Télétravail et balance

Moi, Depuis le premier confinement, je n’ai pas renouvelé les piles. Économie de bouts de chandelle ! Ma garde robe me donnait à peu près la même info : Ma silhouette a évolué. Pourtant, je peux vous promettre que les sieurs Uber et Deliveroo ne connaissent pas la maison. Parce que ceux-là, pour faire bouger l’aiguille de cet engin sont assez balaises !

Télétravail  et balance, petits soucis du quotidien.

Oui petits soucis, car s’ils nous prennent la tête au quotidien, il existe des choses plus grave dans la vie, question de regard.

Parce que je ne suis pas d’un naturel pessimiste et rabat-joie, je ne vous parlerai pas d’économie, de précarité, de santé, de solitude et de liberté…Les médias s’en chargent bien assez !
Télétravail, et balance donc vous dit le titre…

Tellement de critères rentrent en ligne de compte !
A nouveau la temporalité et le rythme de nos journées sont bousculés.
Les horaires sont difficiles à respecter, et le temps que nous passions à notre déplacement sur le lieu de travail est souvent converti en temps supplémentaire sur notre lieu de travail : l’ordinateur.

N’est-ce pas ?

Balance et rythme

Que ce soit le soir ou le matin, il y a facile une heure de plus… à moins d’avoir installé une autre activité.
Et puis comme on s’ennuie des autres, on va sur les réseaux dit sociaux pour les apercevoir, et on « scroll »…

Et puis la balance… ah la la !
Moi, Depuis le premier confinement, je n’ai pas renouvelé les piles. Économie de bouts de chandelle ! Ma garde robe me donnait à peu près la même info : Ma silhouette a évolué. Pourtant, je peux vous promettre que les sieurs Uber et Deliveroo ne connaissent pas la maison. Parce que ceux-là, pour faire bouger l’aiguille de cet engin sont assez balaises !

Plusieurs raisons

Bien sur, le grignotage aurait pu être soupçonné, mais sincèrement, pas tant que ça : Comme je faisais de vrais repas, je n’avais pas faim et n’étais pas toujours la tête dans le frigo. Bon ok, l’apéro de temps en temps, l’alcool étant celui qui transforme les sucres en graisses, cela doit aider dans la réduction de mes pantalons. Bon, 2 fois par semaine, ça ne me paraît pas si grave.

Il doit y avoir autre chose. Ce n’est pas nouveau tout ça ! Je pratique ce rythme depuis longtemps sans incidence sur ma penderie.

Et puis, je suis retournée travailler en vélo, et les jours où je ne travaillais pas, j’étais tout de même active physiquement. Et là, tout doucement, curieusement, moins fatiguée, moins essoufflée au moindre geste… pourtant j’avais pris l’habitude de marcher régulièrement, sans doute pas assez, pas assez vite…

En fait, un premier point dont je ne vous ai pas encore parlé est … tadatada, roulement de tambours… la sédentarité ! Savez vous qu’elle est aussi nocive que l’alcool et le tabac ? Voici une vidéo qui l’illustre très bien :

J’ai adopté depuis un autre rituel qui me convient.

En ce moment, on a tout de même plus de probabilité de faire bouger l’aiguille  de la balance dans le bon sens ou alors de la laisser bien en place : nous avons un peu plus de possibilités de sortir sans trop de risques. Les parcs sont ouverts, et nos rythmes de vie ont déjà un peu évolué : nous cuisinons plus, nous avons appris au fur et à mesure à mettre d’autres habitudes en place.

Esthétique ou non

Je continue de me faire à manger, des plats sains et gourmands… rien de neuf sous le soleil printanier. Et comme d’habitude, au printemps, on se demande comment être joli(e) en maillot ou en short… on n’a pas encore perdu tout le surplus de l’année dernière, donc faisons en sorte de ne pas rajouter une couche de plus !

Sans être une question d’esthétique, ce poids que la balance jauge, j’ai à le porter, au quotidien. Mes organes doivent contourner ou traverser ces petites couches successives pour fonctionner au mieux, pour que ce soit plus facile d’être en mouvement, plus facile de contacter cette motivation qui parfois me manque, et cette si belle énergie qui parfois déplaçait des montagnes.

Certainement, travailler à la maison est difficile, surtout quand on fait l’école en plus. Nous perdons la notion du temps. Et pourtant tout doit être fait encore plus vite, le travail à rendre est pour hier…

Le poids du quotidien

Voici donc un autre facteur important : le poids du quotidien, l’incertitude, la morosité environnante déclenche une protection toute naturelle, comme un tissu dont je me drape, pour me protéger du froid. Ce tissu dit adipeux est aussi une forme de protection… contre ce qui me « gonfle ».

Alors, je profite de ce temps pour dégonfler tout ça, et mine de rien, cela va plus vite que je pensais, transformer les idées en envies et réalisations, et sincèrement, je ne sais toujours pas ce que me dit la balance, mes pantalons se stabilisent, l’énergie est aux environs… et puis, je n’y pense plus.

La balance n’est qu’un informateur d’une globalité. L’alimentation, la sédentarité, l’humeur, l’environnement… Chacun a son point fort pour avoir du pouvoir ou non sur cette information.

Et là ma question est : est-ce important ?

La réponse vous appartient. Et à vous seul. Est-ce que vous gardez ? Est-ce que vous faites évoluer ? Que mettre en place pour arriver à gérer ces « petits soucis» du quotidien, avant qu’ils ne deviennent de vrais problèmes à plus long terme.

Si vous vous reconnaissez dans ce texte, que vous avez envie de faire la paix avec ce tempo et la balance, je serai ravie de vous offrir un moment d’échange lors d’une séance diagnostique de 30 min.

Manger par peur ou par faim?

Se mettre à table, moment très apprécié en France, n’est pas forcément synonyme d’avoir faim.

Manger par peur ou pour se rassurer :
De façon surprenante, je ne vous parlerai pas ici de l’inquiétude de la qualité des produits que l’on met dans son assiette.

Se mettre à table, moment très apprécié en France, n’est pas forcément synonyme d’avoir faim.

Les raisons sont nombreuses :

– La tradition, l’habitude, on mange trois fois par jour.
– La convivialité, entre collègues (un jour, cela reviendra), en famille, le repas n’est pas seulement se nourrir, c’est aussi partager, se raconter.
– Le plaisir des sens : l’odorat, les yeux, le goût, les textures, tout un tas de raison d’apprécier se mettre à table.
– La politesse, c’est l’heure, on nous attend, on a préparé à manger pour nous.

Et il y a aussi, celle plus fréquente qu’on ne le croit :

– Manger par peur d’avoir faim plus tard.

Rassurante et fatigante précaution

Être sur d’avoir notre stock d’énergie plein et disponible (un peu comme remplir le réservoir d’essence de la voiture pour tenir la distance).
Mais sincèrement, manger alors que vous n’avez pas faim peut être fatigant : Le corps au mieux de sa forme utilise 75 % de son énergie à la digestion (quand on mange sain, léger, en bonne compagnie, etc). Imaginez quand on n’a pas faim !

Pour ma part, cela m’arrivait souvent le matin :
J’aime manger une ou deux heures après m’être réveillée : ma tête se réveille plus vite que mon corps °=°. En tant qu’auto-entrepreneure, je travaille  à la maison la plupart du temps. Je peux donc écouter mon corps et prendre un petit déjeuner à 9 :30 plutôt qu’à 7:00.
Et les jours où je savais que ma journée allait être longue et physique, je mangeais copieusement. Je n’allais quand même pas me lever 2h plus tot ! Et bien… je trainais toute la matinée, et je compensais en buvant 2 ou 3 cafés. Bon, ça fonctionne, sur un temps. Mais sincèrement, pas sur la durée !

Maintenant, en prévision d’une grosse journée, je prends quelques fruits, pour avoir leur sucre, avec un grand bol de thé et je file avec quelques amandes dans la poche… pour me rassurer, moi aussi j’anticipe la faim ! Et en général je les oublie, car je suis occupée et ne pense pas à manger, puisque je n’ai pas faim. Et je ne suis pas plus fatiguée en fin de journée.

sensations et comportements alimentaire

Les comportements alimentaires sont surprenants, illogiques au possible, mais les sensations n’ont rien de logique, c’est bien connu !
Chez un écureuil, ou un ours, une marmotte, c’est vital de faire des provisions pour plus tard. Pour nous qui ne dormons pas tout l’hiver, coincés par quelques blocs de neige, je pense qu’il serait raisonnable d’attendre d’avoir faim pour manger.

Quand on sait que le jeûne est une thérapie reconnue et efficace, pour guérir bien des pathologies, parce que le corps a une capacité de régénérescence fantastique, on peut se poser la question sur la légitimité de cette peur, de nos comportements rassurants.

Tous ces comportements sont légitimes, ils nous ont aidés à être ce que  nous sommes, nous ont protégés par moment, fait grandir à d’autres. Accueillons-les avec gentillesse et faisons le point si nous voulons les faire évoluer.

Le plaisir d’être à table, de manger, manger ce dont on a besoin, au bon moment. Je vous accompagne pour que ces changements soient confortables.

Et vous, est-ce que cela vous arrive ?
Voulez-vous transformer cette peur de manquer d’énergie ?

 Film sur le jeune , une nouvelle thérapie (les découvertes à ce propos ont quelques dizaines d’années) : https://www.arte.tv/fr/videos/043980-000-A/le-jeune-une-nouvelle-therapie/

Le doute : vers l’insouciance ou l’aide ?

Souvent pris comme inconfortable, j’estime le doute plein de possibles.

Pourquoi le doute nous fait-il tant réfléchir ?
Notre façon de fonctionner est transversale et transférable dans plusieurs domaines : la façon de nous comporter dans nos activités professionnelles ou personnelles est souvent la même, ou approchante. De même, nos actions et comportements en cuisine se rapprochent de nos vie et personnalité. L’alimentation comme un miroir de vie…

Souvent pris comme inconfortable, j’estime le doute plein de possibles.

Le doute est un ressenti souvent rencontré en cuisine chez les personnes que j’accompagne :
Doute sur une recette, sur la capacité à la faire, doute sur le « sans recette ».
Comment manger équilibré, qu’est-ce que l’équilibre ?
Est-ce que je vais réussir, est-ce que sera aimé, vais-je réussir à changer mes habitudes, est-ce que cela en vaut la peine ?

L’ignorance, une belle piste d’amélioration!

Toutes ces questions sont légitimes, et applicables ailleurs qu’en cuisine.

L’avantage avec la cuisine, c’est que cela revient souvent, et que le risque est limité, que l’on peut faire des pauses (courtes de préférence) dans les transformations sans remettre tout en questions.

Bien sur, douter, hésiter, sur une décision ou une action implique un ralentissement, très souvent agaçant, déstabilisant.

Et pourtant, avec un peu de recul, il est puissant !

Pensez à une personne qui pense maitriser à tel point une matière, qu’il fonce, tête baissée. On l’admire, et on a envie de le suivre. C’est dynamisant. Et, suivant l’étendu de sa connaissance, on apprend, on va loin. C’est chouette.

Ce qui vous a permit de le suivre, et d’apprendre, c’est le doute que vous aviez en vos propres capacités, la curiosité, l’envie d’une béquille. Et vous évoluez, deviendrez aussi un modèle dans votre domaine.

Prendre une recette, ou un cours de cuisine pour vous indiquer la base, et laisser faire votre imagination pour reproduire à votre gout, est une promesse de bons moments de plaisir, que vous cuisiniez pour 1 ou pour 15 !

