Le doute : vers l’insouciance ou l’aide ?

regard en doute

Pourquoi le doute nous fait-il tant réfléchir ?
Notre façon de fonctionner est transversale et transférable dans plusieurs domaines : la façon de nous comporter dans nos activités professionnelles ou personnelles est souvent la même, ou approchante. De même, nos actions et comportements en cuisine se rapprochent de nos vie et personnalité. L’alimentation comme un miroir de vie…

Souvent pris comme inconfortable, j’estime le doute plein de possibles.

Le doute est un ressenti souvent rencontré en cuisine chez les personnes que j’accompagne :
Doute sur une recette, sur la capacité à la faire, doute sur le « sans recette ».
Comment manger équilibré, qu’est-ce que l’équilibre ?
Est-ce que je vais réussir, est-ce que sera aimé, vais-je réussir à changer mes habitudes, est-ce que cela en vaut la peine ?

Toutes ces questions sont légitimes, et applicables ailleurs qu’en cuisine.

L’avantage avec la cuisine, c’est que cela revient souvent, et que le risque est limité, que l’on peut faire des pauses (courtes de préférence) dans les transformations sans remettre tout en questions.

Bien sur, douter, hésiter, sur une décision ou une action implique un ralentissement, très souvent agaçant, déstabilisant.

Et pourtant, avec un peu de recul, il est puissant !

Pensez à une personne qui pense maitriser à tel point une matière, qu’il fonce, tête baissée. On l’admire, et on a envie de le suivre. C’est dynamisant. Et, suivant l’étendu de sa connaissance, on apprend, on va loin. C’est chouette.

Ce qui vous a permit de le suivre, et d’apprendre, c’est le doute que vous aviez en vos propres capacités, la curiosité, l’envie d’une béquille. Et vous évoluez, deviendrez aussi un modèle dans votre domaine.

Prendre une recette, ou un cours de cuisine pour vous indiquer la base, et laisser faire votre imagination pour reproduire à votre gout, est une promesse de bons moments de plaisir, que vous cuisiniez pour 1 ou pour 15 !

Le doute implique à mes yeux une belle adaptation, j’irai jusqu’à dire que c’est une preuve d’intelligence.
Quand je doute, je m’agace terriblement, parce que j’aime savoir où je vais et ce que je veux faire.

Dans ce cas, j’ai deux options :

L’insouciance et l’aide.

Je reconnais que je préfère l’insouciance, plus légère, plus douce, plus risquée aussi. Et qui amène plus d’estime de moi.

Carrément difficile pourtant de me laisser aller, de laisser les choses être, juste à faire confiance en mes capacités à m’en sortir, grâce à mes connaissances et compétences. A mes savoirs faire et savoir être. Il « suffit » d’écouter mes ressentis, d‘interpréter ces ressentis et de voir comment je peux y répondre… ou pas. Et d’agir en conséquence.

L’insouciance implique un résultat que je ne connais pas vraiment avant d’avoir commencer. Une aventure à plus ou moins grande échelle.  Et je m’émerveille encore de ma capacité d’apprendre.
Que ce soit des petites choses ou de grands projets, j’apprends et j’adore ça.
L’insouciance va m’apporter une certaine fierté, parfois de belles rencontres, et une sacrée légèreté que j’aime tant.

Je pense que c’est là que je prépare mes plats les plus gouteux, les plus jolis. Parce que j’ai appris au fur et à mesure des techniques que je peux réutiliser et sortir de leur contexte.
J’utilise ce « lâcher-prise » ou « laisser-être » dans bien des domaines.
Et vous ?

Et puis, il y a aussi la peur, le manque de confiance, ou le manque d’énergie, de temps qui font que lorsque le doute est grand, je vais demander de l’aide.

L’envie de m’appuyer sur l’expertise, l’expérience et la pédagogie. La méthodologie, l’apprentissage des gestes et du fonctionnement, enseignés par un professionnel, sont très rassurants. Cela permet d’avancer en sécurité, donc posément et souvent plus rapidement.

Demander de l’aide, c’est aussi accueillir une vulnérabilité.

Quand je mets ma peur de coté, que je ne l’écoute pas, je ne fais rien. Comme figée.
Dans le domaine culinaire, cela peut vous freiner : ne pas changer un gramme d’une recette, ou préférer prendre un pat tout prêt, servir toujours les même plats à vos invités puisque ce sont des valeur sures… cela ferme bien de portes

Oser demander, et s’apercevoir que cela amène sourire, une rencontre. Celui qui aide reçoit autant que celui qui demande. Cela veut dire qu’on lui fait confiance, et c’est bon à recevoir.
Et puis, quelle joie d’entendre la réponse à mes questions, expliquées, ou simplement logiques, tout ça parce que la personne à qui je demande a un autre regard que moi…

Vraiment le doute est un des premiers pas vers l’évolution.

Le doute est le chemin pour progresser.

Voulez-vous de l’aide pour des techniques facilitantes ?
Voulez-vous un accompagnement pour accueillir l’insouciance?
Violaine Cook est là, dispo pour vous.

Jeux de mots

jeux de mots

Cuisiner vous court sur le haricot ?
Vous avez envie d’aller aux fraises ?
Vous en avez marre de marcher à la carotte ? Pour une médaille en chocolat… De cuisiner pour des prunes, on vous presse comme un citron ?
Vous avez du sang de navet …

Des vacances aux petits oignons sont nécessaires !
Sans un radis, pas évident.
Ceux restant dans ce panier de crabes vous feront des yeux de merlan frit.

