Permission

un pouce en l'air, l'autre baissé

Après la master-class du célèbre chef Philippe Conticini, je discutai avec lui. Je lui disais combien j’avais apprécié son discours sur l’accessibilité à des mets savoureux, en fonction des produits. Il soulignait que les saveurs dépendaient de l’accord des différents assaisonnements, des différentes textures en fonction de ses goûts. Et que c’est valable pour chacun de nous.

Bien sur, avec des produits hautement qualitatifs, il sera plus facile de préparer un plat que l’on apprécie.
Bien sur, quelques techniques de bases vous faciliteront la tache.
Cependant, la clé de la réussite pour vous régaler est de cuisiner ce que vous aimez, avec votre cœur, vos tripes, en bref vos émotions.

Nous en sommes arrivés à débattre de l’accessibilité.

L’accessibilité de chacun aux divers produits, qui bien sur n’est pas la même pour tous. Elle dépend des moyens financiers, temporels et géographiques de chacun.
Parfois pas les critères auxquels on s’attend : celui qui est « pauvre » et qui cultive son jardin dans une campagne non polluée, en toute quiétude aura de bien meilleurs produits qu’un « riche » qui a cavalé toute la ville pour trouver LE bel ingrédient bio et de pleine terre. La façon dont on s’approvisionne et le stress que cela engendre entre aussi en ligne de compte. Un peu de globalité n’a jamais fait de mal à qui que ce soit °-)

L’attention est pourtant ailleurs que sur l’accessibilité des produits :

Nos difficultés :

Nous rencontrons tous les deux, chacun à notre échelle, la même difficulté lorsque nous transmettons nos savoirs : aller chercher le déclic. Celui qui ne peut être que chez notre élève. Réussir à allumer cette flamme qui s’autorise à animer créativité et personnalité.

Bien sur, il y a la recette, sur laquelle on peut s’appuyer quand on ne sait pas encore l’alchimie des ingrédients, où les proportions sont importantes. Quand nos autres sens ne sont pas encore pleinement accueillis dans les casseroles. (odorat, la vue, le toucher et le gout sont aussi important à la lecture de la recette).

Les médias nous proposent une foule d’émissions et de journaux, photos. Nous avons des exemples de ce que l’on veut obtenir, soulignant tantôt la rigueur, tantôt la simplicité, tantôt le raffinement, tantôt la rapidité, tantôt la méticulosité, etc.

Chaque post a son intérêt. Celui de son auteur. Il vous touche suivant ce que vous-même cherchez à obtenir.

Déclic aux fourneaux

Le déclic. La personnalité que l’on veut bien mettre en cuisine. L’assaisonnement que l’on personnalise, que l’on rend sien. Les pas de coté que l’on s’accorde. Oser. Utiliser un peu d’audace, ou beaucoup. Tous les deux cherchions ensemble le mot que nous avions sur le bout des papilles : PERMISSION. Sourires échangés. Nous avions trouvé.

Le plus difficile en cuisine, comme ailleurs, est de se donner la permission.

Permission de faire comme bon nous semble. Bien sur, bon. C’est ce que l’on cherche. Le plaisir dans l’assiette. Et pour cela, prendre ou se donner la permission d’ajuster une recette ou des produits à notre gout.

Elle est accordée à chacun d’entre nous.

Avec les moyens que nous avons.
Avec les compétences que nous avons.
Avec le niveau que nous avons.

Tout est évolution.

Je vous accompagne au cours de cette évolution, pour qu’elle soit confortable et pérenne.