Télétravail et balance

Télétravail et balance

Télétravail  et balance, petits soucis du quotidien.

Oui petits soucis, car s’ils nous prennent la tête au quotidien, il existe des choses plus grave dans la vie, question de regard.

Parce que je ne suis pas d’un naturel pessimiste et rabat-joie, je ne vous parlerai pas d’économie, de précarité, de santé, de solitude et de liberté…Les médias s’en chargent bien assez !
Télétravail, et balance donc vous dit le titre…

Tellement de critères rentrent en ligne de compte !
A nouveau la temporalité et le rythme de nos journées sont bousculés.
Les horaires sont difficiles à respecter, et le temps que nous passions à notre déplacement sur le lieu de travail est souvent converti en temps supplémentaire sur notre lieu de travail : l’ordinateur.

Balance et rythme

N’est-ce pas ?

Que ce soit le soir ou le matin, il y a facile une heure de plus… à moins d’avoir installé une autre activité.
Et puis comme on s’ennuie des autres, on va sur les réseaux dit sociaux pour les apercevoir, et on « scroll »…

Et puis la balance… ah la la !
Moi, Depuis le premier confinement, je n’ai pas renouvelé les piles. Économie de bouts de chandelle ! Ma garde robe me donnait à peu près la même info : Ma silhouette a évolué. Pourtant, je peux vous promettre que les sieurs Uber et Deliveroo ne connaissent pas la maison. Parce que ceux-là, pour faire bouger l’aiguille de cet engin sont assez balaises !

Plusieurs raisons

Bien sur, le grignotage aurait pu être soupçonné, mais sincèrement, pas tant que ça : Comme je faisais de vrais repas, je n’avais pas faim et n’étais pas toujours la tête dans le frigo. Bon ok, l’apéro de temps en temps, l’alcool étant celui qui transforme les sucres en graisses, cela doit aider dans la réduction de mes pantalons. Bon, 2 fois par semaine, ça ne me paraît pas si grave.

Il doit y avoir autre chose. Ce n’est pas nouveau tout ça ! Je pratique ce rythme depuis longtemps sans incidence sur ma penderie.

Et puis, je suis retournée travailler en vélo, et les jours où je ne travaillais pas, j’étais tout de même active physiquement. Et là, tout doucement, curieusement, moins fatiguée, moins essoufflée au moindre geste… pourtant j’avais pris l’habitude de marcher régulièrement, sans doute pas assez, pas assez vite…

En fait, un premier point dont je ne vous ai pas encore parlé est … tadatada, roulement de tambours… la sédentarité ! Savez vous qu’elle est aussi nocive que l’alcool et le tabac ? Voici une vidéo qui l’illustre très bien :

J’ai adopté depuis un autre rituel qui me convient.

En ce moment, on a tout de même plus de probabilité de faire bouger l’aiguille  de la balance dans le bon sens ou alors de la laisser bien en place : nous avons un peu plus de possibilités de sortir sans trop de risques. Les parcs sont ouverts, et nos rythmes de vie ont déjà un peu évolué : nous cuisinons plus, nous avons appris au fur et à mesure à mettre d’autres habitudes en place.

Esthétique ou non

Je continue de me faire à manger, des plats sains et gourmands… rien de neuf sous le soleil printanier. Et comme d’habitude, au printemps, on se demande comment être joli(e) en maillot ou en short… on n’a pas encore perdu tout le surplus de l’année dernière, donc faisons en sorte de ne pas rajouter une couche de plus !

Sans être une question d’esthétique, ce poids que la balance jauge, j’ai à le porter, au quotidien. Mes organes doivent contourner ou traverser ces petites couches successives pour fonctionner au mieux, pour que ce soit plus facile d’être en mouvement, plus facile de contacter cette motivation qui parfois me manque, et cette si belle énergie qui parfois déplaçait des montagnes.

Sur, travailler à la maison est difficile, surtout quand on fait l’école. Nous perdons la notion du temps. Et pourtant tout doit être fait encore plus vite, le travail à rendre est pour hier…

Le poids du quotidien

Voici donc un autre facteur du poids : le poids du quotidien, l’incertitude, la morosité environnante déclenche une protection toute naturelle, comme un tissu dont je me drape, pour me protéger du froid. Ce tissu dit adipeux est aussi une forme de protection… contre ce qui me « gonfle ».

Alors, je profite de ce temps pour dégonfler tout ça, et mine de rien, cela va plus vite que je pensais, transformer les idées en envies et réalisations, et sincèrement, je ne sais toujours pas ce que me dit la balance, mes pantalons se stabilisent, l’énergie est aux environs… et puis, je n’y pense plus.

La balance n’est qu’un informateur d’une globalité. L’alimentation, la sédentarité, l’humeur, l’environnement… Chacun a son point fort pour avoir du pouvoir ou non sur cette information.

Et là ma question est : est-ce important ?

La réponse vous appartient. Et à vous seul. Est-ce que vous gardez ? Est-ce que vous faites évoluer ? Que mettre en place pour arriver à gérer ces « petits soucis » du quotidien, avant qu’ils ne deviennent de vrais problèmes à plus long terme.

Si vous vous reconnaissez dans ce texte, que vous avez envie de faire la paix avec ce tempo et la balance, je serai ravie de vous offrir un moment d’échange en prenant rendez-vous.

Les secrets du risotto

Je me souviens de ce serveur Italien, sur les bords du lac Majeur, me prévenant à la commande d’un « simple » risotto aux champignons, qu’il faudrait que j’attende 40 minutes pour obtenir mon assiette, et que celui qui me dirait le contraire était un imposteur !

Le charme du lieu, et du serveur, son accent et sa passion pour la qualité des plats servis dans ce restaurant, ont fait taire mon étonnement amusé. Et puis, j’étais en vacances, j’avais le temps, en dégustant les anti-pastis que j’adore, l’attente était courte finalement.

J’étais jeune, et je ne savais pas encore le faire moi-même. J’avais à chaque fois une espèce de bouillie, ou alors, il n’avait pas de goût, était sec, bref… raté.

Et puis j’ai appris,

J’ai surtout appris le fonctionnement du riz. La variété du riz est importante :

riz à risotto

Il vous faut un riz rond, qui absorbera le bouillon, sans déstructurer le grain, et qui rendra l’amidon qui en cuisant se gélifiera un peu, et donnera au rizotto toute l’onctuosité qu’il mérite.
Interdit le riz à dessert, (bouillie assurée) ou étuvé (le procédé d’étuve empêche l’amidon de sortir du riz et ne colle plus). Quand au riz basmati ou thaï… Rien d’Italien dedans, donc vous vous doutez que le plat ne ressemblera pas à un risotto…
Donc, du riz carnoli, arborio, ou baldo.