 Alors avant d’être dans le pâté, et plutôt que de terminer en queue de poisson, sans mâcher mes mots,  plutôt que de changer de crémerie, allant même jusqu’à vous engueuler comme du poisson pourri, rentrer dans le chou, bref, avant que ça ne tourne au vinaigre,

Je dis «croquons la vie à pleines dents : c’est du gâteau »

Et sans vous vendre ma salade, ou vous faire faire le poireau, n’y allons pas avec le dos de la cuillère, arrêtons de nous raconter des salades.

Réservez un cours de cuisine,

Cela se vend comme des petits pains !
Pour éviter d’être serrés comme des sardines, un cours particulier ?

Serrons nous la cuillère, en deux coups de cuiller à pot, tout baignera dans l’huile. Sans appuyer sur le champignon, vous serez comme un poisson dans l’eau !
Je ne vous laisserai pas tomber comme une crêpe.
Je vous dirais comment vous refaire la cerise. Autrement dit, on se débrouillera pour avoir la pêche, ou la patate.

Il y a du pain sur la planche ? Ne pleurons pas comme une madeleine, on ne va pas en faire tout un fromage ! On peut aussi couper la poire en deux, pour éviter de pédaler dans la choucroute. Il ne faudrait pas casser trois pattes à un canard, et pourtant ce n’est pas de la tarte. Marchons sur des œufs : Les poules mouillées étoufferont le projet dans l’œuf.

Avant que ce ne soit la fin des haricots, entre la poire et le fromage, après avoir brisé la glace, nous trouverons un moyen de mettre du beurre dans les épinards, et de tirer les marrons du feu : vous en avez dans le citron !

Et ceux qui ramènent leur fraise, n’en perdront pas une miette, mi-figue, mi-raisin, en tomberont dans les pommes, et regretteront d’avoir cassé du sucre sur le dos de la cuisine. Les envies d’apprendre pousseront comme des champignons et même les hauts comme trois pommes voudront prendre de la bouteille.

Et là… ne jetez pas d’huile sur le feu, laissez-les arriver comme un cheveu sur la soupe, ils ne sont pas en sucre. Ne les laissez pas faire chou-blanc, mettez de l’eau dans votre vin, poser la cerise sur le gâteau, et en vous fendant la poire, dites :

« Volontiers mon petit chou »

https://savour.eu/expression-cuisine/

Bactéries en cuisine

bactérie en cuisine : une cuisine propre et rangée
Une partie de la cuisine chez Violaine Cook

Comme vu précédemment, les bactéries sont comme nous : elles ont besoin d’un environnement propice pour se développer : elles ont besoin de nourriture, d’eau et de température adéquate.

Pour une question d’esthétique, mais aussi bien sur pour une question de santé, il est nécessaire de nettoyer régulièrement le lieu où vous préparez votre alimentation.

Savon de Marseille et vinaigre blanc

Le premier outil à bien nettoyer est vos mains. Les rincer à l’eau ne suffit pas. Utiliser du savon, et pas que sur le bout des doigts : dessus, dessous, entre, jusqu’au poignet ! Inutile de les désinfecter, un savon de Marseille suffit.

Bien se laver les mains, entre les doigts, et jusqu’au poignet

Si vous les séchez à l’aide d’un torchon, assurez-vous que celui-ci soit propre. C’est là que les bactéries préfèrent se loger. Ce serait dommage de se laver les mains pour les réinfecter derrière, non ? Il vaut mieux le changer tous les jours (ou tous les deux jours) et le laver à 40*C que d’attendre une ou deux semaines la lessive à 60 ou 90…

Les éponges sont aussi un lieu de prédilection pour les miasmes. Utilisez une éponge différente pour la vaisselle et pour les surfaces de votre cuisine. Pour celle de la vaisselle, désinfectez-la régulièrement (vinaigre blanc, bicarbonate de soude). Passez la lingette microfibre souvent à la machine, sous le même principe que les torchons. Dans une optique de zéro déchet, j’utilise personnellement une serviette de toilette coupées en bandelette et repliée en 3. Je les change tous les jours et les passe à la machine à laver. Paille de fer quand ça accroche, j’ai arrêté le téflon. De temps en temps, je les mets dans une casserole d’eau bouillante vinaigrée.

Dans une maison, l’évier sert à faire la vaisselle mais aussi à laver les légumes. Du savon de Marseille (ou votre produit vaisselle) après chaque vaisselle, et 2 ou 3 fois par semaine un peu de vinaigre blanc.

Partie de cache-cache

Autre endroit où les bactéries aiment se réfugier : le frigo, particulièrement le bac à légumes. Pour ma part, je place une feuille d’essuie-tout dans le fond, que je change quand je fais le plein du frigo. Bien sur, avant, passer un coup d’éponge additionné de vinaigre ou une solution de bicarbonate.

La planche à découper, plastique ou bois, à la paille de fer. Le plastique ira dans le lave-vaisselle si vous en avez un, toujours la laver, même si vous n’avez coupé qu’un oignon (ça ne se voit pas, et cela peut sentir fort 🙁 ).

N’attendez pas que vos portes de placards soient trop sales pour les nettoyer, Les vapeurs grasses de cuisine sont plus difficiles à nettoyer quand elles sèchent. Idem pour le dessus des placards. Pour vous faciliter la tache, vous pouvez mettre une feuille de sopalin à plat au dessus, ou un tissu que vous lavez régulièrement.

