques frustrations certes.

Et puis, avec l’apprentissage, le temps et les changements dans votre corps, la paix s’installera gentiment et surement. Ce ne sera plus des compensations mais des choix conscients. Votre entourage peut vous soutenir et vous pourrez créer des liens différents en leur apprenant de nouvelles recettes. Sympa aussi.

Dans la vie de tous les jours, la votre, une base est simple :

Le gluten est contenu dans toutes les céréales contenant le mot S.A.B.O.T
S : seigle
A : avoine
B : blé
O : orge
T: tritical
Le dernier, peu connu est un hybride entre le blé et le seigle.

Il reste les lettres K et E à tenter de retenir.
Pourquoi K et E ?
K : kamut
E : épeautre

Ces deux derniers en contiennent moins, mais tout de même suffisamment pour s’abstenir en cas de régime strict.
« Sur le plan nutritionnel, le gluten fait partie des nutriments que les céréales apportent à l’organisme. C’est une protéine d’origine végétale qui contribue ainsi à diversifier les sources de protéines. » Trop en manger acidifie le corps et a une forte tendance inflammatoire.

On trouve du blé un peu partout : dans le boulgour, couscous, céréales du matin, biscuits, pizza, pates…

Heureusement, beaucoup d’autres choses à manger :

Dans les restaurants comme à la maison, il est plus facile qu’on ne le pense à éviter :
Pomme de terre, riz sont les plus communs. Vous avez aussi, le quinoa, le maïs, le sarrasin et tout un monde de préparation simple et variées pour se régaler.

La plupart du temps, vous allez aussi introduire ou conforter la présence des légumes et fruits dans vos préparations…

En bref, vous ouvrir à l’accueil de nouveautés et de variété pour votre bien-être.

Pour évoluer vers une alimentation riche en variété et pauvre en gluten, je vous accompagne, vous apprends à le repérer, et à cuisiner sans au quotidien, facilement. De même, si un de vos convives ne peut en manger. Avec des ingrédients et des recettes accessibles, votre repas restera un plaisir à préparer et à manger.

https://www.passioncereales.fr/dossier-thematique/zoom-sur-le-gluten?gclid=EAIaIQobChMI14v2qty_1gIVUMayCh0fNAx6EAMYASAAEgIPk_D_BwE

L’eau à la bouche

Autrement dit avoir envie, en saliver d’avance…
Tout le monde connaît cette expression ! Et vous n’avez pas idée de son importance, au propre comme au figuré !

En Appétit : Lorsque vous avez faim, ou que vous vous trouvez devant un plat que vous savez aimer, ou encore qu’une odeur gourmande chatouille vos narines, naturellement, vous vous mettez à saliver.
Parfois-même, il vous suffit d’y penser, de vous l’imaginer. N’est-ce pas ?

C’est de ce phénomène connu de tous qu’est venue cette expression, l’eau à la bouche, utilisée depuis le XVe siècle sous différentes formes.
Ok, mais encore ? Pourquoi donc ce phénomène ?

La plupart d’entre vous se souviennent probablement de leur cours de collège, et de ce physiologiste russe, Mr Pavlov démontrant ce fameux reflexe.
Egalement, vous aurez peut-être en mémoire d’autre cours à propos du tube digestif : La bouche est le premier élément de ce tube. Bon, à mes yeux, c’est plutôt une cavité, mais on ne va pas jouer sur les mots ici.

Et puis, je reste persuadée que la digestion commence avant la bouche…

Une foule de sensations! Avant même d’y entrer votre nourriture, vos sens vous donnent des indications sur ce que vous allez manger : l’odeur : les molécules volatiles effleurent vos narines, de façon plus ou moins agréable selon les talents de la personne qui cuisine.

En général, vous commencez à saliver, donc à préparer votre corps à la digestion. Puis la vue bien-sur, avec ce sens, même enrhumé, vous avez généralement au premier coup d’œil l’information sur le contenu de votre prochain repas. Avez-vous remarqué votre production de salive à ce moment ? Est-ce que cela change suivant la présentation de votre plat ? Préférez-vous des plats colorés, bien présentés ? Est-ce que cela vous est égal ?

La quantité de salive dans votre bouche est proportionnelle à votre envie de manger.
Vous y entrez votre nourriture, j’ose espérer avec plaisir. Vos sens vous donnent des indications sur la température, sur les saveurs, les textures… et vous utilisez cet élément que votre corps fabrique depuis que vous avez faim : la salive.

C’est une histoire de chimie, avec des réticulations, de liaisons ou non des molécules, des polysaccharides qui se brisent … « Plusieurs milliers de mêmes entités forment un édifice aux propriétés physiques différentes de celle de la molécule isolée. C’est pourquoi l’amidon n’est pas directement assimilé par l’organisme (on parle de sucres lents), alors que le glucose, l’entité de répétition, un sucre dit rapide, de par sa taille et sa chimie, passera rapidement et facilement dans le sang. L’amylase salivaire est une sorte de ciseau moléculaire qui vient rompre les chaines de molécules et casser le polymère ; les brins obtenus sont alors assimilables. La digestion consiste simplement à couper les longues chaines ingérées (polysaccharides, protéines, acides gras) et rendre ainsi solubles les nutriments dans les muqueuses sous forme de sucres, acides aminés, et acide gras élémentaires. » (Raphael Haumont- un chimiste en cuisine)

En bref, la formule chimique de la salive est spécialement conçue pour réduire en tout tout petit les nutriments que vous mettez en bouche. Ainsi le travail de votre estomac puis vos intestins s’en trouve facilité. Donc, au plus vous sécrétez de salive, et au plus vous mastiquez, moins vous fatiguez votre organisme !

La digestion prend environ 50% de notre énergie, à condition de se servir de tous les moyens en œuvre : salivation, mastication, calme et plaisir pendant le repas, quantité raisonnable, quantité de fibre suffisante (en général dans les légumes). Imaginez un peu quand on se dépêche d’ingurgiter un burger-frite sur le pouce…

Peut-être voyez-vous où je veux en venir : souligner l’importance d’avoir envie. Donner les moyens à notre corps de fonctionner correctement. Donner de la légèreté, de la facilité à notre digestion.

Donc quand vous avez une grosse journée de travail, soyez sympa avec vous, donnez les moyens nécessaires à votre corps et ne surchargez pas la digestion, il vous restera donc les 50 autres % d’énergie à utiliser après les repas pour travailler, sans coup de pompe :

  • Avoir envie
  • Choisir le contenu de votre assiette équilibrée (1/2 végétaux, ¼ protéines, ¼ féculents), et en quantité raisonnable
  • Saliver
  • Mastiquer
  • Buvez un peu pour faire un bol alimentaire confortable
  • Prenez un peu de calme, une pause dans vos activités
  • Souriez, partagez votre repas, au moins de temps en temps
  • Arrêter de manger quand vous n’avez plus faim, vous mangerez votre dessert plus tard, c’est bien aussi de séparer le sucre du repas.

Décidément, le corps est une mécanique d’une intelligence remarquable. Sans que nous lui demandions, il exécute des taches très complexes de transformation, avec des noms compliqués expliqués scientifiquement, sans que nous y pensions. Nous pouvons lui faire confiance, il sait ce qui est bon et nous le dira d’une façon ou d’une autre :
Légèreté et santé ou lourde-heure et mal-a dit.

Ecoutons-le !

voulez-vous changer vos habitudes alimentaires? Des cours de cuisine avec Violaine Cook ou un accompagnement individuel ciblé sur vos besoins. Bien des stratégies sont possible pour bien manger.