14 pour être en forme

Vous êtes vous déjà amusé à compter le nombre d’aliments différents que vous mangez dans la journée ?

Lors de mes formations à l’institut Pasteur de Lille, au service nutrition, dirigé par le professeur Lecerf, j’entendais souvent 14 choses différentes par jour !

Non le nombre d’ingrédients imprononçable dans un plat ultra-transformé n’en font pas partie !

Pour moi c’est ok, parce que depuis toute petite, je mange comme ça.
Et je pense que la lettre de fin d’alphabet de la génération d’où je suis issue est une des causes à ma bonne alimentation… s’il faut nous étiqueter en lettre.
Je suis en effet du siècle dernier (oh ça va ! Ce siècle a à peine 20 ans !), le choix dans les magasins était plus limité, surtout en cochonneries sucrées et ultra transformées. Et il était plus facile pour les parents à nourrir leur famille d’avoir quelques notions derrière les fourneaux. Ces notions se transmettaient de génération en génération, naturellement, simplement en contribuant normalement à la vie du foyer.

Ma Maman a plus que quelques notions : elle a passé, comme la plupart des femmes de son âge à cette époque, des diplômes validant toutes les expertises des femmes au foyer. Couture, entretien de la maison et… Cuisine. Si si si je vous assure que dans les années 50, on passait des diplômes pour être une bonne femme au foyer. Bref, le sujet n’est pas là. Revenons en à notre assiette, et au nombre d’ingrédients différents que l’on avale le long d’une journée.

14 donc nous dit ce médecin nutritionniste, spécialiste aussi en endocrinologie et maladies métaboliques. Vous savez certainement que ce que vous mangez influence votre métabolisme, votre santé, entre autre.

Et pourquoi 14 ?

Et pourquoi autant de choses à manger? Cela vous paraît peut-être difficile ?

Et bien, comme souvent, il existe deux réponses : une réponse scientifique et une réponse poétique. Et puisque c’est vous, je vous donnerai les deux.
Je suis comme vous enfermée depuis un moment, je vous donne la poétique en premier. J’ai envie de légèreté.

14. Pour autant de possibilités de plaisirs gourmands, d’associations de couleurs et de saveurs.
Pour cet espace de liberté que m’ouvre la variété : Mes pensées voyagent plus ou moins consciemment vers les étapes qui ont amené ces ingrédients dans mon assiette.
Je pense à la personne qui a cultivé les légumes, à son envie ou non d’aller travailler, à la vie qu’ils ont, dans leur ferme, au contact de la nature, leurs levers tôt… et aussi les pluies et les rayons de soleils qui ont nourri les céréales de mon pain, la minoterie, qui a transformé ce grain en farine, cette poudre blanche qui suscite elle aussi une belle addiction.
Je retourne en rêve aux temps des moulins à eau. Le ruisseau me ramène à la cour de ferme ou les poules ont encore la chance de courir, de planquer leurs œufs dans l’espérance d’un poussin, d’observer le fermier récupérer le lait de Marguerite. Il en fera du fromage, que je me ferai un plaisir de couper dans ma salade composée.
Je pense à tous ces produits importés d’un autre  pays, comme le maïs ou la pomme de terre, au fur et à mesure de la découverte du monde des différents explorateurs, curieux d’aventures, de trésors et de découvertes. Il y a quelques centaines d’années.
Je pense aussi à l’apprentissage de mes parents, qui l’avaient appris des leurs, de la façon de préparer un plat, et que je m’amuse à personnifier en y changeant quelques aromates…
Et au plus j’ajoute d’ingrédients, plus je m’enrichis de leur histoire, leur couleur, les saveurs qui dansent en équilibre, s’enrichissant l’une l’autre juste parce qu’elles échangent. Comme vous voyez, il est possible de voyager un peu en maniant l’éminceur, la cuillère de bois et le fait-tout… Et l’on arrive assez naturellement au 14.

Le coté autrement explicatif : 14. Pour nourrir les différentes bactéries, virus, et autres microscopiques êtres vivants qui composent notre microbiote. Imaginez-vous comme une planète : vous êtes la globalité. Et chaque partie qui vous compose est bien spécifique (un peu comme les pays). Imaginons que cette planète fonctionne dans un même but : la vie harmonieuse et confortable pour chaque pays (organe). Allez faites un effort d’imagination ! Chaque partie a des besoins spécifiques. Et le bel organisme que nous sommes est conçu pour avoir tous les outils pour bien fonctionner. Un de ces outils est donc ce fameux microbiote. Par ses actions, il arrive à lier les autres organes entre eux, et ceux grâce aux nutriments qu’il transforme. Toutes ces micro-organismes qui le composent font un sacré boulot : ils agissent en symbiose avec nous et s’occupent d’une bonne partie de notre fonctionnement.
L’un ne va pas sans l’autre.
Des études sur les souris, les oiseaux… (brrrr c’est un autre sujet) ont démontré qu’il influence notre morphologie, notre caractère, notre cerveau. Et pour que tous ces organes, pays de votre planète imaginative fonctionnent au mieux, il faut beaucoup, vraiment beaucoup de diversité dans les bactéries-virus et autre qui le compose. Il est composé de 200 à 250 sortes différentes. Une  soixantaine de sortes commun d’un individu à l’autre, les autres sont définis par vos antécédents : Vos parents et leur génétique, surtout votre mère qui vous en ont donné une bonne partie à la naissance, mais aussi votre alimentation et les différents contacts que vous avez avec les autres. C’est une vraie barrière très efficace contre les virus et bactéries pathogènes.

Et là, pour faire simple, imaginez que chaque partie de ce microbiote récupère ses forces dans un aliment. Vous devez, grâce à votre alimentation lui donner plein de choses différentes, pour nourrir tout le monde.

Par contre, le sucre a une très mauvaise influence sur la façon de fonctionner du microbiote. S’il est naturel, ou complet, comme le miel le vrai, le sucre des fruits, à condition qu’il soit pris avec la chair du fruit (et pas que le jus), c’est ok. Dans des proportions d’environ 50g/jour avec un grand maximum 100 g par jour pour un adulte. Autrement, il engorge le foie, augmente prise de masse grasse, provoque des inflammations de l’intestin, une perturbation du chemin entre cerveau et intestin et modifie les informations de satiété, entre autre. Voici quelques chiffres de l’ANSES .
Donc, oui il peut faire partie des 14, mais à petite dose.
Si vous aimez les chiffres et voulez plus de précisions, je vous invite à suivre les liens : ou

Attention, quand vous prenez des antibiotiques, ils détruisent aussi bien les mauvaises que les bonnes bactéries. Il est donc essentiel, indispensable, après votre traitement de reconstruire cette flore. Cela peut prendre 3 semaines à 6 semaines pour revenir à un microbiote efficace.

C’est bien beau tout ça, mais comment faire ? Je vous invite à me contacter, et en quelques séances, je vous conseillerai quelques méthodes pour mettre du peps dans votre assiette, et du coup, dans votre corps.

Je vous ai également écrit un article vous donnant quelques pistes et conseil bien pratiques ici.