Si vous en avez un, le lave-vaisselle accueille volontiers les bactéries. Pensez à rincer régulièrement le filtre, vous éviterez en plus les mauvaises odeurs. Faites un cycle court tous les 10 jours avec une dose de vinaigre blanc.

Les pièces utilisées des robots doivent être démontées pour un meilleur nettoyage.

Porteur de germes?

Lorsque vous cuisinez, pensez que gouter votre préparation et remettre la même cuillère dans le plat amènera vos bactéries dans le plat, les bonnes comme les mauvaises. Si vous êtes seul, vous ne « contaminerez » personne d’autres. Par contre, les bactéries que vous y mettez se feront un plaisir de se développer dans vos restes. Idem pour le pot de confiture : la moisissure se développera si vous trempez votre cuillère avec vos enzymes dans le pot, même stockée au frigo.

Vous comprendrez qu’en cas de rhume-angine-gastro… ces règles sont essentielles à suivre quand on cuisine pour son foyer.

Si vous prenez des photos de vos plats, relavez-vous les mains, un téléphone traine partout maintenant…

Dois-je le dire? Les animaux n’y sont pas les bienvenus, entre autre pour leur poils… et le reste.

Les animaux ne s’arrêtent pas en cuisine, ils ne font qu’y passer… éventuellement. Pas chez les pros.

Avec cette crise sanitaire, nous devenons sensibles à la protection de nos proches, à la santé et à l’hygiène. Je vous invite à me contacter pour aménager votre espace cuisine tout propre !

En cuisine, COVID ou non, c’est propre.

Pour approffondir le sujet, voici quelques liens :
https://www.anses.fr/fr/content/conseils-dhygi%C3%A8ne-dans-la-cuisine
https://www.okay.eu/fr/astuces-cuisine/les-10-regles-dhygiene-en-cuisine-pour-une-famille-en-pleine-sante/

Habitudes vs routine

vers de nouvelles habitudes
Où allons-nous ?

L’humain, partie de la nature

Nous avons tous observés durant ces deux mois de confinement une grande respiration pour la nature. Les activités humaines ont prodigieusement évolué.
Pas de transport, moins de déplacement, moins d’approvisionnement lointain.
Davantage de fait maison.

Et des envies d’espaces, le silence et le temps disponible sont revenus.

Nous avons remis l’humain au centre, la protection de l’humain au premier plan.

Nous avons eu la preuve que nous pouvons protéger la vie, du moins agir dans ce but. Simplement en agissant différemment, ou cessant d’agir de travers.

Hors,  l’humain fait partie de la nature.

l'homme au sein de la nature

Les inquiétudes étaient sur la santé bien sur, sinon, nous ne nous serions pas arrêtés…

Et aussi l’économie incertaine, comment continuer de travailler, occuper les enfants, nous occuper nous aussi, voir nos parents âgés, dire au revoir à ceux qui sont partis, soutenir les soignants, aider ceux qui géraient l’intendance…

Et, au bout d’un certain temps, assez variable suivant les individus, nous avons dit : « plus jamais ça ! »

Et pourtant…
Les belles résolutions sont encore là.
Mais voilà, la remise en route a aussi remis en route les vieilles habitudes.

Pourquoi est-ce si difficile ?

Habitudes

Et bien justement parce qu’une habitude est à changer, ou alors de nouvelles à prendre.

Selon notre cher Larousse, une habitude est une aptitude à accomplir avec facilité et sans effort particulier d’attention une action. Cette aptitude est acquise par une pratique fréquente, l’exercice, l’expérience.

Tous les formateurs et éducateurs et pédagogues vous diront

« Il est plus facile d’apprendre que de désapprendre. »

Si vous avez des connaissances erronées, il vous sera vraiment laborieux de les effacer pour apprendre les justes.

Hors, les habitudes que nous avons prises durant le confinement étaient nouvelles, et accessibles, car elles avaient une raison concrètes de se créer. En reprenant notre rythme pré-confinement, nous reprenons aussi nos fonctionnements

Nous allons, dans nos comportements, vers quelques choses que nous connaissons, notre cerveau fonctionne comme ça : les connexions les plus utilisées sont les plus rapides. Pour d’autres apprentissages, d’autres connexions, cela demande plus d’énergie. Le corps est programmé pour économiser l’énergie. Donc nous allons au plus connu. Très logique.

Pour faire évoluer nos habitudes, nous allons sortir notre zone de confort, de facilité. Nous allons aller un peu moins vite, le temps de faire un peu évoluer l’organisation du quotidien. Et puis, nous pourrons de nouveau accélérer si on préfère aller vite… ou pas.

Et comme nous avons eu l’impression d’être enfermés sous la contrainte… du coup, beaucoup veulent rattraper un temps disparu, un temps donné, un temps imposé, car nous sommes d’accord, il n’est pas perdu !

Donc pour prendre de nouvelles habitudes, ralentir, et dans les débuts, agir avec sa tête.

Et puis, pensez à vous féliciter !

Liberté retrouvée

La liberté selon notre cher Wikipédia, est un concept qui désigne la possibilité d’action et de mouvement. Pour le sens commun, la liberté s’applique  principalement aux individus et s’oppose à la notion d’enfermement et de séquestration.