Les stratégies possibles

Le doute implique à mes yeux une belle adaptation, j’irai jusqu’à dire que c’est une preuve d’intelligence.
Quand je doute, je m’agace terriblement, parce que j’aime savoir où je vais et ce que je veux faire.

Dans ce cas, j’ai deux options :

L’insouciance et l’aide.

Je reconnais que je préfère l’insouciance, plus légère, plus douce, plus risquée aussi. Et qui amène plus d’estime de moi.

Carrément difficile pourtant de me laisser aller, de laisser les choses être, juste à faire confiance en mes capacités à m’en sortir, grâce à mes connaissances et compétences. A mes savoirs faire et savoir être. Il « suffit » d’écouter mes ressentis, d‘interpréter ces ressentis et de voir comment je peux y répondre… ou pas. Et d’agir en conséquence.

L’insouciance implique un résultat que je ne connais pas vraiment avant d’avoir commencer. Une aventure à plus ou moins grande échelle.  Et je m’émerveille encore de ma capacité d’apprendre.
Que ce soit des petites choses ou de grands projets, j’apprends et j’adore ça.
L’insouciance va m’apporter une certaine fierté, parfois de belles rencontres, et une sacrée légèreté que j’aime tant.

Le doute serait-il source de création?

Je pense que c’est là que je prépare mes plats les plus gouteux, les plus jolis. Parce que j’ai appris au fur et à mesure des techniques que je peux réutiliser et sortir de leur contexte.
J’utilise ce « lâcher-prise » ou « laisser-être » dans bien des domaines.
Et vous ?

Et puis, il y a aussi la peur, le manque de confiance, ou le manque d’énergie, de temps qui font que lorsque le doute est grand, je vais demander de l’aide.

L’envie de m’appuyer sur l’expertise, l’expérience et la pédagogie. La méthodologie, l’apprentissage des gestes et du fonctionnement, enseignés par un professionnel, sont très rassurants. Cela permet d’avancer en sécurité, donc posément et souvent plus rapidement.

Demander de l’aide, c’est aussi accueillir une vulnérabilité.

Quand je mets ma peur de coté, que je ne l’écoute pas, je ne fais rien. Comme figée.
Dans le domaine culinaire, cela peut vous freiner : ne pas changer un gramme d’une recette, ou préférer prendre un pat tout prêt, servir toujours les même plats à vos invités puisque ce sont des valeur sures… cela ferme bien des portes.

Oser demander, et s’apercevoir que cela amène sourire, une rencontre. Celui qui aide reçoit autant que celui qui demande. Cela veut dire qu’on lui fait confiance, et c’est bon à recevoir.
Et puis, quelle joie d’entendre la réponse à mes questions, expliquées, ou simplement logiques, tout ça parce que la personne à qui je demande a un autre regard que moi…

Vraiment le doute est un des premiers pas vers l’évolution.

Le doute est LE chemin pour progresser.

Voulez-vous de l’aide pour des techniques facilitantes ?
Voulez-vous un accompagnement pour accueillir l’insouciance?
Violaine Cook est là, dispo pour vous.

Habitudes vs routine

Nous avons remis l’humain au centre, la protection de l’humain au premier plan.

L’humain, partie de la nature

Nous avons tous observés durant ces deux mois de confinement une grande respiration pour la nature. Les activités humaines ont prodigieusement évolué.
Pas de transport, moins de déplacement, moins d’approvisionnement lointain.
Davantage de fait maison.

Et des envies d’espaces, le silence et le temps disponible sont revenus.

Nous avons remis l’humain au centre, la protection de l’humain au premier plan.

Nous avons eu la preuve que nous pouvons protéger la vie, du moins agir dans ce but. Simplement en agissant différemment, ou cessant d’agir de travers.

Hors,  l’humain fait partie de la nature.

l'homme au sein de la nature

Les inquiétudes étaient sur la santé bien sur, sinon, nous ne nous serions pas arrêtés…

Et aussi l’économie incertaine, comment continuer de travailler, occuper les enfants, nous occuper nous aussi, voir nos parents âgés, dire au revoir à ceux qui sont partis, soutenir les soignants, aider ceux qui géraient l’intendance…

Au bout d’un certain temps, assez variable suivant les individus, nous avons dit: « plus jamais ça ! »

Pourtant…
Les belles résolutions sont encore là.
Mais voilà, la remise en route a aussi remis en route les vieilles habitudes.

Pourquoi est-ce si difficile ?

Habitudes

Et bien justement parce qu’une habitude est à changer, ou alors de nouvelles à prendre.

Selon notre cher Larousse, une habitude est une aptitude à accomplir avec facilité et sans effort particulier d’attention une action. Cette aptitude est acquise par une pratique fréquente, l’exercice, l’expérience.

Tous les formateurs et éducateurs et pédagogues vous diront

« Il est plus facile d’apprendre que de désapprendre. »

Si vous avez des connaissances erronées, il vous sera vraiment laborieux de les effacer pour apprendre les justes.

Hors, les habitudes que nous avons prises durant le confinement étaient nouvelles, et accessibles, car elles avaient une raison concrètes de se créer. En reprenant notre rythme pré-confinement, nous reprenons aussi nos fonctionnements

Nous allons, dans nos comportements, vers quelques choses que nous connaissons, notre cerveau fonctionne comme ça : les connexions les plus utilisées sont les plus rapides. Pour d’autres apprentissages, d’autres connexions, cela demande plus d’énergie. Le corps est programmé pour économiser l’énergie. Donc nous allons au plus connu. Très logique.

Pour faire évoluer nos habitudes, nous allons sortir notre zone de confort, de facilité. Nous allons aller un peu moins vite, le temps de faire un peu évoluer l’organisation du quotidien. Et puis, nous pourrons de nouveau accélérer si on préfère aller vite… ou pas.

Et comme nous avons eu l’impression d’être enfermés sous la contrainte… du coup, beaucoup veulent rattraper un temps disparu, un temps donné, un temps imposé, car nous sommes d’accord, il n’est pas perdu !

Donc pour prendre de nouvelles habitudes, ralentir, et dans les débuts, agir avec sa tête.

Et puis, pensez à vous féliciter !

Liberté retrouvée

La liberté selon notre cher Wikipédia, est un concept qui désigne la possibilité d’action et de mouvement. Pour le sens commun, la liberté s’applique  principalement aux individus et s’oppose à la notion d’enfermement et de séquestration.

Nous avons accueilli ce temps libre imposé comme un énorme chambardement.

Certains ont redoublé de travail, ils s’occupaient de l’intendance, et de la survie des autres.
D’autres ont juste changé de lieu et économisé du temps de transport, souvent pris à travailler plus.
Quelques uns ont retrouvé cette liberté pendant le confinement, libéré de l’obligation du temps et de l’argent, ils ont découvert une infinité de possibles.

Et le choix de les suivre ou non.

Un peu par obligation, nous avons choisi (paradoxal) de  consommer plus local : en plus d’être LA plus accessible façon de se nourrir, nous avons pu être solidaire des plus petits producteurs pour qui l’arrêt total de travail signifiait aussi la mort de leur entreprise. De quoi doubler la motivation !

Les autres achats étaient plus difficiles, et dépendait des géants du web, en mettant à contribution des livreurs, pour des biens qui n’étaient pas toujours de 1ere nécessité… c’est un autre débat.

jaillissement diable en boite

Alors, depuis que les portes sont à nouveau ouvertes, c’est un jaillissement !  Tel un geyser comprimé, un diable en boite, les vieilles habitudes reprennent place. A nouveau nous voulons aller plus vite, comme pour combler un manque… ce manque d’activité qui nous a pourtant comblé de tant de moments vécus, d’habitudes différentes.

Alors oui nous avons découvert d’autres connexions, que nous avons même aimées. Quand nous étions dedans. Et les emmener dehors est moins évident.

La respiration de ces deux mois se masque.

Et puis, depuis un ou deux cents ans, nous avons pris l’habitude d’avoir rapidement ce dont on avait envie… et depuis des millénaires, les hommes transforment leur environnement pour fonctionner plus facilement, on y a ajouté depuis peu un très grand confort, du moins, dans les pays dits civilisés.

Satisfaction immédiate

Depuis une trentaine d’années, voire un peu plus, nous vivons dans un fonctionnement de satisfaction immédiate. Dans bien des domaines !

Qui ne râle pas quand sa connexion rame et que le document (ou la série, ou la musique…) met 30 secondes à charger ?
A moins qu’on ne râle quand le plat au resto n’arrive pas dans les 10 min, alors qu’on veut manger frais et qualitatif ?
Qui ne peste pas quand, pour aller en Espagne quand on habite Lille nécessite plus de 12 heures de voiture ?
(ce n’est qu’un exemple, en avion, c’est long aussi)
Rares sont ceux qui ne râlent pas quand il faut passer une petite heure par jour en cuisine pour nourrir 4 personnes de façon équilibrée sur 3 repas ?

Soyons honnêtes, les personnes laissant le temps au temps sont rares…
Aller vite est grisant. C’est un fait… pourtant, nous avons ralenti, et sauvé des vies.

Alors ?

Les autres aussi

Faire des efforts et voir que les autres continuent de faire n’importe quoi est décourageant, n’est-ce pas ?

Et alors, on se met à imaginer que tous ses efforts sont vains, et on va spéculer que tous se comporteront mal, continueront de prendre l’avion, prendre leur 4/4 pour faire 3 km, sous prétexte qu’il faut ramener les enfants (ou les courses). Ça marche aussi pour la vieille C3 qui pollue. Et chaque fois que l’on voit un mégot par terre, ou un masque, que les gens remplissent leur caddie de coca, nutella et plat sur-préparés, une belle vague d’acidité nous arrive à l’estomac. Et nous enrageons en silence.

Là, vous avez le choix de rester avec vos aigreurs d’estomac
OU 
Spéculer sur le fait qu’il y en a beaucoup qui agissent dans le même sens que vous. Et du coup, faire, s’inspirer de ce que les autres font et devenir source d’inspiration aussi.

Là aussi, c’est une question de regard.

Nous avons besoins de récits qui nous rassemblent, qui fassent agir un vaste réseau d’interdépendances. Que nous agissions de façons individuelles ou collectives, nous allons vers une même croyance, un même but.

Théorie de la grenouille et syndrome de l’autruche

C’est quand cela sent le brulé qu’on s’aperçoit que la casserole attache… pourtant, cela fait un moment qu’elle chauffe.

C’est comme la théorie de la grenouille dans la casserole : on la met dans une casserole d’eau chaude, elle s’en ira vite d’un coup de patte. Mettez là dans l’eau froide et faites chauffer la casserole, elle finira par cuire parce que finalement, elle arrive à s’adapter au fur et à mesure et ne perçoit pas le danger.

Description : VISUVIOCOOK:pour newsletter:2020-06 nl:grenouille.png

Lorsque nous sommes en danger, c’est notre cerveau reptilien, le plus enfoui, et le plus réactif prend la main et deux solutions s’offre à nous : faire le mort, ou se planquer.

Donc, suivant la théorie de Cyril Dion, quand on ne parle que de danger, de déforestation, de sécheresse, famine, sur consommation… notre cerveau se protège, et, inconsciemment nous faisons comme si le danger n’existait pas.

Tandis que si nous racontons, lisons, faisons circuler des stratégies, le cerveau se débloque et nous trouvons une belle motivation à agir, des possibilités et des voies de sorties. C’est une des raisons qui l’a motivé à co-réaliser le film «Demain ».
En s’organisant sur des objectif atteignables, petits et de plus en plus nombreux au fur et à mesure de sortie de zone confortable, nous arrivons à changer nos habitudes et à donner du sens à notre quotidien.