Il existe beaucoup de mystères  dans la réussite de ce plat.

Outre la qualité du riz, il en va de sa cuisson :

– Bien sur, ne le lavez pas avant cuisson : vous effaceriez toutes vos chances d’avoir un risotto crémeux !  Non, ce n’est pas en ajoutant de la crème qu’un risotto est crémeux !

– Il est important de prendre une large casserole, genre sauteuse. Si vous n’en n’avez pas, préférez la poêle à la classique casserole afin d’avoir une cuisson homogène du riz. Et comme vous ferez rapidement évaporer le bouillon, il se concentrera plus, et n’en sera que plus savoureux.

– On fait revenir le riz (souvent avec des oignons) en début de cuisson, pour que l’amidon commence à se transformer, et que le gras qui l’entoure limite sa vitesse de diffusion ensuite. Pour ma part, j’attends même que les oignons roussissent un peu, histoire de donner un peu plus de sucs.

– Déglacer avec du vin vous apporte un peu de peps : l’acidité du vin vient contrer le coté crémeux du plat, et ainsi les papilles gustatives seront plus à l’écoute des saveurs du plat. Et comme l’alcool s’en va avec le bouillonnement, tout va bien pour pour ceux qui n’en consomment pas. Attention de ne pas trop en mettre pour autant : juste assez pour recouvrir à fleur le riz. Un tour de cuillère pour nettoyer les sucs de la sauteuse, et après, on laisse absorber tout le vin dans le riz, sans le déranger.

– Ensuite, on mouille le riz avec le bouillon. On le mouille, j’ai dit ! On ne le noie pas : au maximum un demi centimètre au dessus du riz, un coup de cuillère pour vérifier que ça n’attache pas et après, on laisse absorber tout le bouillon dans le riz, sans le déranger. On attend gentiment sans y toucher, jusqu’à ce qu’il fredonne (autrement dit, vous entendez que le riz qui entre en contact avec la sauteuse). Là seulement, vous lui remettez une louche de bouillon, et après, on laisse absorber tout le bouillon dans le riz, sans le déranger. Et ainsi de suite, jusqu’à ce que le riz soit presque cuit. (en général 4 ou 5 louches de bouillon plus tard) Il faut gouter : tendre, sans être mou. Ensuite, vous lui ajouter du parmesan vous éteignez le feu sous la casserole, et vous y ajoutez une ½ cuillère de bouillon, vous couvrez et amenez à table. Ces 5 minutes de repos à couvert donneront le répit nécessaire pour que le riz finisse de donner son onctuosité.

– Les saveurs : pour le risotto aux champignons : poêlez vos champignons à part. Mettez en une belle quantité, assaisonnez les d’ail  si vous aimez. Et ajouter les champignons au moment due la 4ème louche, alors qu’ils sont bien dorés.
Ajoutez en règle générale les arômes à la fin, afin de garder la force des arômes.  Les saveurs sont essentiellement dans le bouillon. Pour un risotto au safran, mettez le safran dans le bouillon. Pour un risotto noir, ajouter l’encre de seiche en fin de cuisson avec une noix de beurre et du parmesan.

Risotto à l’encre de seiche, citron vert et gambas de l’Atelier des Chefs, Lille

– Le bouillon : pour les pressés, prenez un cube. Ça sera toujours mieux que de l’eau salée. Pour les autres : prenez les os de poulet ou carcasse, ou les arêtes et la tête du poisson, ou les têtes de gambas. Et une brunoise de légumes de saison (en petits cubes). Faîtes les revenir dans une marmite, quand le tout dore un peu, déglacer. Avec de l’eau, ou du vin, ou même, un alcool que vous flamberez. Mélanger pour nettoyer les sucs, et ajouter de l’eau, au moins 4 fois le volume des ingrédients secs. Vous pouvez même utiliser les épluchures lavées des légumes bio. Et vous laisser frémir (pas bouillir) pendant une heure ou deux, à moitié couvert. 
Pour ceux qui n’ont pas 2 heures pour le bouillon, ajoutez quelques légumes et un bouquet garni à votre cube et laisser cuire ¼ d’heure. Ajouter les têtes de gambas le temps de couper votre oignon et d’éplucher le reste des gambas, par exemple.
Pensez que votre riz absorbera le bouillon qui se concentrera à sa cuisson, alors les saveurs qui sont dans le bouillon sont dans votre risotto. C’est ce qui permet de personnaliser votre plat, et de le varier suivant vos envies et les saisons.
Utiliser le bouillon du pot au feux, le jus des moules marinières (la photo en tête d’article), le bouillon de la minestre, j’en ai même cuisiné au jus de carottes ! Délicieux.

– Ajoutez du parmesan en fin de cuisson, juste avant de servir et mélangez-le, cela apportera une note salée typiquement italienne.

Vous avez maintenant toutes les clés en main pour réussir un bon risotto. Retenez l’essentiel : Le bon riz, la bonne casserole, un bon bouillon, et surtout, Ne pas le déranger pour ne pas casser l’amidon. Ceux qui vous disent de touiller sans arrêt cassent l’amidon de riz et ajoute de la crème pour le rendre crémeux. Ce sont les même qui mettent de la crème dans les pâtes carbonara… t.t.t

Un risotto s’écoute et ne se mélange pas.

Manger par peur ou par faim ?

faire des provisions, manger par peur

Manger par peur ou pour se rassurer :
De façon surprenante, je ne vous parlerai pas ici de l’inquiétude de la qualité des produits que l’on met dans son assiette.

Se mettre à table, moment très apprécié en France, n’est pas forcément synonyme d’avoir faim.

Les raisons sont nombreuses :

– La tradition, l’habitude, on mange trois fois par jour.
– La convivialité, entre collègues (un jour, cela reviendra), en famille, le repas n’est pas seulement se nourrir, c’est aussi partager, se raconter.
– Le plaisir des sens : l’odorat, les yeux, le goût, les textures, tout un tas de raison d’apprécier se mettre à table.
– La politesse, c’est l’heure, on nous attend, on a préparé à manger pour nous.

Et il y a aussi, celle plus fréquente qu’on ne le croit :

– Manger par peur d’avoir faim plus tard.

Être sur d’avoir notre stock d’énergie plein et disponible (un peu comme remplir le réservoir d’essence de la voiture pour tenir la distance).
Mais sincèrement, manger alors que vous n’avez pas faim peut être fatigant : Le corps au mieux de sa forme utilise 75 % de son énergie à la digestion (quand on mange sain, léger, en bonne compagnie, etc). Imaginez quand on n’a pas faim !