Nous avons accueilli ce temps libre imposé comme un énorme chambardement.

Certains ont redoublé de travail, ils s’occupaient de l’intendance, et de la survie des autres.
Certains ont juste changé de lieu et économiser du temps de transport, parfois pris à travailler plus.
Certains ont retrouvé cette liberté pendant le confinement, libéré de l’obligation du temps et de l’argent, ils ont découvert une infinité de possibles.

Et le choix de les suivre ou non.

Un peu par obligation, nous avons choisi (paradoxal) de  consommer plus local : en plus d’être LA plus accessible façon de se nourrir, nous avons pu être solidaire des plus petits producteurs pour qui l’arrêt total de travail signifiait aussi la mort de leur entreprise. De quoi doubler la motivation !

Les autres achats étaient plus difficiles, et dépendait des géants du web, en mettant à contribution des livreurs, pour des biens qui n’étaient pas toujours de 1ere nécessité… c’est un autre débat.

jaillissement diable en boite

Alors, depuis que les portes sont à nouveau ouvertes, c’est un jaillissement !  Tel un geyser comprimé, un diable en boite, les vieilles habitudes reprennent place. A nouveau nous voulons aller plus vite, comme pour combler un manque… ce manque d’activité qui nous a pourtant comblé de tant de moments vécus, d’habitudes différentes.

Alors oui nous avons découvert d’autres connexions, que nous avons même aimées. Quand nous étions dedans. Et les emmener dehors est moins évident.

La respiration de ces deux mois se masque.

Et puis, depuis un ou deux cents ans, nous avons pris l’habitude d’avoir rapidement ce dont on avait envie… et depuis des millénaires, les hommes transforment leur environnement pour fonctionner plus facilement, on y a ajouté depuis peu un très grand confort, du moins, dans les pays dits civilisés.

Satisfaction immédiate

Depuis une trentaine d’années, voire un peu plus, nous vivons dans un fonctionnement de satisfaction immédiate. Dans bien des domaines !

Qui ne râlent pas quand sa connexion rame et que le document (ou la série, ou la music…) met 30 seconde à charger ?
Qui ne râlent pas quand le plat au resto n’arrive pas dans les 10 min ?
Qui ne râlent pas quand pour aller en Espagne quand on habite Lille nécessite plus de 12 heures de voiture ?
(ce n’est qu’un exemple, en avion, c’est long aussi)
Qui ne râlent pas quand il faut passer une petite heure par jour en cuisine pour nourrir 4 personnes de façon équilibrée sur 3 repas ?

Soyons honnêtes, les personnes laissant le temps au temps sont rares…
Aller vite est grisant. C’est un fait… pourtant, nous avons ralenti, et sauvé des vies.

Alors ?

Les autres aussi

Faire des efforts et voir que les autres continuent de faire n’importe quoi est décourageant, n’est-ce pas ?

Et alors, on se met à imaginer que tous ses efforts sont vains, et on va spéculer que tous se comporteront mal, continueront de prendre l’avion, prendre leur 4/4 pour faire 3 km, sous prétexte qu’il faut ramener les enfants (ou les courses). Ça marche aussi pour la vieille C3 qui pollue. Et chaque fois que l’on voit un mégot par terre, ou un masque, que les gens remplissent leur caddie de coca, nutella et plat sur-préparés, une belle vague d’acidité nous arrive à l’estomac. Et nous enrageons en silence.

Là, vous avez le choix de rester avec vos aigreurs d’estomac

OU 

Spéculer sur le fait qu’il y en a beaucoup qui agissent dans le même sens que vous. Et du coup, faire, s’inspirer de ce que les autres font et devenir source d’inspiration aussi.

Là aussi, c’est une question de regard.

Nous avons besoins de récits qui nous rassemblent, qui fassent agir un vaste réseau d’interdépendances. Que nous agissions de façons individuelles ou collectives, nous allons vers une même croyance, un même but.

Théorie de la grenouille et syndrome de l’autruche

C’est quand cela sent le brulé qu’on s’aperçoit que la casserole attache… pourtant, cela fait un moment qu’elle chauffe.

C’est comme la théorie de la grenouille dans la casserole : on la met dans une casserole d’eau chaude, elle s’en ira vite d’un coup de patte. Mettez là dans l’eau froide et faites chauffer la casserole, elle finira par cuire parce que finalement, elle arrive à s’adapter au fur et à mesure et ne perçoit pas le danger.

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Lorsque nous sommes en danger, c’est notre cerveau reptilien, le plus enfoui, et le plus réactif prend la main et deux solutions s’offre à nous : faire le mort, ou se planquer.

Donc, suivant la théorie de Cyril Dion, quand on ne parle que de danger, de déforestation, de sécheresse, famine, sur consommation… notre cerveau se protège, et, inconsciemment nous faisons comme si le danger n’existait pas.

Tandis que si nous racontons, lisons, faisons circuler des stratégies, le cerveau se débloque et nous trouvons une belle motivation à agir, des possibilités et des voies de sorties. C’est une des raisons qui l’a motivé à co-réaliser le film « Demain ».
En s’organisant sur des objectif atteignables, petits et de plus en plus nombreux au fur et à mesure de sortie de zone confortable, nous arrivons à changer nos habitudes et à donner du sens à notre quotidien.

Pour que la nature, notre Terre, puisse respirer elle aussi.