Pour que la nature, notre Terre, puisse respirer elle aussi.

Cet article vous parle ? Etes vous prêt à changer votre monde, grâce à une alimentation gourmande et saine, accessible, à vous impliquer? Je vous propose de faire plus ample connaissance et d’échanger sur vos attentes au travers d’une séance de diagnostic que j’ai plaisir à vous offrir.
Cette séance de 30 minutes permet de confirmer que nous pouvons travailler ensemble, autant en terme d’entente que d’efficacité.

Les enseignements de la crise sanitaire

Alors là, je suis sure de ne pas me tromper quand je dis que vous étiez plus souvent aux fourneaux durant cette période de confinement. Vous y avez certainement découvert de nouvelles techniques, et j’espère de nouvelles saveurs. Bravo super contente, et fière de vous, même si je n’y suis pour rien … Si vous voulez, on développera les changements en cuisine à un autre moment.

Là je vous parle de consommation lors de la crise sanitaire.

Notre apprentissage n’était pas (que) dans les livres de cuisine mais bien dans la manière de vivre. Et ce que nous n’avons pas encore appris, nous en avons pris conscience, ce qui est déjà un progrès.

Vous avez peut-être changé votre façon de faire les courses, ou alors vous êtes vous renseigné, avez vous vu passé d’autres fournisseurs, plus locaux, livrables en vélo, afin de vous éviter de sortir trop souvent ? Avez-vous lu mon article sur l’approvisionnement ?

Notre modèle agricole et alimentaire actuel est en partie responsable du chamboulement que nous avons vécu, et dont nous essayons d’émerger : déforestation, mort des sols et de la biodiversité. Ici comme à l’autre bout du monde.

Sobriété

Nous avions pris l’habitude de l’abondance immédiate, sans même la demander. Comme un droit acquis. Et cette fois-ci, pas de grèves pour les récupérer. Nous avons compris qu’il en allait de la survie de milliers de personnes et nous avons changé nos habitudes.

Main d’oeuvre en crise sanitaire

Notre système agricole dépend, en plus de la météo, d’une main d’œuvre précaire et d’une mondialisation à outrance. Les exploitants agricoles ont la vie, et le porte-monnaie difficile.

Pendant ces deux mois, nous avons vécu essentiellement avec des produits locaux, tant par solidarité que par approvisionnements présents. Les comportements se sont orientés vers du bio, du local, et 9 personnes sur 10 aimeraient une autonomie, alimentaire, et des produits basiques indispensables.

Il y a eu une prise de conscience sur ce que la France pouvait produire, et sur ce qu’elle achète à l’étranger. Pris conscience aussi, qu’en absence d’une main d’oeuvre étrangère, il y a peu de main d’oeuvre compétente en France.

Si je suis pour une Europe économique, bien pratique quand on passe les frontières, le jour où on ne peut plus les passer, on a intérêt à avoir un grand potager … Vous comprendrez l’image.

Les exploitants agricoles faisaient partie des métiers peu mis en valeurs, jusqu’à cette crise sanitaire. Au même titre que les soignants et les métiers gérant l’intendance, ils passaient aux oubliettes. Ils sont pourtant les piliers de notre chaine alimentaire. L’article de la fondation nature-homme propose des stratégies constructives pour aller vers une autonomie, ou du moins indépendance alimentaire :

https://www.fondation-nature-homme.org/magazine/pourquoi-comment-relocaliser-agriculture-alimentation-apres-covid

Gouvernance après cette crise sanitaire

Bien sur quelques uns répliqueront, on ne peut rien décider, cela dépend des collectivités, des ministères, des lobbies. Oui aussi. A nous d’élire ou d’agir politiquement à notre niveaux. Nous pouvons aussi changer de niveaux pour les plus motivés qui font partie de ce qui agissent pendant que les autres parlent. Un moyen accessible est de contacter sa mairie et de lui proposer des actions, tel que l’organisation de plus de bio et local dans les cantines, des jardins partagés et maraîchers… il y a quelques bonnes idées dans ce documentaire https://www.france.tv/france-5/le-monde-en-face/

On peut également ne pas attendre l’autorisation des « grands » ou des « décideurs » pour faire un peu de maraichage à notre échelle : pour tout ceux qui ont jardin, et qui aimerait manger du qualitatif. Je suis parfois étonnée de ces grandes pelouses bien tondues et arrosées en ces moment d’inquiétudes alimentaires, alors que la sécheresse menace déjà.

enseignement de la crise sanitaire
quelle sorte de jardin voulez-vous ?

Chacun fait une part

Ok, en complément d’un travail, avec les enfants, entretenir un potager prend vraiment du temps. Et esthétiquement, cela peut avoir des rendus moins élégants… quoique, c’est une affaire de gout. Et sincèrement, l’entretien d’une belle pelouse doit prendre autant de temps. La permaculture, quand elle est bien mise en place, ne nécessite pas tant de travail. Souvent, on ne sait pas par quel bout la prendre. A ce propos, je conseille les services de la paysagiste permacultrice Mélanie Lavigne qui a dans ses prestations moult conseils. Elle vous permettra de transformer votre jardin, en un espace harmonieux, vivant, nourricier. La permaculture allie les plantes ornementales et cultivables. Mélanie est adepte des chantiers participatifs qui limitent le cout de l’aménagement de votre jardin.

Vous pouvez choisir le jardin que vous voulez : plutôt qu’une grande pelouse bien tondue, sans fleurs ni papillons (voire le playdoyer des herbes folles), ou potager super garnis qui nourrira le village entier, ou la famille, si vous l’avez grande, ou un mixte des deux, un endroit où poser sont transat, récolter son potiron, et regarder les fleurs pousser.

Céline Gauthier , Designer vegetal,pour Sensitys pourra aussi vous conseiller.
Il y a plein de possibilités différentes, suivant vos moyens, votre temps, vos goûts, comme en cuisine !

Acquérir de nouveaux apprentissages pour vivre le monde d’aujourd’hui.

L’émission de Grand-bien vous fasse sur France Inter accueille l’ingénieur agronome et sociologue Eric Birlouez et parle du sujet : https://www.franceinter.fr/emissions/grand-bien-vous-fasse/grand-bien-vous-fasse-15-mai-2020

D’autres moments de partage, qui peut-être amèneront une connexion puissante : avec la terre, avec le moment présent, et avec des gens (peut-être vos proches ?). Je vous invite à lire mon article sur le sujet 

Je peux vous accompagner sur le chemin de votre transition alimentaire, il suffit de me contacter, nous trouverons une stratégie qui convient à votre chemin de vie.

Cet article vous parle ? Etes vous prêt à changer votre monde, grâce à une alimentation gourmande et saine, accessible, à vous impliquer? Je vous propose de faire plus ample connaissance et d’échanger sur vos attentes au travers d’une séance de diagnostic que j’ai plaisir à vous offrir.
Cette séance de 30 minutes permet de confirmer que nous pouvons travailler ensemble, autant en terme d’entente que d’efficacité.

La tête dans le frigo

En cas d’ennui, ou de stress, ou de télétravail, ou sans raison, quand on reste à la maison, la plupart du temps, le frigo et les placards-épicerie deviennent de très bons amis, qu’il est facile de visiter. Ils nous réconfortent, nous distraient, satisfont des besoins de variété, de douceurs, de satiété, de gourmandise… et autres.

Grignotage

En cas d’ennui, ou de stress, ou de télétravail, ou sans raison, quand on reste à la maison, la plupart du temps, le frigo et les placards-épicerie deviennent de très bons amis, qu’il est facile de visiter. Il est facile d’être la tête dans le frigo plus souvent que nécessaire. Il nous réconforte, nous distrait, satisfait des besoins de variété, de douceurs, de satiété, de gourmandise… et autres. Le grignotage devient une belle habitude bien présente.

Les conséquences

Vous le savez, cette habitude a quelques conséquences, et pas seulement sur la taille de nos vêtements : cela mets aussi plein de nutriments supplémentaires dans notre organisme. Du coup, il y en a trop. Même le grignotage d’aliments dit sains entraine un surplus dans les comptes. Comme l’organisme est un bon comptable, il stocke : pas possible d’éliminer ce surplus en ce moment par une bonne dose d’exercices physiques. Et il stocke sous la peau, ou alors dans les artères, le foie, fatigue du coup les organes digestifs inutilement, et surchargent les autres de substances dont ils n’ont pas besoin.

Bon ok, le but de l’article n’est pas de vous amener un peu plus de culpabilité sur ce fait, je suis sure que votre petite voix vous l’a déjà dit.
L’avis du site manger-bouger sur le sujet

Astuces pour limiter les dégâts

Voici quelques pistes pour ouvrir les placards et frigo juste 3 fois par jour :

  • Manger à votre faim au repas. Faites de vrais repas. Un minimum de sucres lents et de fibres aide à oublier son estomac entre les repas.
  • Préparez votre repas : cela contribuera à une pause nécessaire et relaxante : choisir ce que vous mettez dans l’assiette implique d’écouter une envie, une faim (fraicheur, douceur, croquant, acide, sucré ?) Écouter aussi votre créativité, pour transformer des ingrédients en une assiette qui vous convienne. Très relaxant les activités récréatives.

Faites une pause

  • Faites des pauses récréatives. Le cerveau aime varier les activités et sait rester concentré en moyenne 90 min chez un sujet adulte, avec une chute de l’attention des 30 min. (sans mouche qui vole ou téléphone qui vibre). Il est donc tout à fait recommandé de faire une pause. Prétexter une cigarette ou une petite faim est inutile. Votre envie de pause est légitime.
    Cela peut-être respirer par la fenêtre, faire une caresse au chat/chien/lapin/ce que vous voulez, vous faire un thé, discuter, passer un coup de fil à un ami, chanter, danser … bref, plein de stratégies, même, celle de ne rien faire, de laisser un vide flotter : très sain. VOUS AVEZ DROIT À UNE PAUSE.
  • Mettre un mantra sur le placard-frigo tentant : « Tu as un corps parfait », «  Le corps qui te porte te remercie de prendre soin de lui », « je fais ce qui est bon pour moi », « j’ai le choix », « tout est comme cela doit être », « je suis fier de qui je suis »… bref un truc que vous avez envie d’entendre.
  • Ayez un verre d’eau à portée de main, ou une tasse d’infusion. Oui plutôt un verre qu’une bouteille, souvent trop grande, trop lourde, réutilisée 15 fois sans être lavée, et puis, il faut dévisser le bouchon, on la boit sans faire attention. Une jolie tasse, un verre dont on apprécie l’épaisseur ou la finesse… histoire de mettre un peu de sens avec vos sens. (Et puis, c’est bon pour la santé de boire des petites quantités tout au long de la journée). cela vous permettra également de bouger pour aller la remplir régulièrement.
  • Pensez à une petite collation à 16h (ou à 10h si vous n’avez pas déjeuné), du style, un fruit, quelques amandes 1 carré de chocolat, une tranche de pain. Les français mange souvent à 20h… cela vous évitera de vous jeter sur le fromage en préparant le repas.
  • Quand vous préparez un repas, doublez les doses : cela vous prendra le même temps ou presque et un des repas suivant, vous serez ravi de vous mettre les pieds sous la table.
  • Faites le ménage des placards et supprimer les éléments tentants que vous savez déraisonnables, quand vous faites les courses n’en n’achetez pas.
  • Faites-vous plaisir à table : ok pour la gourmandise : la gourmandise peut –être saine. Et équilibrer le reste du repas et de la journée.
  • Je vous invite à me contacter  pour vous accompagner dans la démarche.