Pour ma part, cela m’arrivait souvent le matin :
J’aime manger une ou deux heures après m’être réveillée : ma tête se réveille plus vite que mon corps °=°. En tant qu’auto-entrepreneure, je travaille  à la maison la plupart du temps. Je peux donc écouter mon corps et prendre un petit déjeuner à 9 :30 plutôt qu’à 7:00.
Et les jours où je savais que ma journée allait être longue et physique, je mangeais copieusement. Je n’allais quand même pas me lever 2 plus tot ! Et bien… je trainais toute la matinée, et je compensais en buvant 2 ou 3 cafés. Bon, ça fonctionne, sur un temps. Mais sincèrement, pas sur la durée !

Maintenant, en prévision d’une grosse journée, je prends quelques fruits, pour avoir leur sucre, avec un grand bol de thé et je file avec quelques amandes dans la poche… pour me rassurer, moi aussi j’anticipe la faim ! Et en général je les oublie, car je suis occupée et ne pense pas à manger, puisque je n’ai pas faim. Et je ne suis pas plus fatiguée en fin de journée.

Les comportements alimentaires sont surprenants, illogiques au possible, mais les sensations n’ont rien de logique, c’est bien connu !
Chez un écureuil, ou un ours, une marmotte, c’est vital de faire des provisions pour plus tard. Pour nous qui ne dormons pas tout l’hiver, coincés par quelques blocs de neige, je pense qu’il serait raisonnable d’attendre d’avoir faim pour manger.

Quand on sait que le jeûne est une thérapie reconnue et efficace, pour guérir bien des pathologies, parce que le corps a une capacité de régénérescence fantastique, on peut se poser la question sur la légitimité de cette peur, de nos comportements rassurants.

Tous ces comportements sont légitimes, ils nous ont aidés à être ce que  nous sommes, nous ont protégés par moment, fait grandir à d’autres. Accueillons-les avec gentillesse et faisons le point si nous voulons les faire évoluer.

Le plaisir d’être à table, de manger, manger ce dont on a besoin, au bon moment. Je vous accompagne pour que ces changements soient confortables.

Et vous, est-ce que cela vous arrive ?
Voulez-vous transformer cette peur de manquer d’énergie ?

 Film sur le jeune , une nouvelle thérapie (les découvertes à ce propos ont quelques dizaines d’années) : https://www.arte.tv/fr/videos/043980-000-A/le-jeune-une-nouvelle-therapie/

Le doute : vers l’insouciance ou l’aide ?

regard en doute

Pourquoi le doute nous fait-il tant réfléchir ?
Notre façon de fonctionner est transversale et transférable dans plusieurs domaines : la façon de nous comporter dans nos activités professionnelles ou personnelles est souvent la même, ou approchante. De même, nos actions et comportements en cuisine se rapprochent de nos vie et personnalité. L’alimentation comme un miroir de vie…

Souvent pris comme inconfortable, j’estime le doute plein de possibles.

Le doute est un ressenti souvent rencontré en cuisine chez les personnes que j’accompagne :
Doute sur une recette, sur la capacité à la faire, doute sur le « sans recette ».
Comment manger équilibré, qu’est-ce que l’équilibre ?
Est-ce que je vais réussir, est-ce que sera aimé, vais-je réussir à changer mes habitudes, est-ce que cela en vaut la peine ?

Toutes ces questions sont légitimes, et applicables ailleurs qu’en cuisine.

L’avantage avec la cuisine, c’est que cela revient souvent, et que le risque est limité, que l’on peut faire des pauses (courtes de préférence) dans les transformations sans remettre tout en questions.

Bien sur, douter, hésiter, sur une décision ou une action implique un ralentissement, très souvent agaçant, déstabilisant.

Et pourtant, avec un peu de recul, il est puissant !

Pensez à une personne qui pense maitriser à tel point une matière, qu’il fonce, tête baissée. On l’admire, et on a envie de le suivre. C’est dynamisant. Et, suivant l’étendu de sa connaissance, on apprend, on va loin. C’est chouette.

Ce qui vous a permit de le suivre, et d’apprendre, c’est le doute que vous aviez en vos propres capacités, la curiosité, l’envie d’une béquille. Et vous évoluez, deviendrez aussi un modèle dans votre domaine.

Prendre une recette, ou un cours de cuisine pour vous indiquer la base, et laisser faire votre imagination pour reproduire à votre gout, est une promesse de bons moments de plaisir, que vous cuisiniez pour 1 ou pour 15 !

Le doute implique à mes yeux une belle adaptation, j’irai jusqu’à dire que c’est une preuve d’intelligence.
Quand je doute, je m’agace terriblement, parce que j’aime savoir où je vais et ce que je veux faire.

Dans ce cas, j’ai deux options :

L’insouciance et l’aide.

Je reconnais que je préfère l’insouciance, plus légère, plus douce, plus risquée aussi. Et qui amène plus d’estime de moi.

Carrément difficile pourtant de me laisser aller, de laisser les choses être, juste à faire confiance en mes capacités à m’en sortir, grâce à mes connaissances et compétences. A mes savoirs faire et savoir être. Il « suffit » d’écouter mes ressentis, d‘interpréter ces ressentis et de voir comment je peux y répondre… ou pas. Et d’agir en conséquence.

L’insouciance implique un résultat que je ne connais pas vraiment avant d’avoir commencer. Une aventure à plus ou moins grande échelle.  Et je m’émerveille encore de ma capacité d’apprendre.
Que ce soit des petites choses ou de grands projets, j’apprends et j’adore ça.
L’insouciance va m’apporter une certaine fierté, parfois de belles rencontres, et une sacrée légèreté que j’aime tant.

Je pense que c’est là que je prépare mes plats les plus gouteux, les plus jolis. Parce que j’ai appris au fur et à mesure des techniques que je peux réutiliser et sortir de leur contexte.
J’utilise ce « lâcher-prise » ou « laisser-être » dans bien des domaines.
Et vous ?

Et puis, il y a aussi la peur, le manque de confiance, ou le manque d’énergie, de temps qui font que lorsque le doute est grand, je vais demander de l’aide.

L’envie de m’appuyer sur l’expertise, l’expérience et la pédagogie. La méthodologie, l’apprentissage des gestes et du fonctionnement, enseignés par un professionnel, sont très rassurants. Cela permet d’avancer en sécurité, donc posément et souvent plus rapidement.

Demander de l’aide, c’est aussi accueillir une vulnérabilité.