Pour changer votre monde, et autour, avec votre fourchette, Je vous invite à me contacter, afin d’aller vers vos stratégies de façon plus sereines et pérennes.

Les enseignements de la crise sanitaire

Alors là, je suis sure de ne pas me tromper quand je dis que vous étiez plus souvent aux fourneaux durant cette période de confinement. Vous y avez certainement découvert de nouvelles techniques, et j’espère de nouvelles saveurs. Bravo super contente, et fière de vous, même si je n’y suis pour rien … Si vous voulez, on développera les changements en cuisine à un autre moment.

Là je vous parle de consommation.

Notre apprentissage n’était pas (que) dans les livres de cuisine mais bien dans la manière de vivre. Et ce que nous n’avons pas encore appris, nous en avons pris conscience, ce qui est déjà un progrès.

Vous avez peut-être changé votre façon de faire les courses, ou alors vous êtes vous renseigné, avez vous vu passé d’autres fournisseurs, plus locaux, livrables en vélo, afin de vous éviter de sortir trop souvent ? Avez-vous lu mon article sur l’approvisionnement ?

Notre modèle agricole et alimentaire actuel est en partie responsable du chamboulement que nous avons vécu, et dont nous essayons d’émerger : déforestation, mort des sols et de la biodiversité. Ici comme à l’autre bout du monde.

Sobriété

Nous avions pris l’habitude de l’abondance immédiate, sans même la demander. Comme un droit acquis. Et cette fois-ci, pas de grèves pour les récupérer. Nous avons compris qu’il en allait de la survie de milliers de personnes et nous avons changé nos habitudes.

Main d’oeuvre

Notre système agricole dépend, en plus de la météo, d’une main d’œuvre précaire et d’une mondialisation à outrance. Les exploitants agricoles ont la vie, et le porte-monnaie difficile.

Pendant ces deux mois, nous avons vécu essentiellement avec des produits locaux, tant par solidarité que par approvisionnements présents. Les comportements se sont orientés vers du bio, du local, et 9 personnes sur 10 aimeraient une autonomie, alimentaire, et des produits basiques indispensables.

Il y a eu une prise de conscience sur ce que la France pouvait produire, et sur ce qu’elle achète à l’étranger. Pris conscience aussi, qu’en absence d’une main d’oeuvre étrangère, il y a peu de main d’oeuvre compétente en France.

Si je suis pour une Europe économique, bien pratique quand on passe les frontières, le jour où on ne peut plus les passer, on a intérêt à avoir un grand potager … Vous comprendrez l’image.

Les exploitants agricoles faisaient partie des métiers peu mis en valeurs, jusqu’à cette crise. Au même titre que les soignants et les métiers gérant l’intendance, ils passaient aux oubliettes. Ils sont pourtant les piliers de notre chaine alimentaire. L’article de la fondation nature-homme propose des stratégies constructives pour aller vers une autonomie, ou du moins indépendance alimentaire :

https://www.fondation-nature-homme.org/magazine/pourquoi-comment-relocaliser-agriculture-alimentation-apres-covid

Gouvernance

Bien sur quelques uns répliqueront, on ne peut rien décider, cela dépend des collectivités, des ministères, des lobbies. Oui aussi. A nous d’élire ou d’agir politiquement à notre niveaux. Nous pouvons aussi changer de niveaux pour les plus motivés qui font partie de ce qui agissent pendant que les autres parlent. Un moyen accessible est de contacter sa mairie et de lui proposer des actions, tel que l’organisation de plus de bio et local dans les cantines, des jardins partagés et maraîchers… il y a quelques bonnes idées dans ce documentaire https://www.france.tv/france-5/le-monde-en-face/

On peut également ne pas attendre l’autorisation des « grands » ou des « décideurs » pour faire un peu de maraichage à notre échelle : pour tout ceux qui ont jardin, et qui aimerait manger du qualitatif. Je suis parfois étonnée de ces grandes pelouses bien tondues et arrosées en ces moment d’inquiétudes alimentaires, alors que la sécheresse menace déjà.

enseignement de la crise sanitaire
quelle sorte de jardin voulez-vous ?

Chacun fait une part

Ok, en complément d’un travail, avec les enfants, entretenir un potager prend vraiment du temps. Et esthétiquement, cela peut avoir des rendus moins élégants… quoique, c’est une affaire de gout. Et sincèrement, l’entretien d’une belle pelouse doit prendre autant de temps. La permaculture, qua,d elle est bien mise en place, ne nécessite pas tant de travail. Souvent, on ne sait pas par quel bout la prendre. A ce propos, je conseille les services de la paysagiste permacultrice Mélanie Lavigne qui a dans ses prestations moult conseils. Elle vous permettra de transformer votre jardin, en un espace harmonieux, vivant, nourricier. Elle allie les plantes ornementales et cultivables. Elle est adepte des chantiers participatifs qui limitent le cout de l’aménagement de votre jardin. Plus de renseignements ici 

Vous pouvez choisir le jardin que vous voulez : plutôt qu’une grande pelouse bien tondue, sans fleurs ni papillons (voire le playdoyer des herbes folles), ou potager super garnis qui nourrira le village entier, ou la famille, si vous l’avez grande, ou un mixte des deux, un endroit où poser sont transat, récolter son potiron, et regarder les fleurs pousser.

Céline Gauthier , Designer vegetal,pour Sensitys pourra aussi vous conseiller.
Il y a plein de possibilités différentes, suivant vos moyens, votre temps, vos goûts, comme en cuisine !