Laquelle de ces stratégies vous paraît le plus facile à mettre en place ?

Un coup de main pour en mettre en place ?

Approvisionnement

Voici quelques stratégies pour limiter vos sorties alimentaires

La situation

Nous sommes à la deuxième semaine de confinement, et apparemment, c’est loin d’être la dernière… Prenez soin de vous, restez chez vous le plus possible.

Nous sommes à la deuxième semaine de confinement, et apparemment, c’est loin d’être la dernière… Prenez soin de vous, restez chez vous le plus possible.

Ok, vous entendez et lisez cette phrase au moins 20 fois par jours !

Cependant, le frigo et les placards se vident progressivement,

Les médias vous suggèrent d’en profiter pour cuisiner, de changer vos habitudes, d’apprendre le fait maison, et … de rester chez vous.

C’est bien joli ça, comme rendre les deux cohérents ?

Faire ses courses revient parfois à jouer à la roulette russe …

Les consignes de précaution sont suivies de façon aléatoire. J’ai été dans un supermarché pour limiter mes déplacements parce que j’avais besoin de produits d’entretien également.  Il y avait beaucoup trop de monde à mon gout. Pas sure que ce soit le bon choix.

 Je félicite et remercie aussi tous les employés des magasins d’alimentation !

Les stratégies pour limiter vos sorties:

  1. Faites de la place dans votre congélateur, dans vos placards : Où mettrez-vous tout ce que vous allez acheter ? Comment ? Tous simplement en consommant ce qu’il y a dedans. Salé, ou sucré, tout est bon à consommer, assembler inventez. Si vous avez besoin de conseils, contactez Violaine Cook, on trouvera surement quelques recettes à improviser, je suis experte en la matière.

Je vous suggère de lire mon article sur les différentes formes de protéines. Et puis, on a souvent quelques boites de légumes ou sachets au congèl (pour ceux qui ont un congèl)

Bien sur il vous faudra quand même quelques produits frais. Les drives sont submergés en ce moment et demande une bonne semaine de délais.

  • Faites-vous livrer : Des petites sociétés de livraisons à vélo se sont montées ces derniers mois/années. Vrac ou producteurs locaux, c’est le moment idéal pour favoriser leur développement :

– Comment ca vrac : http://commentcavrac.com/ épicerie mobile bio à vélo.

– Mes voisins producteurs : https://www.mesvoisinsproducteurs.com/, pas mal de délais aussi.

– Les artisans du frais : voici leur coordonnées et les mesures mises en place pour livrer sur Lille et alentours : suivre le lien

– Fruits de la terre : https://www.fruitsdelaterre.com/

Les grandes surfaces sont assez submergées en ce moment, mais vous pouvez toujours tenter votre chance. Personnellement, je préfère faire fonctionner les petites entreprises locales : ainsi, elles traverseront cette période économiquement difficile.

  • Faites une liste : Pas facile d’anticiper, pas drôle de s’y tenir. Et parfois, vous ne savez pas trop comment faire. Tout simplement, faites un menu, et une liste de courses en conséquence. Là typiquement, je peux vous aider : comment faire le menu de façon équilibré et éviter les grimaces à tables, ou de jeter les trop prévu, comment prévoir les restes, et construire votre menu avec ce que vous avez en fonction des saisons, et de votre budget. Je consulte par téléphone et webcam.

Optimiser les courses

  • Si vous avez choisi d’aller en magasin :

– Limitez les produits fragiles à votre consommation sur 2 jours, ce serait dommage de les jeter non ? Donc, tout ce qui est fraises, salade verte, charcuterie… À mettre dans le début de votre menu.

– Pensez aux légumes et fruits qui se conservent bien en dehors du frigo, au frais de préférence (garage, cave) : chou blanc ou rouge, poireau, céleri, carottes non lavées, oignons, pommes de terre, navets, fenouil, agrumes, pommes, poires. Si vous avez besoin de savoir comment les préparez, je suis à votre disposition.
Si vous n’en n’avez pas à la maison, pensez aux légumineuses. Sèches ou en conserve, selon votre capacité à les préparer. C’est le moment de commencer à les utiliser. Je vous conseille mon article sur les protéines végétales.

– Pour la viande, je vous suggère les morceaux à mijoter, moins chers, que vous pourrez préparer en plus grande quantité, et congeler ensuite. C’est le moment de tester les recettes.

– Si vous tenez au protéines animales, pensez au poisson en boite. Ils conservent longtemps et ont très pratique dans une salade, ou avec du riz.

– Pour les produits laitiers, regarder les DLC, en sachant qu’un yaourt peu se consommer au moins 15 jours après, s’il est stocké au frais.

– Si vous avez un congélateur, les produits bruts (non préparés) sont très pratiques : vous pourrez créer des recettes rapidement avec une préparation limitée : les légumes sont déjà épluchés. Comme ça, vous utiliserez ces légumes –fruits quand vos stocks de frais seront finis et pourrez ainsi reporter vos courses d’une ou deux semaines, suivant le nombre que vous êtes au foyer.

– bien sur pensez à prendre les produits ménagers dont vous avez besoin. Inutile de vider le magasin pour autant, c’est le ménage de printemps, mais tout de même ! je vous conseille les basiques savons de Marseille, vinaigre blanc et bicarbonate de soude qui permettent de nettoyer à peu près tout dans une maison. Vous pouvez vous mettre à faire votre lessive, nettoyer les sanitaires ou laver la vaisselle avec tout ça. C’est le moment de vous mettre au zéro déchet !

Pensez donc à prendre vos sacs et vos contenants lorsque vous faites les courses!! Vous gagnerez sur le zéro déchet et sur le temps nécessaire à ranger les courses.

Ranger vos courses :

  • Une règles d’or de la restauration à appliquer chez vous : placer ce que vous venez d’acheter au fond du placard et les stocks les plus vieux devant. Une simple logique de consommer ce qui est plus vieux et encore bon en premier. D’où l’intérêt de vider les placards avant…

Comme geste de précaution, je vous suggère de ne toucher que ce que vous prenez, et de ne pas vous gratter le nez en faisant vos courses °-)

Et en ce moment, comme habituellement, lavez votre frigo avant de le remplir, une simple éponge imbibée de vinaigre blanc, ou légèrement savonneuse. Un sopalin dans le bac à légumes (ou un torchon propre) à changer toute les semaines.

Et puis bien sur, laver vos mains.

Je suis là, si vous besoin d’aide pour gérer l’alimentation de votre nouveau quotidien.

Permission

Permission de faire comme bon nous semble. Bien sur, bon. C’est ce que l’on cherche. Le plaisir dans l’assiette. Et pour cela, prendre ou se donner la permission d’ajuster une recette ou des produits à notre gout.

Comment se font les grands cuisiniers, ceux avec qui on se délecte à coup sur? Ils s’accordent la permission d’oser. Oser sortir de la recette. Bien sur connaitre les bases, la chimie de la réussite et se permettre d’en changer les composants pour des saveurs uniques.

Après la master-class du célèbre chef Philippe Conticini, je discutai avec lui. Je lui disais combien j’avais apprécié son discours sur l’accessibilité à des mets savoureux, en fonction des produits. Il soulignait que les saveurs dépendaient de l’accord des différents assaisonnements, des différentes textures en fonction de ses goûts. Et que c’est valable pour chacun de nous.

Bien sur, avec des produits hautement qualitatifs, il sera plus facile de préparer un plat que l’on apprécie.
Bien sur, quelques techniques de bases vous faciliteront la tache.
Cependant, la clé de la réussite pour vous régaler est de cuisiner ce que vous aimez, avec votre cœur, vos tripes, en bref vos émotions.

Nous en sommes arrivés à débattre de l’accessibilité.

L’accessibilité de chacun aux divers produits, qui bien sur n’est pas la même pour tous. Elle dépend des moyens financiers, temporels et géographiques de chacun.
Parfois pas les critères auxquels on s’attend : celui qui est « pauvre » et qui cultive son jardin dans une campagne non polluée, en toute quiétude aura de bien meilleurs produits qu’un « riche » qui a cavalé toute la ville pour trouver LE bel ingrédient bio et de pleine terre. La façon dont on s’approvisionne et le stress que cela engendre entre aussi en ligne de compte. Un peu de globalité n’a jamais fait de mal à qui que ce soit °-)

L’attention est pourtant ailleurs que sur l’accessibilité des produits :

Nos difficultés communes:

Nous rencontrons tous les deux, chacun à notre échelle, la même difficulté lorsque nous transmettons nos savoirs : aller chercher le déclic. Celui qui ne peut être que chez notre élève. Réussir à allumer cette flamme qui s’autorise à animer créativité et personnalité.

Bien sur, il y a la recette, sur laquelle on peut s’appuyer quand on ne sait pas encore l’alchimie des ingrédients, où les proportions sont importantes. Quand nos autres sens ne sont pas encore pleinement accueillis dans les casseroles. (odorat, la vue, le toucher et le gout sont aussi important à la lecture de la recette).

Les médias nous proposent une foule d’émissions et de journaux, photos. Nous avons des exemples de ce que l’on veut obtenir, soulignant tantôt la rigueur, tantôt la simplicité, tantôt le raffinement, tantôt la rapidité, tantôt la méticulosité, etc.

Chaque post, chaque recette a son intérêt. Celui de son auteur. Il vous touche suivant ce que vous-même cherchez à obtenir.

Déclic aux fourneaux

Le déclic. La personnalité que l’on veut bien mettre en cuisine. L’assaisonnement que l’on personnalise, que l’on rend sien. Les pas de coté que l’on s’accorde. Oser. Utiliser un peu d’audace, ou beaucoup. Tous les deux cherchions ensemble le mot que nous avions sur le bout des papilles : PERMISSION. Sourires échangés. Nous avions trouvé.

Le plus difficile en cuisine, comme ailleurs, est de se donner la permission.

Oser

Permission de faire comme bon nous semble. Bien sur, bon. C’est ce que l’on cherche. Le plaisir dans l’assiette. Et pour cela, prendre ou se donner la permission d’ajuster une recette ou des produits à notre gout.

Elle est accordée à chacun d’entre nous.

Avec les moyens que nous avons.
Utilisant nos compétences.
Avec le niveau que nous avons.

Tout est évolution.

Je vous accompagne au cours de cette évolution, pour qu’elle soit confortable et pérenne.

Rentrée

Un peu comme j’aurai aimé qu’ils grandissent, doucement, à leur rythme… Et je suis sure, qu’ils auraient étés aussi loin qu’ils le sont aujourd’hui ! tellement fière d’eux !

Belles résolutions

La rentrée est là, les cahiers sont neufs, pleins de belles pages à écrire, de belles leçons à apprendre, les titres à souligner en rouge, parce qu’ils sont importants…

Très scolaire n’est-ce pas ?

Je me souviens des rentrées des enfants, la pile des cahiers, neufs, une couleur pour chaque matière, tout propre, d’un papier suffisamment épais pour que le stylo glisse sans baver. Je m’amusais à recouvrir les livres avec eux (enfin moi je couvrais et eux goutaient en me racontant leur journée, un à la fois s’il vous plait !). C’était l’effervescence ! Je voulais qu’ils aient toutes les chances de leur coté pour réussir, et continuer d’aimer aller à l’école. Pas que pour y retrouver les copains… Bon les toutes premières classes primaires étaient bien plus faciles comme objectif !