Quand je mets ma peur de coté, que je ne l’écoute pas, je ne fais rien. Comme figée.
Dans le domaine culinaire, cela peut vous freiner : ne pas changer un gramme d’une recette, ou préférer prendre un pat tout prêt, servir toujours les même plats à vos invités puisque ce sont des valeur sures… cela ferme bien de portes

Oser demander, et s’apercevoir que cela amène sourire, une rencontre. Celui qui aide reçoit autant que celui qui demande. Cela veut dire qu’on lui fait confiance, et c’est bon à recevoir.
Et puis, quelle joie d’entendre la réponse à mes questions, expliquées, ou simplement logiques, tout ça parce que la personne à qui je demande a un autre regard que moi…

Vraiment le doute est un des premiers pas vers l’évolution.

Le doute est le chemin pour progresser.

Voulez-vous de l’aide pour des techniques facilitantes ?
Voulez-vous un accompagnement pour accueillir l’insouciance?
Violaine Cook est là, dispo pour vous.

Jeux de mots

jeux de mots

Cuisiner vous court sur le haricot ?
Vous avez envie d’aller aux fraises ?
Vous en avez marre de marcher à la carotte ? Pour une médaille en chocolat… De cuisiner pour des prunes, on vous presse comme un citron ?
Vous avez du sang de navet …

Des vacances aux petits oignons sont nécessaires !
Sans un radis, pas évident.
Ceux restant dans ce panier de crabes vous feront des yeux de merlan frit.

 Alors avant d’être dans le pâté, et plutôt que de terminer en queue de poisson, sans mâcher mes mots,  plutôt que de changer de crémerie, allant même jusqu’à vous engueuler comme du poisson pourri, rentrer dans le chou, bref, avant que ça ne tourne au vinaigre,

Je dis «croquons la vie à pleines dents : c’est du gâteau »

Et sans vous vendre ma salade, ou vous faire faire le poireau, n’y allons pas avec le dos de la cuillère, arrêtons de nous raconter des salades.

Réservez un cours de cuisine,

Cela se vend comme des petits pains !
Pour éviter d’être serrés comme des sardines, un cours particulier ?

Serrons nous la cuillère, en deux coups de cuiller à pot, tout baignera dans l’huile. Sans appuyer sur le champignon, vous serez comme un poisson dans l’eau !
Je ne vous laisserai pas tomber comme une crêpe.
Je vous dirais comment vous refaire la cerise. Autrement dit, on se débrouillera pour avoir la pêche, ou la patate.

Il y a du pain sur la planche ? Ne pleurons pas comme une madeleine, on ne va pas en faire tout un fromage ! On peut aussi couper la poire en deux, pour éviter de pédaler dans la choucroute. Il ne faudrait pas casser trois pattes à un canard, et pourtant ce n’est pas de la tarte. Marchons sur des œufs : Les poules mouillées étoufferont le projet dans l’œuf.

Avant que ce ne soit la fin des haricots, entre la poire et le fromage, après avoir brisé la glace, nous trouverons un moyen de mettre du beurre dans les épinards, et de tirer les marrons du feu : vous en avez dans le citron !

Et ceux qui ramènent leur fraise, n’en perdront pas une miette, mi-figue, mi-raisin, en tomberont dans les pommes, et regretteront d’avoir cassé du sucre sur le dos de la cuisine. Les envies d’apprendre pousseront comme des champignons et même les hauts comme trois pommes voudront prendre de la bouteille.

Et là… ne jetez pas d’huile sur le feu, laissez-les arriver comme un cheveu sur la soupe, ils ne sont pas en sucre. Ne les laissez pas faire chou-blanc, mettez de l’eau dans votre vin, poser la cerise sur le gâteau, et en vous fendant la poire, dites :

« Volontiers mon petit chou »

https://savour.eu/expression-cuisine/

Bactéries en cuisine

bactérie en cuisine : une cuisine propre et rangée
Une partie de la cuisine chez Violaine Cook

Comme vu précédemment, les bactéries sont comme nous : elles ont besoin d’un environnement propice pour se développer : elles ont besoin de nourriture, d’eau et de température adéquate.

Pour une question d’esthétique, mais aussi bien sur pour une question de santé, il est nécessaire de nettoyer régulièrement le lieu où vous préparez votre alimentation.

Savon de Marseille et vinaigre blanc

Le premier outil à bien nettoyer est vos mains. Les rincer à l’eau ne suffit pas. Utiliser du savon, et pas que sur le bout des doigts : dessus, dessous, entre, jusqu’au poignet ! Inutile de les désinfecter, un savon de Marseille suffit.

Bien se laver les mains, entre les doigts, et jusqu’au poignet

Si vous les séchez à l’aide d’un torchon, assurez-vous que celui-ci soit propre. C’est là que les bactéries préfèrent se loger. Ce serait dommage de se laver les mains pour les réinfecter derrière, non ? Il vaut mieux le changer tous les jours (ou tous les deux jours) et le laver à 40*C que d’attendre une ou deux semaines la lessive à 60 ou 90…

Les éponges sont aussi un lieu de prédilection pour les miasmes. Utilisez une éponge différente pour la vaisselle et pour les surfaces de votre cuisine. Pour celle de la vaisselle, désinfectez-la régulièrement (vinaigre blanc, bicarbonate de soude). Passez la lingette microfibre souvent à la machine, sous le même principe que les torchons. Dans une optique de zéro déchet, j’utilise personnellement une serviette de toilette coupées en bandelette et repliée en 3. Je les change tous les jours et les passe à la machine à laver. Paille de fer quand ça accroche, j’ai arrêté le téflon. De temps en temps, je les mets dans une casserole d’eau bouillante vinaigrée.

Dans une maison, l’évier sert à faire la vaisselle mais aussi à laver les légumes. Du savon de Marseille (ou votre produit vaisselle) après chaque vaisselle, et 2 ou 3 fois par semaine un peu de vinaigre blanc.

Partie de cache-cache

Autre endroit où les bactéries aiment se réfugier : le frigo, particulièrement le bac à légumes. Pour ma part, je place une feuille d’essuie-tout dans le fond, que je change quand je fais le plein du frigo. Bien sur, avant, passer un coup d’éponge additionné de vinaigre ou une solution de bicarbonate.

La planche à découper, plastique ou bois, à la paille de fer. Le plastique ira dans le lave-vaisselle si vous en avez un, toujours la laver, même si vous n’avez coupé qu’un oignon (ça ne se voit pas, et cela peut sentir fort 🙁 ).

N’attendez pas que vos portes de placards soient trop sales pour les nettoyer, Les vapeurs grasses de cuisine sont plus difficiles à nettoyer quand elles sèchent. Idem pour le dessus des placards. Pour vous faciliter la tache, vous pouvez mettre une feuille de sopalin à plat au dessus, ou un tissu que vous lavez régulièrement.