Acquérir de nouveaux apprentissages pour vivre le monde d’aujourd’hui.

L’émission de Grand-bien vous fasse sur France Inter accueille l’ingénieur agronome et sociologue Eric Birlouez et parle du sujet : https://www.franceinter.fr/emissions/grand-bien-vous-fasse/grand-bien-vous-fasse-15-mai-2020

D’autres moments de partage, qui peut-être amèneront une connexion puissante : avec la terre, avec le moment présent, et avec des gens (peut-être vos proches ?). Je vous invite à lire mon article sur le sujet 

Je peux vous accompagner sur le chemin de votre transition alimentaire, il suffit de me contacter, nous trouverons une stratégie qui convient à votre chemin de vie.

14 pour être en forme

Vous êtes vous déjà amusé à compter le nombre d’aliments différents que vous mangez dans la journée ?

Lors de mes formations à l’institut Pasteur de Lille, au service nutrition, dirigé par le professeur Lecerf, j’entendais souvent 14 choses différentes par jour !

Non le nombre d’ingrédients imprononçable dans un plat ultra-transformé n’en font pas partie !

Apprentissages et éducation

Pour moi c’est ok, parce que depuis toute petite, je mange comme ça.
Et je pense que la lettre de fin d’alphabet de la génération d’où je suis issue est une des causes à ma bonne alimentation… s’il faut nous étiqueter en lettre.
Je suis en effet du siècle dernier (oh ça va ! Ce siècle a à peine 20 ans !), le choix dans les magasins était plus limité, surtout en cochonneries sucrées et ultra transformées. Et il était plus facile pour les parents à nourrir leur famille d’avoir quelques notions derrière les fourneaux. Ces notions se transmettaient de génération en génération, naturellement, simplement en contribuant normalement à la vie du foyer.

Ma Maman a plus que quelques notions : elle a passé, comme la plupart des femmes de son âge à cette époque, des diplômes validant toutes les expertises des femmes au foyer. Couture, entretien de la maison et… Cuisine. Si si si je vous assure que dans les années 50, on passait des diplômes pour être une bonne femme au foyer. Bref, le sujet n’est pas là. Revenons en à notre assiette, et au nombre d’ingrédients différents que l’on avale le long d’une journée.

14 donc nous dit ce médecin nutritionniste, spécialiste aussi en endocrinologie et maladies métaboliques. Vous savez certainement que ce que vous mangez influence votre métabolisme, votre santé, entre autre.

Et pourquoi 14 ?

Et pourquoi autant de choses à manger? Cela vous paraît peut-être difficile ?

Et bien, comme souvent, il existe deux réponses : une réponse scientifique et une réponse poétique. Et puisque c’est vous, je vous donnerai les deux.
Je suis comme vous enfermée depuis un moment, je vous donne la poétique en premier. J’ai envie de légèreté.

Réponse du poète

14. Pour autant de possibilités de plaisirs gourmands, d’associations de couleurs et de saveurs.
Pour cet espace de liberté que m’ouvre la variété : Mes pensées voyagent plus ou moins consciemment vers les étapes qui ont amené ces ingrédients dans mon assiette.
Je pense à la personne qui a cultivé les légumes, à son envie ou non d’aller travailler, à la vie qu’ils ont, dans leur ferme, au contact de la nature, leurs levers tôt… et aussi les pluies et les rayons de soleils qui ont nourri les céréales de mon pain, la minoterie, qui a transformé ce grain en farine, cette poudre blanche qui suscite elle aussi une belle addiction.
Je retourne en rêve aux temps des moulins à eau. Le ruisseau me ramène à la cour de ferme ou les poules ont encore la chance de courir, de planquer leurs œufs dans l’espérance d’un poussin, d’observer le fermier récupérer le lait de Marguerite. Il en fera du fromage, que je me ferai un plaisir de couper dans ma salade composée.
Je pense à tous ces produits importés d’un autre  pays, comme le maïs ou la pomme de terre, au fur et à mesure de la découverte du monde des différents explorateurs, curieux d’aventures, de trésors et de découvertes. Il y a quelques centaines d’années.
Je pense aussi à l’apprentissage de mes parents, qui l’avaient appris des leurs, de la façon de préparer un plat, et que je m’amuse à personnifier en y changeant quelques aromates…
Et au plus j’ajoute d’ingrédients, plus je m’enrichis de leur histoire, leur couleur, les saveurs qui dansent en équilibre, s’enrichissant l’une l’autre juste parce qu’elles échangent. Comme vous voyez, il est possible de voyager un peu en maniant l’éminceur, la cuillère de bois et le fait-tout… Et l’on arrive assez naturellement au 14.