Les apprentissages y étaient pratiques, ludiques, visibles.
Les bons points, les félicitations, basées sur les efforts accomplis, déjà l’obligation d’être sage, plus ou moins compliquée à respecter.

Devoirs

Après, c’était plus aléatoire, ils devaient y caser bien plus de matières, et satisfaire tous les profs, dans chaque matière, gérer les temps et les tâches… et c’est comme ça pour tous ! Le mot devoir est apparu :

Ceux qu’ils faisaient le soir, devoir trouver la motivation, devoir avoir de bons résultats sous peine de se faire disputer (pour ne pas dire autre chose, restons corrects), devoir être heureux d’apprendre, devoir être à l’heure, devoir trouver une orientation pour leur future vie, devoir décrocher des concours pour avoir une chance de « réussir » sa vie…

Chapeau les écoliers de tout âge !
Quelle pression !!!
Une vraie cocotte minute !

Cuisson

Savez-vous à quoi sert une cocotte minute ?
Et bien elle met sous pression, afin d’augmenter la température et donc de gagner du temps…

Bien pratique!
Pourtant, perso, je préfère les cuissons plus lentes, j’ai fini par apprendre… Celles qui permettent aux saveurs d’aller dans les ingrédients et pas seulement dans l’air de la cuisine. Oui ça sent bon, ça met en appétit … mais sincèrement, une carbonnade ou un pot au feu en ¾ heure n’aura pas le même gout que celui qui chauffe en douceur pendant 3 ou 4 heures ! non ?

Résultat

Chaque parcelle d’ingrédient a le temps d’échanger avec son voisin. La saveur s’y imprègne au cœur de l’aliment, le bouillon ou la sauce qui s’en dégage a une texture et un parfum incomparable. Sans doute aurai-je pris le temps d’y  mettre une pensée pour la personne qui m’a donné la feuille de laurier, en Italie, alors que je m’extasiais sur la haie que formait cette plante aromatique, et le sourire partagé autour de la branche qui terminait dans mon sac. Oui Cette sauce aura prit le temps d’être parfumée, de mon expérience, de mon amour, pour ce que j’ai vécu, et ce que je vivrai à partager ce repas.

Un peu comme j’aurai aimé qu’ils grandissent, doucement, à leur rythme… Et je suis sure, qu’ils auraient étés aussi loin qu’ils le sont aujourd’hui ! tellement fière d’eux !

A quelle cuisson cuirez-vous vos enfants cette année ? Quelle sauce sortira du cartable ?

Le temps.
Si précieux, qu’il est difficile de le prendre pour s’aimer un peu, pour laisser les transformations se faire, à leur rythme.

Violaine Cook vous accompagne pour accueillir le temps passé comme un allié

Pour qu’ils apprennent à cuisiner, je leur propose des cours individuels, à moins qu’ils ne préfèrent cuisiner avec le groupe qu’ils formeront avec des amis. Me contacter avec votre demande, nous verrons comment ajuster tout ça à leurs motivations, leurs gouts, leurs horaires… Du sur mesure !

cours enfants

Autonome

Entrer dans une cuisine est comme entrer dans un vaisseau spatial pour certain : une promesse d’aventure et de découvertes, mais y devenir autonome et savoir piloter tous les postes est tout une affaire !
Des recettes ok, mais une petite voix vous dit que cela ne fait pas tout !

Par exemple, voici l’histoire de Corentin.

Ado, étudiant au lycée. Il mange comme quatre, équilibré depuis toujours : Ses parents sont assez à cheval la dessus depuis sa plus tendre enfance : petits pots de qualité, fait maison quand le temps le permettait, il a découvert assez jeune que son assiette dépendait des saisons et des produits qui y poussent. Bien sur quelques écarts un peu moins sain de temps en temps, rien de vraiment notable. Ses parents cuisinent et remplissent suffisamment son assiette pour qu’il n’aient pas faim en dehors des repas, et n’achètent que des produits « sains » en en-cas.

teenager

Corentin a à disponibilité une belle plage horaire, en plus de ces cours et travail scolaire pour pratiquer un sport qu’il a toujours aimé : le basket. Il y va deux fois par semaine, en vélo, le club n’est pas très loin. Il lui arrive de faire du dog sitter, suivant son timing, quelques fêtes, quelques grass-mat’… Tutti va bene !

Fierté

Cette année, il quitte le nid familial et va étudier à 200 km de là, super fier de cette école qui le met sur une belle voie.
Tout le monde est très fier de lui, il a passé ses examens avec succès, et vient même d’avoir son permis ! Champagne !!

Il passe une semaine entre potes pour fêter ça, et là… il s’aperçoit que ses potes comme lui, sont capables de réchauffer pizza, faire cuire des pâtes, cuire un œuf, réchauffer une conserve, pas très bonne… et que les restos sont chers.

Conscience

Corentin sait et a l’habitude d’avoir une vie saine. Mais voilà, il n’a pas été faire les courses avec ses parents depuis qu’il a passé l’âge de s’asseoir dans le caddie. S’il sait à quoi ressemble un poireau et connaît la composition du pot au feu, mais il ne sait que préparer que le gâteau au yaourt et celui au chocolat… excellent d’ailleurs !

La fête est bonne quand même, et en rentrant chez lui, il demande à ses parents de savoir gérer ses repas pour qu’ils restent qualitatifs.
L’embêtant, si on peut dire, c’est que c’est la veille du départ en vacances. Pas possible d’y cuisiner… et ils reviennent juste une semaine avant la reprise des cours, et eux reprennent le travail avant…

De nombreuses études ont démontré que manger sain pour peu cher est difficile quand on est étudiant. Ici et pour la presse.

Action

Qu’à cela ne tienne, Ses parents on entendu parlé de Violaine Cook et lui proposent 2 ou 3 séances de 2 heures pour être autonome : ateliers des bases, courses, budget, et équilibre.
De quoi se dégourdir, et se créer des possibles.

pot au feu de volaille

A sa première séance, Corentin sait faire un repas prêt en 15min, à mijoter 30min ou 3h… suivant ses préoccupations étudiantes : ce plat là ne brule jamais, il se servira du bouillon pour faire le risotto le lendemain, le reste des légumes en vinaigrette, qu’il a apprit à assaisonner suivant ses goûts.

Et puis, Il a appris à rouler le printemps, pour épater les potes, décliner les saisons ou emmener sa lunch-boxe. Aussi bon salés que sucrés avec des fruits.

galette veggie

Il sait également par quoi remplacer un morceau de viande quand il est fauché . il sait optimiser ses stocks quand il n’a pas eu le temps de passer au magasin. Bien sur, ces galettes végétariennes complètes peuvent se préparer à l’avance…et se décliner suivant son frigo. Il a la recette de base, à lui de se faire plaisir à petit moyen petit temps.

Le dessert a une saveur d’enfance et sert aussi au petit dej avec un fruit : semoule au lait vanillé, beaucoup moins sucré que ceux du commerce…

Autonomie

En une séance de 2h, Corentin a les toutes premières bases pour s’en sortir sans plats préparés. Il va revenir encore 1 séance de 2h, pour ouvrir le champ de ses possibles sans fusiller son budget.
Une partie de la séance prochaine sera consacré à aller en magasin avec lui pour choisir et acheter les ingrédients qu’il cuisinera en respectant son porte monnaie.

Bien sur, je propose cette prestation aux étudiants, et à toutes les personnes qui veulent apprendre à être autonome et se régaler de bonnes choses, saines, rapides et respectueuse de notre planète. Sur mesure.
Je propose aussi des groupes d’échanges de pratique pour les parents : Comment est-ce que l’on peut faire contribuer tout le monde à la maison, afin que chacun soit autonome et se sente concerné… en paix.

Chef ou cuistot

Il y a au moins deux sortes de cuisine, selon que l’on est chef ou cuistot :

La cuisine de ceux qui sont fans, passionnés, toujours à la recherche d’une bonne recette, d’un tuto sur le net, qui ne ratent pas une émission de ces concours hebdomadaires de jeunes prodiges qui nous font rêver.

Cette excellente cuisine promue par les médias met la pression.

Pour certains, cela motive donne envie.

Pour d’autres, cela impressionne et laisse admiratif.

Pour d’autres encore cela décourage : il ne passent même pas au fourneaux de peur d’avoir l’air nul en comparaison. Alors ils s’intéressent à d’autres choses et disent qu’ils n’aiment pas cuisiner… Vraiment ?

Qu’est-ce  que veut dire cuisiner ?

Pour moi, c’est simplement transformer un ou plusieurs ingrédients en un met, ou plat agréable à manger.

A l’extrême, je dirai que mélanger de l’huile et du vinaigre avant de les mettre sur une tomate coupée en tranches ou tartiner une biscotte de beurre et de confiture est parfait pour un cuisinier qui se découvre. C’est déjà oser. Et s’écouter.

En bref, nous sommes tous cuisinier.

Pour tous ceux qui sont ok avec cette vérité, il ne reste plus qu’à y mettre un peu de curiosité sur les divers ingrédients que l’on peut ajouter (ou retirer) et progressivement, on apprend… Comme un enfant apprend à écrire l’alphabet avant d’écrire un paragraphe.

Donc oui, bien sur, la cuisine des chefs est somptueuse. Ils aiment cuisiner et recherchent les meilleurs accords possibles pour toujours sublimer l’assiette.  En plus, ils ont appris, souvent pris des cours, jusqu’à en devenir experts. Ils écoutent leurs sensations, leurs envies et leur savoirs, connaissent la chimie.

Merveilles

Et oui, bien sur, à votre échelle, et à n’importe quel niveau votre cuisine est merveilleuse. Parce que vous y mettez du temps, de l’émotion parfois, et un peu d’audace.

Vous imiterez une saveur découverte ailleurs. Vous gouterez votre préparation pour l’assaisonner. Et au fur et à mesure, occuperez les placards de votre cuisine de curiosités, épices ou herbes rencontrées ici et là pour la touche de gourmandise de votre assiette que vous aurez préparé avec fierté.

Consciemment

compote dans un joli bol, cuisinée en conscience
Compote consciente

Nous connaissons les cinq sens principaux, que l’on apprend très tôt et que l’on nomme sur les bancs de l’école : l’ouïe, la vue, le gout, l’odorat, le toucher.
Le fait de les nommer renforce leur existence. Il est reconnu depuis longtemps que si un ne fonctionne plus, les autres fonctionnent plus.

Qu’en est-il de celui qu’on appelle 6ème ?
Cette intuition, ce ressenti, cette connaissance que l’on a, cette certitude que rien n’explique ?
Discrète ou hurlante, selon les jours.

Ce matin, je me réveille pour une fois à une heure décente, ma journée sera dynamique et détendue.
Super !

Le ressenti

La fatigue est restée quelque part dans ma nuit, et je me sens reposée. Ressenti.
Dans quelle catégorie placer ce sens ? Il a une grande importance et influence mon quotidien !
La maison calme, on est le week-end, la rue est moins passante, chacun reste profiter de sa maison, de sa famille. La aussi, ressenti.
Je décide de travailler au rez de chaussée aujourd’hui, la verrière apporte une énergie toute particulière, une clarté puissante et douce à la fois. Ressenti.

J’aime être connectée à ce ressenti. Assez rare encore de l’écouter…

Revenons au concret :

Petit dèj : j’écoute ma faim, et ce que je veux boire. Restes de riz au lait et café. Une pomme aussi.