Si vous en avez un, le lave-vaisselle accueille volontiers les bactéries. Pensez à rincer régulièrement le filtre, vous éviterez en plus les mauvaises odeurs. Faites un cycle court tous les 10 jours avec une dose de vinaigre blanc.

Les pièces utilisées des robots doivent être démontées pour un meilleur nettoyage.

Porteur de germes?

Lorsque vous cuisinez, pensez que gouter votre préparation et remettre la même cuillère dans le plat amènera vos bactéries dans le plat, les bonnes comme les mauvaises. Si vous êtes seul, vous ne « contaminerez » personne d’autres. Par contre, les bactéries que vous y mettez se feront un plaisir de se développer dans vos restes. Idem pour le pot de confiture : la moisissure se développera si vous trempez votre cuillère avec vos enzymes dans le pot, même stockée au frigo.

Vous comprendrez qu’en cas de rhume-angine-gastro… ces règles sont essentielles à suivre quand on cuisine pour son foyer.

Si vous prenez des photos de vos plats, relavez-vous les mains, un téléphone traine partout maintenant…

Dois-je le dire? Les animaux n’y sont pas les bienvenus, entre autre pour leur poils… et le reste.

Les animaux ne s’arrêtent pas en cuisine, ils ne font qu’y passer… éventuellement. Pas chez les pros.

Avec cette crise sanitaire, nous devenons sensibles à la protection de nos proches, à la santé et à l’hygiène. Je vous invite à me contacter pour aménager votre espace cuisine tout propre !

En cuisine, COVID ou non, c’est propre.

Pour approffondir le sujet, voici quelques liens :
https://www.anses.fr/fr/content/conseils-dhygi%C3%A8ne-dans-la-cuisine
https://www.okay.eu/fr/astuces-cuisine/les-10-regles-dhygiene-en-cuisine-pour-une-famille-en-pleine-sante/

Habitudes vs routine

vers de nouvelles habitudes
Où allons-nous ?

L’humain, partie de la nature

Nous avons tous observés durant ces deux mois de confinement une grande respiration pour la nature. Les activités humaines ont prodigieusement évolué.
Pas de transport, moins de déplacement, moins d’approvisionnement lointain.
Davantage de fait maison.

Et des envies d’espaces, le silence et le temps disponible sont revenus.

Nous avons remis l’humain au centre, la protection de l’humain au premier plan.

Nous avons eu la preuve que nous pouvons protéger la vie, du moins agir dans ce but. Simplement en agissant différemment, ou cessant d’agir de travers.

Hors,  l’humain fait partie de la nature.

l'homme au sein de la nature

Les inquiétudes étaient sur la santé bien sur, sinon, nous ne nous serions pas arrêtés…

Et aussi l’économie incertaine, comment continuer de travailler, occuper les enfants, nous occuper nous aussi, voir nos parents âgés, dire au revoir à ceux qui sont partis, soutenir les soignants, aider ceux qui géraient l’intendance…

Et, au bout d’un certain temps, assez variable suivant les individus, nous avons dit : « plus jamais ça ! »

Et pourtant…
Les belles résolutions sont encore là.
Mais voilà, la remise en route a aussi remis en route les vieilles habitudes.

Pourquoi est-ce si difficile ?

Habitudes

Et bien justement parce qu’une habitude est à changer, ou alors de nouvelles à prendre.

Selon notre cher Larousse, une habitude est une aptitude à accomplir avec facilité et sans effort particulier d’attention une action. Cette aptitude est acquise par une pratique fréquente, l’exercice, l’expérience.

Tous les formateurs et éducateurs et pédagogues vous diront

« Il est plus facile d’apprendre que de désapprendre. »

Si vous avez des connaissances erronées, il vous sera vraiment laborieux de les effacer pour apprendre les justes.

Hors, les habitudes que nous avons prises durant le confinement étaient nouvelles, et accessibles, car elles avaient une raison concrètes de se créer. En reprenant notre rythme pré-confinement, nous reprenons aussi nos fonctionnements

Nous allons, dans nos comportements, vers quelques choses que nous connaissons, notre cerveau fonctionne comme ça : les connexions les plus utilisées sont les plus rapides. Pour d’autres apprentissages, d’autres connexions, cela demande plus d’énergie. Le corps est programmé pour économiser l’énergie. Donc nous allons au plus connu. Très logique.

Pour faire évoluer nos habitudes, nous allons sortir notre zone de confort, de facilité. Nous allons aller un peu moins vite, le temps de faire un peu évoluer l’organisation du quotidien. Et puis, nous pourrons de nouveau accélérer si on préfère aller vite… ou pas.

Et comme nous avons eu l’impression d’être enfermés sous la contrainte… du coup, beaucoup veulent rattraper un temps disparu, un temps donné, un temps imposé, car nous sommes d’accord, il n’est pas perdu !

Donc pour prendre de nouvelles habitudes, ralentir, et dans les débuts, agir avec sa tête.

Et puis, pensez à vous féliciter !

Liberté retrouvée

La liberté selon notre cher Wikipédia, est un concept qui désigne la possibilité d’action et de mouvement. Pour le sens commun, la liberté s’applique  principalement aux individus et s’oppose à la notion d’enfermement et de séquestration.

Nous avons accueilli ce temps libre imposé comme un énorme chambardement.

Certains ont redoublé de travail, ils s’occupaient de l’intendance, et de la survie des autres.
Certains ont juste changé de lieu et économiser du temps de transport, parfois pris à travailler plus.
Certains ont retrouvé cette liberté pendant le confinement, libéré de l’obligation du temps et de l’argent, ils ont découvert une infinité de possibles.

Et le choix de les suivre ou non.

Un peu par obligation, nous avons choisi (paradoxal) de  consommer plus local : en plus d’être LA plus accessible façon de se nourrir, nous avons pu être solidaire des plus petits producteurs pour qui l’arrêt total de travail signifiait aussi la mort de leur entreprise. De quoi doubler la motivation !

Les autres achats étaient plus difficiles, et dépendait des géants du web, en mettant à contribution des livreurs, pour des biens qui n’étaient pas toujours de 1ere nécessité… c’est un autre débat.

jaillissement diable en boite

Alors, depuis que les portes sont à nouveau ouvertes, c’est un jaillissement !  Tel un geyser comprimé, un diable en boite, les vieilles habitudes reprennent place. A nouveau nous voulons aller plus vite, comme pour combler un manque… ce manque d’activité qui nous a pourtant comblé de tant de moments vécus, d’habitudes différentes.

Alors oui nous avons découvert d’autres connexions, que nous avons même aimées. Quand nous étions dedans. Et les emmener dehors est moins évident.

La respiration de ces deux mois se masque.