Réponse du scientifique

14. Pour nourrir les différentes bactéries, virus, et autres microscopiques êtres vivants qui composent notre microbiote. Imaginez-vous comme une planète : vous êtes la globalité. Et chaque partie qui vous compose est bien spécifique (un peu comme les pays). Imaginons que cette planète fonctionne dans un même but : la vie harmonieuse et confortable pour chaque pays (organe). Allez faites un effort d’imagination ! Chaque partie a des besoins spécifiques. Et le bel organisme que nous sommes est conçu pour avoir tous les outils pour bien fonctionner. Un de ces outils est donc ce fameux microbiote. Par ses actions, il arrive à lier les autres organes entre eux, et ceux grâce aux nutriments qu’il transforme. Toutes ces micro-organismes qui le composent font un sacré boulot : ils agissent en symbiose avec nous et s’occupent d’une bonne partie de notre fonctionnement.
L’un ne va pas sans l’autre.
Des études sur les souris, les oiseaux… (brrrr c’est un autre sujet) ont démontré qu’il influence notre morphologie, notre caractère, notre cerveau. Et pour que tous ces organes, pays de votre planète imaginative fonctionnent au mieux, il faut beaucoup, vraiment beaucoup de diversité dans les bactéries-virus et autre qui le compose. Il est composé de 200 à 250 sortes différentes. Une  soixantaine de sortes commun d’un individu à l’autre, les autres sont définis par vos antécédents : Vos parents et leur génétique, surtout votre mère qui vous en ont donné une bonne partie à la naissance, mais aussi votre alimentation et les différents contacts que vous avez avec les autres. C’est une vraie barrière très efficace contre les virus et bactéries pathogènes.

Et là, pour faire simple, imaginez que chaque partie de ce microbiote récupère ses forces dans un aliment. Vous devez, grâce à votre alimentation lui donner plein de choses différentes, pour nourrir tout le monde.

Ceux que l’on évite

Par contre, le sucre a une très mauvaise influence sur la façon de fonctionner du microbiote. S’il est naturel, ou complet, comme le miel le vrai, le sucre des fruits, à condition qu’il soit pris avec la chair du fruit (et pas que le jus), c’est ok. Dans des proportions d’environ 50g/jour avec un grand maximum 100 g par jour pour un adulte. Autrement, il engorge le foie, augmente prise de masse grasse, provoque des inflammations de l’intestin, une perturbation du chemin entre cerveau et intestin et modifie les informations de satiété, entre autre. Voici quelques chiffres de l’ANSES .
Donc, oui il peut faire partie des 14, mais à petite dose.
Si vous aimez les chiffres et voulez plus de précisions, je vous invite à suivre les liens : ou

Attention, quand vous prenez des antibiotiques, ils détruisent aussi bien les mauvaises que les bonnes bactéries. Il est donc essentiel, indispensable, après votre traitement de reconstruire cette flore. Cela peut prendre 3 semaines à 6 semaines pour revenir à un microbiote efficace.

Stratégie pour augmenter le nombre d’ingrédients

C’est bien beau tout ça, mais comment faire ? Je vous invite à me contacter, et en quelques séances, je vous conseillerai quelques méthodes pour mettre du peps dans votre assiette, et du coup, dans votre corps.

Je vous ai également écrit un article vous donnant quelques pistes et conseil bien pratiques ici.

Varier son assiette en se régalant

ingrédients coloré pour assiette variée

Comme souvent répété, variété et diversité sont importantes : A mes yeux, et papilles, il est essentiel de varier son assiette.

Pour le plaisir des papilles et des yeux
Pour l’ouverture d’esprit et la curiosité
Pour la bonne santé et un bon fonctionnement du corps humain
Pour l’écologie : la planète fonctionne beaucoup mieux en petites multicultures

Je vous présente ici quelques alternatives gourmandes aux ingrédients que vous mangez, je suppose, en grandes quantités.

L’un des ingrédients le plus consommé est le blé.


On le trouve quasiment partout : dans le pain, les gâteaux, les sauces, les pâtes, les céréales du matin, le couscous, les biscuits… parfois même dans la charcuterie… bref, un peu partout. Le souci essentiel est que votre corps ne reçoit qu’une seule sorte de nutriment.
Parce qu’il contient beaucoup de gluten, c’est d’ailleurs pour ça qu’on l’utilise partout, ses molécules ont tendance à développer les inflammations dans le corps. Sans l’arrêter complètement à moins d’y être allergique, il y a des alternatives qui nous permettent de nous régaler de temps en temps avec cette si bonne tartine de pain beurrée ou la tarte aux pomme de Tante Lucie…

Pour le petit déj, la tartine de pain (ou les céréales) est très présente en France. vous pouvez varier votre assiette en la remplaçant par des flocons d’avoine, dans une salade de fruits l’été, ou en porridge l’hiver. J’aime particulièrement le riz au lait le matin, ou pourquoi pas la semoule de maïs, cuite dans du lait, salée avec du fromage, ou sucré, suivant vos gouts. Les mueslis multi céréales sont intéressants aussi, comme leur nom l’indique, ils sont multi. Attention au sucre cependant. Les produits à base de châtaigne apportent de l’originalité.
Il est bien d’avoir un peu de féculent pour le carburant de la journée. Et de varier de jour en jour.

En résumé au petit dej : avoine, riz, orge, maïs, châtaigne…de la variété dans les féculents.

Dans un gâteau, remplacez une partie de la quantité de farine par de la poudre d’amande ou de noisette, la farine de riz, ou d’épeautre, de châtaigne, de pois chiche… il en existe beaucoup ! Plus de facile de garder un peu de blé tout de même : le gluten associé à la levure ou aux oeufs est ce qui permet de donner le moelleux, le gonflant aux gâteaux.

Pour la panure, essayez donc avec de la polenta… succès garanti.

Proposer du quinoa avec votre tajine ou votre couscous, en accompagnement de vos plats il est maintenant cultivé en France aussi. On fait des pâtes à base de quinoa ou de légumineuses qui ont une belle texture, contrairement aux pâtes sans gluten où l’on a ajouté je ne sais quoi pour les faire tenir.