Le riz est déjà prêt, l’eau bruisse du robinet à la bouilloire, le « clang » de la boite à café quand je l’ouvre, libère les parfums enfermés qui iront infuser dans l’eau chaude.

Les cinq sens vont préparer mon petit dej :

Je me doute un peu que les pommes dans la corbeille ne sont plus de première fraîcheur, nous sommes au début du printemps.
Au toucher, elles sont granuleuses, un peu molles, variété à cuire et bonne au couteau. Une partie est vraiment molle sous mon pouce. Je dis zut, j’ai laissé passer trop de temps. Le ressenti est là de nouveau. Légère culpabilité…

Je saisis le couteau et l’entame. Je sens sur mes doigts le jus couler, et l’odeur de la pomme crue vient me chatouiller les narines.
Ma vue constate qu’en effet elle est abimée en partie, je préfère la faire cuire.

Je me sers aussi bien du toucher que de la vue pour préparer cette compote toute simple :

Le toucher guide mon couteau affuté sur la chair de la pomme et je lui fais confiance de façon naturelle et ancestrale pour ne pas entamer la chair de mes doigts.

Ma vue donne l’indication nécessaire pour que mon couteau se glisse entre les parties abimées.

Mon ouïe est discrètement présente pour faire entendre, le crissement léger de la pomme coupée et le ploc tout aussi discret des morceaux qui tombent dans la casserole.

Mémoire corporelle

Le café embaume et je ne résiste pas à son appel. La légère amertume et  la chaleur me rappellent, telle une petite madeleine, un lever de soleil sur une terrasse encore mouillée de rosée, moment de plénitude heureuse.
Mon corps a décidément une belle mémoire.

Recette sentie

Je recouvre les pommes d’eau et pose la casserole sur la plaque de cuisson.  Je me fie à mon ouïe pour savoir que le gaz sort du buzeur, le cliquetis de l’allume-automatique, le léger claquement du gaz qui s’enflamme raisonnablement, la chaleur qui se dégage de sous la casserole. C’est bon, je peux quitter la pièce en sécurité, rien ne brulera.

Le riz au lait est vite mangé, j’avais faim et pensais déjà à mes occupations de la matinée.

J’installe mon ordinateur en bas, la ville se réveille, les voitures passent, les volets s’ouvrent, claquant ou couinant, les gens parlent dans la rue, un chien aboie. En vie.

Cuisson de pommes
Mon odorat indique que les pommes sont en train de chauffer, pas encore de cuire : L’odeur est légère.

Je vérifie mes mails, 5 min suffisent.
Je le fais très (trop ?) souvent.

Mon ouïe indique que l’eau s’est évaporée dans la casserole : le bruissement léger s’est accentué et j’imagine telle une enfant les pommes proches du fond de la casserole râler et dire : « hé ho ! On va se roussir les fesses là ! Il serait temps d’intervenir ! »

Je ris et remets de l’eau : elles ne sont pas encore cuites : fermes sous la cuillère qui touille… Et puis elles ne sentent pas encore la compote.

Un câlin au chat qui passe, quelques paragraphes de mon livre plus tard, ça y est, la compote me dit qu’elle est prête:

le langage compoté :

-Le bruit « Chkrouch-chkrouch » du fond de casserole,
– L’odeur des pommes compotées,
– La texture de la pomme sous la cuillère qui touille,
– Le gout, car je ne peux résister à l’appel bouillant de cette saveur,
– Et la vue, contactant cette blondeur soutenue, pleine de promesses.

J’en salive !

Une telle compote ne pourrait pas être mangée à même la casserole :
Je choisis un vieux bol délicat que j’affectionne, les enfants n’étaient pas nés quand je l’ai eu…J’y verse un peu de cet amas doré, et suprême délice d’enfance, y ajoute des amandes effilées.

En bouche, pour savourer cette simplicité gouteuse,
– J’écoute le crissement des fibres de la pomme encore en morceaux,
– Je perçois l’acidité sucrée de cette variété de pommes, si caractéristique des desserts,
– Je saisis le contraste de texture de la pomme fondante et du léger croquant des amandes,
– Et quand je respire, je reconnais l’odeur de la pomme cuite qui parfumait la cuisine…

Décidément manger « consciemment »
dévoile
un tas de richesses !

Prenez contact avec moi pour vivre des moments conscients
avec vos repas

Question de choix

La liberté est un concept qui désigne la possibilité d’action ou de mouvement.

Est-ce que cela veut dire que je peux faire exactement ce que je veux ?
En tout cas j’en ai le choix.
Chaque action a une conséquence.
Je choisis donc les conséquences.

Ai-je vraiment toutes les connaissances pour choisir ces conséquences ?

Pour être libre, quels moyens je me donne, quelles connaissances est-ce que j’acquiers pour faire des choix conscients ?

Liberté et choix sont donc intimement liés.

Est-il important de faire des choix conscients ?
En ce qui concerne ce que je mets dans mon assiette, dans la mesure où je connais l’impact qu’elle aura sur mon organisme, mon dynamisme, et donc l’usage que je fais de mon corps. Je dis bien sûr.

85% des personnes sont maintenant conscient de l’impact de l’alimentation sur la santé, Youpi ! On tient le bon bout !!

Quand je vois la profusion de tutos, d’articles, d’applications, de sites web qui donne conseils à qui mieux-mieux, à grand coup de « attention, vous allez être très très malade si vous ne faîtes pas ce que je vous dis », j’ai peur. Je trouve très angoissant de me comporter d’une façon saine avec mon assiette simplement pour ne pas avoir la punition d’une mauvaise santé ou d’une planète à l’agonie.

Oui moi, Violaine, connue pour une cuisine équilibrée, gourmande et consciente.
Quand j’écoute la foule. J’ai peur.

Alors, je ralentis, je reprends contact avec moi, mes acquisitions et mes compétences. J’ai eu le bonheur d’apprendre très jeune comment se nourrir sainement. J’ai eu le bonheur de voyager et de rencontrer des personnes et des cultures hétéroclites. J’ai eu le bonheur d’avoir les formations nécessaires à ce que je fais aujourd’hui.

Qui écouter ?

Quand j’écoute mes capacités, je les sens jusque dans mes tripes, je suis rassurée.
J’ai confiance. En moi, en l’humain. En vous, qui êtes conscient aussi de l’évolution de notre présent.

J’ai envie de me sentir bien, d’être dynamique, de bien dormir, et bien sûr aussi de me régaler, aussi bien avec mes papilles, qu’avec mes proches ou mes yeux. Je rêve de paix avec mon assiette, de plaisir partagé. J’aie envie de prendre le plus souvent possible conscience du cadeau, de ce que je donne à mon corps pour son fonctionnement.

Le simple fait d’en avoir envie me motive à être attentive. À ma façon de me nourrir, et de consommer, de me déplacer.

Je choisis le sens de mes actions. Et rien que ça, j’en suis heureuse. Je choisis ce que je mets en place. Pour moi, et autour de moi.

La menace que je vois dans les réseaux sociaux ou les informations culpabilise le moindre de mes écarts et en retire tout le plaisir.

Culpabilité ou responsabilité

La culpabilité est un tiraillement entre le bien et le mal. Elle varie suivant l’éducation qu’on a reçue. Je suis partagé entre deux de mes besoins : dans mon cas : le réconfort et l’intégrité. Les deux sont importants et légitimes.

Il est tout à fait possible de transformer cette culpabilité en responsabilité.
Il est tout à fait possible d’acquérir les connaissances et les compétences qui vous manquent.

En ce qui concerne la façon dont vous remplissez votre assiette et celles de vos proches, je suis à votre disposition pour vous accompagner un moment sur le chemin du mieux manger, mieux consommer : https://violainecook.com/services-tarifs/

Dès aujourd’hui, je vous conseille quelques exercices à mettre en place au quotidien :
* Laissez votre portable dans la poche quand vous faîtes les courses : vous êtes plus futé que lui. Prenez comme base que plus un aliment est transformé, moins il est bon.
* Dans un premier temps, simplifiez votre alimentation et prenez confiance en vos propres compétences. Aidez vous d’une recette si besoin. Limitez vous à 4 ingrédient par repas.
* Si les médias vous effraient, limitez-les à 1 fois tous les deux jours au grand maxi : La Terre tournera, que vous le sachiez ou non.
* Si vous avez des enfants, ou ados, apprenez-leur quelques bases de vie au quotidien : faire les courses, préparer un repas sain, « entretenir leur grotte, la rendre jolie et agréable ». Au moins une fois par semaine, sous prétexte de passer un temps ensemble à discuter. Et ne discutez pas d’école mais plutôt de ce qu’ils aiment ou de leurs amis.

L’exemplarité n’est pas une façon d’éduquer, c’est la seule.

Ghandi

Nous sentons très bien qu’agir différemment sera un cadeau pour nous-même, pour nos proches, et aussi pour nos enfants. Nous avons envie de transmettre du bon pour eux.  
N’est-ce pas ?

Confiance

J’ai confiance en la capacité d’apprendre de chacun d’entre nous.
J’ai confiance en notre capacité à mettre du sens dans notre vie.
J’aime cette liberté que mes choix conscients amènent.

En plus, en cuisine, cela permet de se régaler et d’être en bonne santé !

Jugaad

Savez vous qu’il existe un mot pour l’innovation frugale ?

Innover, dans le sens trouver des nouvelles idées, des nouveaux fonctionnements, ou économies.
Frugale dans le sens sobre, de l’économie de l’énergie, du temps et de l’argent.

C’est un mot hindi. En français, on dirait système D, ou débrouillardise.

Applicable dans bien des domaines et repris par quelques industriels européens, c’est un concept où l’on trouve, plutôt improvise des solutions dans des situations adverses, voire hostiles.
Ce concept émergeant est parfois utilisé de manière naturelle et spontanée, mais il peut aussi par des apprentissages.
Apprendre à faire avec ce que j’ai.

Les points principaux sont

  • Rechercher des opportunités dans l’adversité
  • Faire plus avec moins
  • Penser et agir de manière flexible
  • Viser la simplicité
  • Intégrer les marges et les exclus
  • Suivre son cœur

L’idéal étant tout de même de prendre ce mode de raisonnement dès le départ, tout jeune, car peut-être avez-vous remarqué qu’il est difficile de changer les « mauvaises » habitudes même si elles sont toxiques.

Je développe le concept ici à notre façon de se nourrir.

Jugaad : Rechercher des opportunités dans l’adversité :

L’adversité dans la nourriture ne vient pas seulement de la pauvreté.
La difficulté peut venir aussi :
– d’un manque de contribution dans le foyer,
– d’une organisation hasardeuse,
– des habitudes de consommations industrielles,
– d’une solitude soudaine ou récurrente.
Bref, toutes les raisons sont bonnes et possibles.
Au cours de mes accompagnements et dans ma vie personnelle, je suis attentive, et commence par observer les faits. Ce qui est en place, ce dont j’ai absolument besoin et compose en conséquence.
Par exemple, j’ai eu une journée de dingue et je suis fatiguée, je sais le frigo vide ou presque, j’ai envie d’un moment léger et j’ai surtout très faim.. J’écoute mon envie de légèreté et aussi ma faim. Ce sera salade composée gourmande. Ça a été ma solution de ce jour mais cela aurait aussi pu être un coup de fil à une amie pour m’inviter à une soupe chez elle ou aller à un resto… j’ai écouté vers quoi je devais aller.