Et puis, depuis un ou deux cents ans, nous avons pris l’habitude d’avoir rapidement ce dont on avait envie… et depuis des millénaires, les hommes transforment leur environnement pour fonctionner plus facilement, on y a ajouté depuis peu un très grand confort, du moins, dans les pays dits civilisés.

Satisfaction immédiate

Depuis une trentaine d’années, voire un peu plus, nous vivons dans un fonctionnement de satisfaction immédiate. Dans bien des domaines !

Qui ne râlent pas quand sa connexion rame et que le document (ou la série, ou la music…) met 30 seconde à charger ?
Qui ne râlent pas quand le plat au resto n’arrive pas dans les 10 min ?
Qui ne râlent pas quand pour aller en Espagne quand on habite Lille nécessite plus de 12 heures de voiture ?
(ce n’est qu’un exemple, en avion, c’est long aussi)
Qui ne râlent pas quand il faut passer une petite heure par jour en cuisine pour nourrir 4 personnes de façon équilibrée sur 3 repas ?

Soyons honnêtes, les personnes laissant le temps au temps sont rares…
Aller vite est grisant. C’est un fait… pourtant, nous avons ralenti, et sauvé des vies.

Alors ?

Les autres aussi

Faire des efforts et voir que les autres continuent de faire n’importe quoi est décourageant, n’est-ce pas ?

Et alors, on se met à imaginer que tous ses efforts sont vains, et on va spéculer que tous se comporteront mal, continueront de prendre l’avion, prendre leur 4/4 pour faire 3 km, sous prétexte qu’il faut ramener les enfants (ou les courses). Ça marche aussi pour la vieille C3 qui pollue. Et chaque fois que l’on voit un mégot par terre, ou un masque, que les gens remplissent leur caddie de coca, nutella et plat sur-préparés, une belle vague d’acidité nous arrive à l’estomac. Et nous enrageons en silence.

Là, vous avez le choix de rester avec vos aigreurs d’estomac

OU 

Spéculer sur le fait qu’il y en a beaucoup qui agissent dans le même sens que vous. Et du coup, faire, s’inspirer de ce que les autres font et devenir source d’inspiration aussi.

Là aussi, c’est une question de regard.

Nous avons besoins de récits qui nous rassemblent, qui fassent agir un vaste réseau d’interdépendances. Que nous agissions de façons individuelles ou collectives, nous allons vers une même croyance, un même but.

Théorie de la grenouille et syndrome de l’autruche

C’est quand cela sent le brulé qu’on s’aperçoit que la casserole attache… pourtant, cela fait un moment qu’elle chauffe.

C’est comme la théorie de la grenouille dans la casserole : on la met dans une casserole d’eau chaude, elle s’en ira vite d’un coup de patte. Mettez là dans l’eau froide et faites chauffer la casserole, elle finira par cuire parce que finalement, elle arrive à s’adapter au fur et à mesure et ne perçoit pas le danger.

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Lorsque nous sommes en danger, c’est notre cerveau reptilien, le plus enfoui, et le plus réactif prend la main et deux solutions s’offre à nous : faire le mort, ou se planquer.

Donc, suivant la théorie de Cyril Dion, quand on ne parle que de danger, de déforestation, de sécheresse, famine, sur consommation… notre cerveau se protège, et, inconsciemment nous faisons comme si le danger n’existait pas.

Tandis que si nous racontons, lisons, faisons circuler des stratégies, le cerveau se débloque et nous trouvons une belle motivation à agir, des possibilités et des voies de sorties. C’est une des raisons qui l’a motivé à co-réaliser le film « Demain ».
En s’organisant sur des objectif atteignables, petits et de plus en plus nombreux au fur et à mesure de sortie de zone confortable, nous arrivons à changer nos habitudes et à donner du sens à notre quotidien.

Pour que la nature, notre Terre, puisse respirer elle aussi.

Pour changer votre monde, et autour, avec votre fourchette, Je vous invite à me contacter, afin d’aller vers vos stratégies de façon plus sereines et pérennes.

Les enseignements de la crise sanitaire

Alors là, je suis sure de ne pas me tromper quand je dis que vous étiez plus souvent aux fourneaux durant cette période de confinement. Vous y avez certainement découvert de nouvelles techniques, et j’espère de nouvelles saveurs. Bravo super contente, et fière de vous, même si je n’y suis pour rien … Si vous voulez, on développera les changements en cuisine à un autre moment.

Là je vous parle de consommation.

Notre apprentissage n’était pas (que) dans les livres de cuisine mais bien dans la manière de vivre. Et ce que nous n’avons pas encore appris, nous en avons pris conscience, ce qui est déjà un progrès.

Vous avez peut-être changé votre façon de faire les courses, ou alors vous êtes vous renseigné, avez vous vu passé d’autres fournisseurs, plus locaux, livrables en vélo, afin de vous éviter de sortir trop souvent ? Avez-vous lu mon article sur l’approvisionnement ?

Notre modèle agricole et alimentaire actuel est en partie responsable du chamboulement que nous avons vécu, et dont nous essayons d’émerger : déforestation, mort des sols et de la biodiversité. Ici comme à l’autre bout du monde.

Sobriété

Nous avions pris l’habitude de l’abondance immédiate, sans même la demander. Comme un droit acquis. Et cette fois-ci, pas de grèves pour les récupérer. Nous avons compris qu’il en allait de la survie de milliers de personnes et nous avons changé nos habitudes.

Main d’oeuvre

Notre système agricole dépend, en plus de la météo, d’une main d’œuvre précaire et d’une mondialisation à outrance. Les exploitants agricoles ont la vie, et le porte-monnaie difficile.

Pendant ces deux mois, nous avons vécu essentiellement avec des produits locaux, tant par solidarité que par approvisionnements présents. Les comportements se sont orientés vers du bio, du local, et 9 personnes sur 10 aimeraient une autonomie, alimentaire, et des produits basiques indispensables.

Il y a eu une prise de conscience sur ce que la France pouvait produire, et sur ce qu’elle achète à l’étranger. Pris conscience aussi, qu’en absence d’une main d’oeuvre étrangère, il y a peu de main d’oeuvre compétente en France.

Si je suis pour une Europe économique, bien pratique quand on passe les frontières, le jour où on ne peut plus les passer, on a intérêt à avoir un grand potager … Vous comprendrez l’image.

