Le magret

croisement de canard

Qui l’eut cru, il vient de l’occitan « magre », qui veut dire maigre… quand je vois l’épaisseur de graisse au niveau de sa peau, je suis amusée de ce terme.

Le saviez-vous ?

Les magrets sont issus d’un croisement de canard de Barbarie et Orpington ou Rouen pour donner les mulards, seuls canards dont les foies peuvent porter l’appellation « foie gras », selon la législation européenne. Appellation officielle depuis 1986.

Bon, la viande reste un filet de viande maigre, découpé à partir de la poitrine du canard, ou de l’oie, engraissés par gavage. Exactement les même qui servent à faire le foie gras, ou le confit.

Cohérence :

Si vous ne mangez pas de foie gras pour le confort de l’animal, il serait logique que vous vous passiez du magret et des confits également.
S’il est prélevé sur un canard non gavé, on parlera de filet, dont la chair est un peu plus sèche et le gout un peu moins prononcé, à mes yeux plus éthique…

Un peu d’histoire :

Traditionnellement, après extraction du foie, le canard était préparé en confits, ou rôti entier. Le chef André Daguin imagina une recette dans les années 60 pour préparer les filets de ces canards, avec cette fabuleuse association du poivre vert. Il a voulu l’appeler « maigret », mais le langage du Sud-Ouest est resté : nous le nommons magret.

Comment le choisir :

Pour être sur de sa qualité, je vous recommande un canard estampillé Label Rouge et d’un poids minimum de 350 g. Visuellement, il doit être épais et bien bombé. L’épaisse couche de graisse doit être jaune pâle.

Pour cuire le magret :

Le plus simple est de le cuisiner à la poêle :
Vous incisez légèrement la peau et démarrez la cuisson coté peau, sur une poêle froide, et chauffez doucement : la graisse fond progressivement. Mettez en de coté une partie pour faire sauter vos pommes de terre. Quand il a prit une jolie couleur rousse, retournez-le et augmentez le feu pendant 5 à 8 minutes, suivant l’appoint désiré. Salez le magret avant de le retourner.

Je vous conseille de mettre une grille anti-éclaboussure sur le dessus de votre poêle, ou vous passerez un bon moment à nettoyer votre cuisine…

En accompagnement, de pommes sarladaises,  ou de céleri au four, d’une poêlée de champignons, d’un chou-fleur vapeur, des fruits… beaucoup de choses s’entendent avec lui.

Il existent bien des manières de le préparer : séché, farci, au sel, fumé, avec des épices ou des aromates. C’est une viande très facile à cuisiner.

Quel vin servir :

Je garde la règle régionale : un vin rouge comme un Fronton ou un Bergerac. Bien sur les vins du Bordelais lui rendent hommage et un bon médoc sera parfait si vous le servez avec des fruits rouges  ou même de la mangue.