Et puis, si la situation revient souvent, voire toujours, je vais réfléchir à une autre façon de fonctionner. Bref, il y a toujours une réponse à la question comment faire pour arranger cette situation. Si l’adversité vient de la pauvreté, j’apprends l’économie du foyer, quels sont les postes à économiser, comment m’accorder des plaisirs.
Ce sont des process que je peux vous aider à mettre en place.

Recette de la salade en bas d’article

Jugaad : Faire plus avec moins 

La rareté est la mère de l’invention.
Oui c’est possible, et là aussi dans tous les domaines : par exemple, Lors d’une soudaine restriction budgétaire, je me suis remise à cuisiner des aliments moins chers, j’avais appris comme beaucoup en quittant le nid parental. J’ai appris à mutualiser les courses avec d’autres, d’autres solutions auraient pu être apprendre à jardiner, si mon jardin était plus grand. J’ai rencontré d’autres personnes… J’ai donné un autre sens à ma vie, mes achats sont devenus des choix conscients, gagner en qualité quand je partage légumes récoltés d’un jardin, que sais-je ? Comme dans l’image en tête : faire pousser un légume à base de ses racines.
Il semble parfois long de prendre conscience des bénéfices d’une situation difficile.

Le plus est souvent là où on ne l’attend pas.
Vous n’êtes pas à l’abri d’un coup de chance.
Ceci dit, c’est difficile à mettre en place quand d’autres habitudes sont là, et je vous accompagne pour alléger cette transformation.

Jugaad : Penser de manière flexible :

Ici je vous dirai tout simplement, osez changer les ingrédients de la recette, osez improviser avec ce que vous avez.
Osez changer d’avis sur un repas : Vous vouliez manger des pâtes, votre moitié préfère la soupe ? Faites une minestrone. Vous vouliez emmener tout le monde au resto et fêter votre belle promotion, les autres membres de la famille préfèrent rester tranquille à la maison ? Ecouter votre envie de fête, commandez un plat que tout le monde aime, et riez tous ensemble.
Adoptez le régime flexitarien, et à moins d’allergie grave, accordez quelques écarts à vos habitudes alimentaires.
Et si vous n’êtes pas ok sur le régime alimentaire de la personne avec qui vous mangez, demandez-vous d’abord pourquoi ça vous dérange avant d’aller lui dire qu’il/elle devrait changer.

Je vous apprends à improviser à vous de me contacter.

Jugaad : Viser la simplicité :

Inutile de mettre beaucoup d’ingrédients pour se régaler. Choisissez des ingrédients de qualité. Quand je veux vraiment apprécier le gout d’un ingrédient, je le mange cru, ou cuit à la vapeur, voire au four. C’est là que les saveurs se révèlent le plus. Et pas besoin d’un tas de sauces pour se régaler.
La simplicité peut aussi être se laisser aller à nos envies, à notre créativité. En fait simple pour moi veut dire spontanément, facile à faire.

Je vous apprends à laisser la perfection de coté pour une cuisine simplifiée et toute aussi savoureuse.

Jugaad : Intégrer les marges et les exclus :

Je me répète : accueillez les différences de gout et de régimes à votre table. Chacun est constitué différemment, et a sa propre histoire.
Si un(e) ne veut pas manger de viande, ou de lactose, ou de gluten, ou d’alcool, ou de je ne sais quoi encore, grand bien lui fasse. Cette personne a fait ses choix, et d’ailleurs souvent, n’a même pas choisi. C’est une question de respect. Bien sur quand vous avez à cuisiner pour eux, cela changera vos habitudes. Peut-être irez-vous jusqu’à découvrir d’autres recettes et fournisseurs.
Si une personne aveugle est à votre table, décrivez-lui le contenu de son assiette et la place des aliments. Si c’est une personne qui a du mal à mettre une fourchette à sa bouche, préparer lui quelque chose qu’il pourra prendre avec ses doigts en restant propre, travaillez les textures et le menu.  Improvisez !

Jugaad : Suivre son cœur 

Là encore, je vous dis IMPROVISEZ ! Votre petite voix vous guidera.
Au début j’avais du mal à lui faire confiance, j’avais peur de me tromper, que cela ne soit pas bon. Et au fur et à mesure, j’ai appris les associations. Lorsque j’étais traiteur à La Haye, il m’est même arrivé plus d’une fois de cuisiner pour une trentaine de personnes des plats que je faisais comme ça, juste au feeling, parce que j’écoutais mon cœur, mon humeur du jour et l’atmosphère de l’instant. Ces plats étaient ceux qui recevaient le plus de compliments.
Penser à une personne ou au moment que j’attends apporte une dimension particulière à mon plat, et me met en joie. Si vous voulez, je peux vous apprendre ce genre d’improvisation. Sourires garantis.

Ma recette salade pomme de terre vite fait-fraicheur :  fraîcheur et consistance: fruits pommes ou agrumes et saveurs acides : Je prendrai donc quelques chose de consistant, qui cuit vite : pommes de terre (j’en ai toujours) en petit cubes dans l’eau bouillante salé. Pendant que ça cuit, la sauce : un peu de peps avec le vinaigre de cidre, du yaourt nature et j’y ajoute quelques graines de cumin, de l’huile d’olive, ou de noix, un reste de fromage coupé en cubes, une pomme (ou une poire)

Connexion

L’alimentation, un outil de connexion
Je me sers de l’alimentation, ou la cuisine pour me nourrir bien sur mais aussi comme outil de connexion. C’est un outil dont tout le monde se sert, sans forcement en prendre conscience. Et oui la plupart d’entre nous mangeons tous les jours !
Aujourd’hui, bien des gens s’appuient sur une bonne connexion internet pour savoir s’ils ce qu’ils ont dans l’assiette est correct ou non…
Aujourd’hui, et depuis longtemps, je pense que mon corps a les connections nécessaires pour savoir tout ça. Malheureusement, parfois, les symptômes ne se font sentir qu’après les mauvaises habitudes prises.

Alors, j’invite le bon sens, ou la logique, ou une connexion plus naturelle à ma table.

L’alimentation met en lien de façon instinctive et naturelle: D’une façon naturelle, depuis notre conception, le corps se nourrit de ce dont il a besoin. Les nutriments nous sont offerts sans que l’on se pose la moindre question lorsque nous sommes in-utéro… nous sommes malgré tout en lien avec notre mère, nous savons ce qu’elle ressent, et ce qu’elle mange, de part le gout qu’elle nous transmet déjà.
Bébé, sans nous poser d’avantage de question, nous avons cette même faculté à manger ce que notre mère, ou nos parents nous donnent. Nous avons pour la plupart déjà, associé le bien-être d’un câlin, ou du moins d’une attention au moment du repas. Déjà nous partageons et sommes en lien.
Dans beaucoup de famille, nous essayons de garder le repas comme un élément de partage, et aussi de plaisir, sur ce que l’on mange, et aussi sentons, regardons.

Peu à peu nous nous déconnectons de notre alimentation, pris dans le tourbillon de la vie. Juste quelques bribes gardent le contact : Pour ma part, au fur et à mesure que j’ai grandi, j’ai un peu perdu le contact, le lien avec mes envies, ou besoin au moment de me mettre à table. Mangeant parce que c’est l’heure, et parce que c’est bon (ma maman cuisinait nos repas). Et puis chacun retournait à ses occupations… Et cela se reproduit de jour en jour, je deviens maman aussi, plusieurs fois, me rends compte que chaque enfant in-utéro m’indique des saveurs plus que d’autres… je n’en suis pas plus surprise que ça, n’y prête pas plus attention que ça… Cela me paraît presque banal.
Et puis la vie continue. Je cuisine les repas de la famille depuis toujours. Lorsque mes enfants sont encore en âge de manger à la maison, il nous est important de partager nos moments de vie lors du repas, et comme je ne cuisine jamais la même chose, je leur demandais de deviner ce que j’avais mis dans le plat. Donc, attention visuelle, olfactive, et gustative au moment du repas…
Et puis, en lien aussi quand nous invitons du monde à la maison, sous prétexte d’un repas.
En accord grâce à un repas partagé agréablement… Et puis aussi, lors des désaccords, personnels ou professionnels, plus vraiment l’envie de cuisiner, ni même de manger.

Comment être à nouveau en accord avec soi-même, avec les autres?
A mon avis, commencer à ralentir, voir se poser un moment, histoire de laisser notre rythme biologique en accord avec la vie que nous menons. Accorder vie et corps. Les deux peuvent évoluer pour être « alignés ».
Par le biais de l’alimentation, de la nourriture, nous en avons souvent l’occasion : nous mangeons 2 à 3 fois par jour. Plusieurs pistes d’accès, dans l’ordre que vous préférez

Me mettre en lien avec moi-même : Ai-je faim au moment de me mettre à table ? Vais-je digérer confortablement si je mange malgré tout ?
M’interroger sur ce que j’ai envie de manger, prendre conscience de la différence entre mes envies et l’éducation que j’ai reçue. Observer différentes manières de cuisiner un ingrédient, choisir celle que je préfère. Tout ça pour moi est un des moyens d’être en contact avec moi. Et puis, comme cela revient souvent, c’est facile de m’entrainer, et si j’oublie, l’occasion suivante n’est pas très loin… et comme j’aime apprendre, j’applique cette méthode aussi dans ma relation aux autres : ai-je envie de voir telle ou telle personne, de faire telle ou telle action… observer différentes façon de me comporter avec les autres, ou une situation. Et adapter tout cela en fonction de mon bien-être.

Me mettre en lien avec les autres : Comme j’aime également rencontrer les personnes, connues ou inconnues, je me sers de la cuisine également pour ça : bien sur comme beaucoup en invitant des gens à manger, ou alors en discutant avec les gens que je rencontre de leur façon de préparer tel ou tel aliment (en contexte je vous rassure : je ne vais pas demander à mon voisin de bus comment il prépare sa carbonnade !)

Dernièrement, pour ma société Violaine Cook, j’ai construis une sorte d’atelier où les gens improvisent ensemble divers ingrédients surprises. J’adore cette façon d’entrer en contact : Les personnes ne se connaissent pas, je les réunis chez moi, et au bout de quelques instants, les idées s’échangent, les compétences et expériences de chacun entrent en jeu pour la création d’un repas. Et je parle vraiment de création. Le lien créé entre eux et la spécificité de chacun construisent une recette, souvent plusieurs, que nous cuisinons dans la bonne humeur et dégustons ensuite. Chaque personne repart avec les cartes de visites ou coordonnées des autres convives, le sourire aux lèvres et l’envie de se revoir.

Me mettre en lien avec la planète : Bien sur, l’alimentation que je choisis a un lien direct avec mon environnement : de part mes achats, ou mes récoltes, j’ai un impact plus ou moins direct sur la planète, et sur la vie des producteurs. Est-ce que je choisis de payer l’appareil dentaire du fils du producteur local (ou un cours de piano, ce n’est qu’un exemple) ou est-ce que je donne un peu plus d’argent aux lobiistes qui ne savent plus où est le bon sens ?

Je reste en lien en prenant conscience de ce que je mange, de ce que j’offre, la qualité est importante pour moi, alors autant que la qualité intègre mon corps aussi.

N’est-ce pas ?

Alimentation, miroir de vie

L’alimentation, une façon de vivre,


L’alimentation, miroir de vie
Avec un peu de recul, force m’est venue de constater que mon alimentation ressemble très fort à ma manière de vivre. Le parallèle est assez bluffant. Du coup je me suis amusée à observer si le lien se faisait aussi chez les personnes autour de moi. Et sans trop de surprises, et bien, j’ai fait le même constat.
Quand j’ai envie de douceur, je vais plutôt chercher l’aliment un peu régressif, rond en bouche, qui me plongera dans de doux souvenirs.