Les exploitants agricoles faisaient partie des métiers peu mis en valeurs, jusqu’à cette crise. Au même titre que les soignants et les métiers gérant l’intendance, ils passaient aux oubliettes. Ils sont pourtant les piliers de notre chaine alimentaire. L’article de la fondation nature-homme propose des stratégies constructives pour aller vers une autonomie, ou du moins indépendance alimentaire :

https://www.fondation-nature-homme.org/magazine/pourquoi-comment-relocaliser-agriculture-alimentation-apres-covid

Gouvernance

Bien sur quelques uns répliqueront, on ne peut rien décider, cela dépend des collectivités, des ministères, des lobbies. Oui aussi. A nous d’élire ou d’agir politiquement à notre niveaux. Nous pouvons aussi changer de niveaux pour les plus motivés qui font partie de ce qui agissent pendant que les autres parlent. Un moyen accessible est de contacter sa mairie et de lui proposer des actions, tel que l’organisation de plus de bio et local dans les cantines, des jardins partagés et maraîchers… il y a quelques bonnes idées dans ce documentaire https://www.france.tv/france-5/le-monde-en-face/

On peut également ne pas attendre l’autorisation des « grands » ou des « décideurs » pour faire un peu de maraichage à notre échelle : pour tout ceux qui ont jardin, et qui aimerait manger du qualitatif. Je suis parfois étonnée de ces grandes pelouses bien tondues et arrosées en ces moment d’inquiétudes alimentaires, alors que la sécheresse menace déjà.

enseignement de la crise sanitaire
quelle sorte de jardin voulez-vous ?

Chacun fait une part

Ok, en complément d’un travail, avec les enfants, entretenir un potager prend vraiment du temps. Et esthétiquement, cela peut avoir des rendus moins élégants… quoique, c’est une affaire de gout. Et sincèrement, l’entretien d’une belle pelouse doit prendre autant de temps. La permaculture, qua,d elle est bien mise en place, ne nécessite pas tant de travail. Souvent, on ne sait pas par quel bout la prendre. A ce propos, je conseille les services de la paysagiste permacultrice Mélanie Lavigne qui a dans ses prestations moult conseils. Elle vous permettra de transformer votre jardin, en un espace harmonieux, vivant, nourricier. Elle allie les plantes ornementales et cultivables. Elle est adepte des chantiers participatifs qui limitent le cout de l’aménagement de votre jardin. Plus de renseignements ici 

Vous pouvez choisir le jardin que vous voulez : plutôt qu’une grande pelouse bien tondue, sans fleurs ni papillons (voire le playdoyer des herbes folles), ou potager super garnis qui nourrira le village entier, ou la famille, si vous l’avez grande, ou un mixte des deux, un endroit où poser sont transat, récolter son potiron, et regarder les fleurs pousser.

Céline Gauthier , Designer vegetal,pour Sensitys pourra aussi vous conseiller.
Il y a plein de possibilités différentes, suivant vos moyens, votre temps, vos goûts, comme en cuisine !

Acquérir de nouveaux apprentissages pour vivre le monde d’aujourd’hui.

L’émission de Grand-bien vous fasse sur France Inter accueille l’ingénieur agronome et sociologue Eric Birlouez et parle du sujet : https://www.franceinter.fr/emissions/grand-bien-vous-fasse/grand-bien-vous-fasse-15-mai-2020

D’autres moments de partage, qui peut-être amèneront une connexion puissante : avec la terre, avec le moment présent, et avec des gens (peut-être vos proches ?). Je vous invite à lire mon article sur le sujet 

Je peux vous accompagner sur le chemin de votre transition alimentaire, il suffit de me contacter, nous trouverons une stratégie qui convient à votre chemin de vie.

La tête dans le frigo

En cas d’ennui, ou de stress, ou de télétravail, ou sans raison, quand on reste à la maison, la plupart du temps, le frigo et les placards-épicerie deviennent de très bons amis, qu’il est facile de visiter. Ils nous réconfortent, nous distraient, satisfont des besoins de variété, de douceurs, de satiété, de gourmandise… et autres.

Vous le savez, cette habitude a quelques conséquences, et pas seulement sur la taille de nos vêtements : cela mets aussi plein de nutriments supplémentaires dans notre organisme. Du coup, il y en a trop. Même le grignotage d’aliments dit sains entraine un surplus dans les comptes. Comme l’organisme est un bon comptable, il stocke : pas possible d’éliminer ce surplus en ce moment par une bonne dose d’exercices physiques. Et il stocke sous la peau, ou alors dans les artères, le foie, fatigue du coup les organes digestifs inutilement, et surchargent les autres de substances dont ils n’ont pas besoin.

Bon ok, le but de l’article n’est pas de vous amener un peu plus de culpabilité sur ce fait, je suis sure que votre petite voix vous l’a déjà dit.

Voici quelques pistes pour ouvrir les placards et frigo juste 3 fois par jour :

  • Manger à votre faim au repas. Faites de vrais repas. Un minimum de sucres lents et de fibres aide à oublier son estomac entre les repas.
  • Préparez votre repas : cela contribuera à une pause nécessaire et relaxante : choisir ce que vous mettez dans l’assiette implique d’écouter une envie, une faim (fraicheur, douceur, croquant, acide, sucré ?) Écouter aussi votre créativité, pour transformer des ingrédients en une assiette qui vous convienne. Très relaxant les activités récréatives.
  • Faites des pauses récréatives. Le cerveau aime varier les activités et sait rester concentrer environ 90 min chez un sujet adulte, il est donc tout à fait recommander de faire une pause. Prétexter une cigarette ou une petite faim est inutile. Votre envie de pause est légitime.
    Cela peut-être respirer par la fenêtre, faire une caresse au chat/chien/lapin/ce que vous voulez, vous faire un thé, discuter, passer un coup de fil à un ami, chanter, danser … bref, plein de stratégies, même, celle de ne rien faire, de laisser un vide flotter : très sain. VOUS AVEZ DROIT À UNE PAUSE.
  • Mettre un mantra sur le placard-frigo tentant : « Tu as un corps parfait », «  Le corps qui te porte te remercie de prendre soin de lui », « je fais ce qui est bon pour moi », « j’ai le choix », « tout est comme cela doit être », « je suis fier de qui je suis »… bref un truc que vous avez envie d’entendre.
  • Ayez un verre d’eau à portée de main, ou une tasse d’infusion. Oui plutôt un verre qu’une bouteille, souvent trop grande, trop lourde, réutilisée 15 fois sans être lavée, et puis, il faut dévisser le bouchon, on la boit sans faire attention. Une jolie tasse, un verre dont on apprécie l’épaisseur ou la finesse… histoire de mettre un peu de sens avec vos sens. (Et puis, c’est bon pour la santé de boire des petites quantités tout au long de la journée).
  • Pensez à une petite collation à 16h (ou à 10h si vous n’avez pas déjeuné), du style, un fruit, quelques amandes 1 carré de chocolat. Les français mange souvent à 20h… cela vous évitera de vous jeter sur le fromage en préparant le repas.
  • Quand vous préparez un repas, doublez les doses : cela vous prendra le même temps ou presque et un des repas suivant, vous serez ravi de vous mettre les pieds sous la table.
  • Faites le ménage des placards et virer les éléments tentants que vous savez déraisonnables, quand vous faites les courses n’en n’achetez pas.
  • Faites-vous plaisir à table : ok pour la gourmandise : la gourmandise peut –être saine. Et équilibrer le reste du repas et de la journée.
  • Je vous invite à me contacter  pour en débattre.