Je suis agacée si je n’en prends pas conscience, et que je retourne sans cesse vers la tablette brune ou cette guimauve si moelleuse… trop de sucre, écoeurée, distraite par cette envie récurrente. C’est quand je ralentis un peu et savoure chaque sensation, que la douceur arrive et comble cette envie. C’est alors que je me demande par quelle stratégie je peux nourrir ce besoin, chocolat-guimauve, ou temps douceur pour moi, la chaleur d’une promenade au soleil, la douceur d’un radiateur avec un bon livre… les stratégies sont multiples. Et n’empêche pas la gourmandise occasionnelle de douceurs gustatives.
Lorsque je me fais quelques inquiétudes sur mon futur matériel, je mange même si je n’ai pas faim, et d’ailleurs, je ne m’autorise même pas à avoir faim.
Au moins un point de rassuré : Mon corps ne manquera pas de nutriments si jamais je lui demande un effort. Et, à la moindre alerte de faim, je m’arrange pour la combler d’une façon ou d’une autre, sans vraiment prendre conscience de ce que je mange.

Cela n’arrange pas mon inquiétude et aurait même tendance à m’endormir pour digérer tout ce que je mange. Et a influencer sérieusement mon budget vestimentaire :-/
J’entre alors dans le cercle de l’énergie manquante pour agir et ainsi rassurer mon futur matériel.
Quand je prends conscience de ça, je ne suis pas très fière de moi. La question pour moi ne se pose pas. Je ne garde pas. C’est carrément difficile de changer de comportement. Heureusement, le fait d’en prendre conscience est un bon point de démarrage. Dorénavant, chaque fois que cela se produit, du moins la plupart du temps, je le remarque et me rassure avec un mantra du style « je réussis ce que j’entreprends concrètement » et me remets à l’action pour assurer mon futur. Avec une tasse de bon thé ou un verre d’eau, 2-3 amandes, histoire de pas tout lâcher en même temps. Je ne suis pas Wonderwoman non plus !
La météo aussi influe sur ma façon de me nourrir : par exemple, quand il fait beau, je n’ai pas envie de manger des choses lourdes à digérer, et ce, même s’il fait plus que froid. Sans aller systématiquement vers la salade, j’aime à prendre plutôt légumes vapeur, céréales simples et viande rôtie, voire crue. Envie d’espace et de légèreté. Je garde. Et je nourris aussi cette envie par des sorties où le regard peut aller loin… plus loin que mes pas.
Et ainsi de suite pour la plupart des besoins des plus « superficiels » aux plus « essentiels ».
Il existe une multitude de stratégies pour que je me sente bien.

Prendre un peu de recul me permet de manger pour des besoins plus nutritifs, et donc, de choisir ce que je mets dans mon corps, belle mécanique transformatrice de ce que je lui donne.

La cuisine et toutes ses déclinaisons permettent de le faire à mon goût, avec la qualité que je veux, de limiter les excès et de partager avec qui je veux. Le besoin essentiel que je nourris en plus de la gourmandise est simplement l’amour que je m’accorde.

S’organiser ou totale impro?

S’organiser en cuisine…
Pour moi, cela veut dire anticiper, penser à mes menus pour la semaine, et pour me libérer l’esprit, le mettre sur un papier collé au frigo. Pratique pour gagner du temps, et ne dépenser que ce dont j’ai besoin.

Comme beaucoup, je surveille mon porte-monnaie. Il aime la liberté, et me fait quelques surprises. Pas toujours bonnes. Vous avez remarqué comme c’est plus cool d’accuser un objet ?

Alors en prévision, et parce que je n’aime pas jeter ni encombrer mes placards, je planifie mes menus en fonction de ce que j’y trouve. Jusque là, assez logique en soi. Je complète avec des idées de plats faits avec les produits que je sais trouver en saison.

En plus, c’est top, ça me permet d’avoir un visuel et d’équilibrer plus facilement mon assiette. Vous savez, les fameux « moitié végétal, ¼ protéines, ¼ féculents »… Je vais même jusqu’à m’autoriser de l’équilibre sur la journée quand je ne le fais pas sur le repas…

Oui mais voilà, quand je fais les courses, je vois des ingrédients qui sont bien tentants et ne rentrent pas dans mon menu. J’irai même jusqu’à dire que les idées fusent au moment de faire les courses et que celles planifiées sur mon joli papier ne sont pas toutes aussi gourmandes.

J’aime faire les courses quand rien n’est prévu, de préférence en respectant mon budget.

Flâner sur le marché, y trouver l’inspiration et décider de ce que je veux faire. C’est d’ailleurs comme ça que fonctionnais quand j’étais traiteur au Pays-Bas… De toutes façons je savais que cela allait être bon, puisque je suivais ma petite voix. Et là, le budget était ok, parce que je savais que j’allais tout vendre. La puissance du bouche à oreille.

Je ne vais pas me mettre la rate au court bouillon comme on dit ici !
Il y a des choses bien meilleur à y mettre d’ailleurs.

Deux envies donc : m’organiser et improviser.

Comme je n’aime pas choisir, et que là en particulier, ce n’est pas nécessaire, je prends les deux :

Je continue de surveiller du coin de l’œil le contenu de mes placards et frigo,
Je flâne un peu sur les marchés et commerces,
Je planifie des menus avec des trous pour y caser mes restes et mes soudaines envies créatrices… et je laisse pleins de trous les semaines où je suis seule et que mon agenda est un peu creux, assez rare en soi.
Je planifie des menus complets quand je suis en rdv toute la semaine. Ces rendez-vous me provoquent en général des idées que je n’ai pas envie d’encombrer avec des réflexions et des questions sur le contenu de mon assiette…
Quand les enfants habitaient encore à la maison, la planification de la semaine permettait à chacun de contribuer. Nous étions tous bien occupés, et le fait de savoir ce qu’ils voulaient manger évitaient des grimaces, les rendaient conscients de ce qu’ils mangeaient. A la fin nous nous étions même répartis les jours de préparations des repas. Au début très simples, ils ont vite pris plaisir à y ajouter une touche personnelle. Ils ont d’excellentes recettes improvisées aussi ! La plupart dans leur tête, en mode impro.

Et puis, je fonctionne avec l’énergie du moment. Après une journée difficile, j’ai parfois juste envie de rien, que de m’amuser un peu, alors quel que soit le plat panifié, j’en prends quelques ingrédients et m’amuse à le rendre particulier, ou je le décore, un peu comme une récréation, ou comme un réconfort, un cadeau, une étincelle dans la journée. Un clin d’oeil.

Impro ou organisation, moi je pense que l’impro, c’est bien avec un tout petit peu d’organisation, avoir quelques basiques dans le placard par exemple. Et surtout oh, surtout, même quand je suis super organisée, rester souple, un ingrédient peut se remplacer par un autre.

Eliminez !!

Dans la pub, à la salle de sport, chez le doc, dans la famille, à l’école, un peu partout en fait, on entend ce mot. Il désigne le fait de compenser les énergies prises en mangeant par de l’exercice physique. En fait c’est une question de balance, de façon imagée ou non.

Voici une injonction pleine de bonne volonté… et pourtant !

Comme synonyme, pour ÉLIMINER, j’ai trouvé :
Abattre, éradiquer, faire disparaître, détruire, évacuer, retirer, sortir, se défaire… et beaucoup d’autres du même acabit.

Dans la balance, je mets :

D’un coté le plaisir gourmand, la récompense à un effort, le partage d’un bon moment avec une personne qui m’est chère.

Et de l’autre, cet excès de calories, généralement sous forme de sucre, de graisse, ou d’alcool, voire de chimie industrielle.

Bon, quand je regarde la balance, je me demande pourquoi elle arrive à s’équilibrer… en toute logique, la deuxième partie ne devrait même pas exister…Que vais-je donc chercher dans cet excès de calories?
Un peu de régression, une certaine paresse, une envie d’interdit, une envie de tendresse, un peu d’écoute de moi ou au contraire des autres. Ou tout simplement du partage.

Bref, toutes les raisons sont bonnes. Après tout je suis humaine et c’est chouette. Tant que ma santé n’en dépend pas, là, c’est un autre débat.

Telle l’image si connue, l’angelot et le diablotin discutent sur mon épaule.

L’un débat sur le joli corps que je veux, en bonne santé, pour m’en servir comme je veux. L’autre débat sur le plaisir de partager, le plaisir de mes papilles, et toute l’attention que je mets dedans… Sincèrement, je ne sais pas lequel est ange et lequel est démon !

Culpabilité, quand tu me tiens !

Les deux sont bien !
Toutes ces envies sont légitimes, et bienvenues. J’ai droit à tout !!

Alors ce verbe ÉLIMINER…

Comme si cela gommait cette gourmandise…comme si elle n’avait jamais existée !

Mais alors ? Le plaisir que j’ y ai pris aussi est parti !

La balance est assez futée sur le principe.
Un coté on mange, de l’autre coté on bouge.
Ainsi je garde une bonne santé, un bon moral. Tout va bien. Là où cela se gâte, c’est quand j’aimerais être plus mince, moins lourde… de façon imagée ou non.

ÉLIMINER ce moment de gourmandise
ÉLIMINER ces calories en trop, ces trop grandes quantités
ÉLIMINER ces toxines accumulées
ÉLIMINER cet instant de culpabilité…

Et… si je changeais mon regard ?
Si je prenais la situation à l’inverse ?
Juste en en changeant le terme, juste transformer la formulation afin d’avoir envie :

A la place de « je fais de l’exercice pour ÉLIMINER»

Je choisis « je CONSOMME L’ÉNERGIE acquise ».

Ou même, soyons fous, allons jusqu’à avoir envie d’être dynamique, et de bouger facilement, de sentir mes mouvements légers et fluides.

Alors la balance est inversée…

L’élément moteur change : j’ai besoin d’une belle énergie (attention à moi, moment de plaisir) pour bouger avec un beau dynamisme (légèreté, fluidité). Ce que j’ai ressenti de bon ira dans mes mouvements.

Je suis heureuse de manger quelque chose que j’aime et de mettre du plaisir dans l’alimentation, une belle énergie qui sera à mon service.

Je passe à l’action et je bouge. Seule ou entre amis, la stratégie est accessible, parfois il suffit d’émettre l’idée à haute voix, une oreille voisine a peut-être la même envie.

Mon travail me paraît moins lourd, puisque je sais que j’ai l’énergie nécessaire.

La gourmandise est un bien joli défaut. Elle me permet de me nourrir de bons petits (ou grands) plats, tout en surveillant d’une façon plutôt sympa, qui saute dans mon assiette.

Il est important de varier son alimentation, la stratégie la plus simple quand on est gourmand est d’apprendre à cuisiner un peu de tout, salé, ou sucré. Ainsi, utiliser ses papilles et sa créativité pour une balance plus cool.

Il est possible d’équilibrer l’alimentation de façon gourmande, ET équilibrée.

Pour rappel, il est bon de manger sur une un repas ½ de fruits ou végétaux, ¼ de protéines (carnées, mais pas obligatoirement) et ¼ de féculents (céréales et pommes de terre). Et si je ne peux le faire sur le repas, je le fais sur la journée : sandwich le midi, poêlée de légumes de soir)

 Si vous ne savez pas comment les préparez ou comment organiser ce changement, Violaine Cook se fera un plaisir de vous accompagner.