Laquelle de ces stratégies vous paraît le plus facile à mettre en place ?

Un coup de main pour en mettre en place ?

Approvisionnement

Voici quelques stratégies pour limiter vos sorties alimentaires

Approvisionnement

Nous sommes à la deuxième semaine de confinement, et apparemment, c’est loin d’être la dernière… Prenez soin de vous, restez chez vous le plus possible.

Ok, vous entendez et lisez cette phrase au moins 20 fois par jours !

Cependant, le frigo et les placards se vident progressivement,

Les médias vous suggèrent d’en profiter pour cuisiner, de changer vos habitudes, d’apprendre le fait maison, et … de rester chez vous.

C’est bien joli ça, comme rendre les deux cohérents ?

Faire ses courses revient parfois à jouer à la roulette russe …

Les consignes de précaution sont suivies de façon aléatoire. J’ai été dans un supermarché pour limiter mes déplacements parce que j’avais besoin de produits d’entretien également.  Il y avait beaucoup trop de monde à mon gout. Pas sure que ce soit le bon choix.

 Je félicite et remercie aussi tous les employés des magasins d’alimentation !

Voici quelques stratégies pour limiter vos sorties alimentaires :

  1. Faites de la place dans votre congélateur, dans vos placards : Où mettrez-vous tout ce que vous allez acheter ? Comment ? Tous simplement en consommant ce qu’il y a dedans. Salé, ou sucré, tout est bon à consommer, assembler inventez. Si vous avez besoin de conseils, contactez Violaine Cook, on trouvera surement quelques recettes à improviser, je suis experte en la matière.

Je vous suggère de lire mon article sur les différentes formes de protéines. Et puis, on a souvent quelques boites de légumes ou sachets au congèl (pour ceux qui ont un congèl)

Bien sur il vous faudra quand même quelques produits frais. Les drives sont submergés en ce moment et demande une bonne semaine de délais.

  • Faites-vous livrer : Des petites sociétés de livraisons à vélo se sont montées ces derniers mois/années. Vrac ou producteurs locaux, c’est le moment idéal pour favoriser leur développement :

– Comment ca vrac : http://commentcavrac.com/ épicerie mobile bio à vélo.

– Mes voisins producteurs : https://www.mesvoisinsproducteurs.com/, pas mal de délais aussi.

– Les artisans du frais : voici leur coordonnées et les mesures mises en place pour livrer sur Lille et alentours : suivre le lien

– Fruits de la terre : https://www.fruitsdelaterre.com/

Les grandes surfaces sont assez submergées en ce moment, mais vous pouvez toujours tenter votre chance. Personnellement, je préfère faire fonctionner les petites entreprises locales : ainsi, elles traverseront cette période économiquement difficile.

  • Faites une liste : Pas facile d’anticiper, pas drôle de s’y tenir. Et parfois, vous ne savez pas trop comment faire. Tout simplement, faites un menu, et une liste de courses en conséquence. Là typiquement, je peux vous aider : comment faire le menu de façon équilibré et éviter les grimaces à tables, ou de jeter les trop prévu, comment prévoir les restes, et construire votre menu avec ce que vous avez en fonction des saisons, et de votre budget. Je consulte par téléphone et webcam.
  • Optimiser les courses : Si vous avez choisi d’aller en magasin :

– Limitez les produits fragiles à votre consommation sur 2 jours, ce serait dommage de les jeter non ? Donc, tout ce qui est fraises, salade verte, charcuterie… À mettre dans le début de votre menu.

– Pensez aux légumes et fruits qui se conservent bien en dehors du frigo, au frais de préférence (garage, cave) : chou blanc ou rouge, poireau, céleri, carottes non lavées, oignons, pommes de terre, navets, fenouil, agrumes, pommes, poires. Si vous avez besoin de savoir comment les préparez, je suis à votre disposition.

Si vous n’en n’avez pas à la maison, pensez aux légumineuses. Sèches ou en conserve, selon votre capacité à les préparer. C’est le moment de commencer à les utiliser.

– Pour la viande, je vous suggère les morceaux à mijoter, moins chers, que vous pourrez préparer en plus grande quantité, et congeler ensuite. C’est le moment de tester les recettes.

– Si vous tenez au protéines animales, pensez au poisson en boite. Ils conservent longtemps et ont très pratique dans une salade, ou avec du riz.

– Pour les produits laitiers, regarder les DLC, en sachant qu’un yaourt peu se consommer au moins 15 jours après, s’il est stocké au frais.

– Si vous avez un congélateur, les produits bruts (non préparés) sont très pratiques : vous pourrez créer des recettes rapidement avec une préparation limitée : les légumes sont déjà épluchés. Comme ça, vous utiliserez ces légumes –fruits quand vos stocks de frais seront finis et pourrez ainsi reporter vos courses d’une ou deux semaines, suivant le nombre que vous êtes au foyer.

– bien sur pensez à prendre les produits ménagers dont vous avez besoin. Inutile de vider le magasin pour autant, c’est le ménage de printemps, mais tout de même ! je vous conseille les basiques savons de Marseille, vinaigre blanc et bicarbonate de soude qui permettent de nettoyer à peu près tout dans une maison. Vous pouvez vous mettre à faire votre lessive, nettoyer les sanitaires ou laver la vaisselle avec tout ça. C’est le moment de vous mettre au zéro déchet !

Pensez donc à prendre vos sacs et vos contenants lorsque vous faites les courses !!

  • Ranger vos courses : Une règles d’or de la restauration à appliquer chez vous : placer ce que vous venez d’acheter au fond du placard et les stocks les plus vieux devant. Une simple logique de consommer ce qui est plus vieux et encore bon en premier. D’où l’intérêt de vider les placards avant…

Comme geste de précaution, je vous suggère de ne toucher que ce que vous prenez, et de ne pas vous gratter le nez en faisant vos courses °-)

Et en ce moment, comme habituellement, lavez votre frigo avant de le remplir, une simple éponge imbibée de vinaigre blanc, ou légèrement savonneuse. Un sopalin dans le bac à légumes (ou un torchon propre) à changer toute les semaines.

Et puis bien sur, laver vos mains.

Je suis là, si vous besoin d’aide pour gérer l’alimentation de votre nouveau quotidien.