Les légumes et fruits

Pour les légumes, je vous invite à en avoir au moins 5 différents par semaine, préparés de façon différentes. Pas toujours évident au vu de la taille des légumes: si l’on mange facilement un poireau entier ou deux carottes, il vous prendra une petite dizaine de repas pour venir à bout d’un chou si vous êtes seul. Parfois, vous pouvez acheter ces gros légumes tel que le céleri, choux, potiron, pastèque, fractionnés en morceaux. Ou alors, investissez dans un congélateur et congeler vos préparation (maxi 3 mois après les avoir cuisiné) ou achetez des légumes surgelés, qui ont l’avantage d’être fractionnables en portions, déjà propres et épluchés.

Je vous invite à les introduire dans vos farces, vos sauces. Ils leur donneront une saveur incomparable et vous évitera les bouillons industriels en cubes. Par exemple, dans la sauce tomate, ajouter oignons, ail, carotte et céleri, des courgettes quand c’est la saison. coupés en tout petits morceaux, pour une belle surface d’échanges, et être discret en visuel. La saveur des champignons cuits rappelle la saveur de la viande: ce petit gout salé que l’on nomme umami. Idéal pour éveiller les farces végétariennes. Dans les gratins, coupés ou hachés fins, les légumes se cachent facilement à ceux qui disent ne pas les aimer.

Vous pouvez au contraire les sublimer, de différentes façons :

– Les prendre de bonne qualité,
– Les faire cuire al dente à la vapeur,
– La cuisson au four, avec ou sans épices fait ressortir leur intensité
– En mettant en valeur leur couleur, par des découpes
–  En présentant un assortiment du même légume, préparé de façons différentes, un peu comme on gouterait le vin d’une même région…

Je serai ravie de vous apprendre à en utiliser plus.

Introduisez des fruits, frais ou secs dans vos plats. Ils rendent aussi gourmandes bien des préparations.

Pensez aux herbes fraiches, elles sont bourrées de minéraux et de vitamines, en plus d’apporter de la fraicheur aux plats.

Les laitages

En ce qui concerne le lait, il fait aussi partie des aliments les plus consommés en France. Si vous supportez les laitages, les différentes formes de yaourt sont excellentes pour apporter les probiotiques et renforcer votre flore intestinale, autrement appelée microbiote. Préférez les nature, le sucre ne fait pas bon ménage avec les intestins. Pour faire des crêpes ou une béchamel, vous pouvez le remplacer par des laits végétaux. Cela apporte variété sans vraiment changer le gout ou la consistance.

L’association des fruits avec le fromage est souvent appréciée. Si possible, prenez plutôt vos fromages à la coupe. Méfiez-vous si vous êtes short en budget, regarder le prix au kilo pour vous faire une idée.

Les protéines

La viande est encore le produit le plus consommé, même s’il est un peu en baisse ces dernières années. Elle acidifie votre corps quand vous en mangez trop et vous rend sensible aux inflammations et fatigue le système digestif. Pour varier votre assiette, pensez aux légumineuses, en complément de céréales pour vous apporter les protéines nécessaires. Voir mon article sur le sujet. On mange beaucoup de viande. Trop, vous le savez, 2 fois par semaine est amplement suffisant. Choisissez-la de qualité et fuyez les viandes à bas prix, elles sont pleines d’antibiotiques et souvent la bête a été mal traitée. pas terrible pour vos intestins non plus.

Je vous invite à me téléphoner pour une aide ponctuelle ou approfondie à équilibrer votre alimentation pour une belle santé.

à l’heure de l’apéro

Un des points positifs du confinement, pour ceux qui bossent à la maison, c’est que l’on gagne du temps sur le transport, et donc, on a le temps de prendre l’apéro avant de diner. Souvent, c’est même l’occasion de trinquer par vidéo avec la famille, ou des copains que l’on avait pas si souvent que ça l’occasion de voir. Alors, apéro tous les jours ?!

Et puis, le beau temps, la pendule oubliée, cela fait deux critères essentiels pour se croire en vacances… non ? Un peu quand même, non ?

Et que fait-on en vacances ? On prend l’apéro ! Chouette !

Là, tout de même, j’attire votre attention que l’apéro tous les soirs, c’est top, à condition de limiter l’alcool pour votre santé :

Il est reconnu scientifiquement, et pas que, qu’un verre d’alcool par jour, a un impact sur la santé. Surtout quand le déplacement du canapé à la salle de bain, puis à la table à manger pour retourner au canapé est la seule activité physique que vous pratiquez…

Et oui, un verre de vin, ou un verre de bière est considéré comme de l’alcool. Soit, les autorités de santé recommandent de ne pas boire plus de 3 verres, si on est un homme, et de 2 si on est une femme (question de corpulence, ni voyez pas de sexisme). Mais tout de même, c’est pas cool de le pratiquer tous les jours.

Sachez, que c’est bientôt l’été, et que l’alcool entre dans le métabolisme d’assimilation des sucres et des graisses : tout ce petit monde vient directement enrichir le tissu adipeux que l’on met sous les maillots de bain.

Vous pouvez récupérer diverses maladies tels que problèmes  au niveau cardiaques, sur votre foie, votre peau, sur les neurones, sur l’humeur, le microbiote, l’hydratation du corps, cancer… bref. Un verre ça va, tous les jours, bonjour les dégâts !

J’aurais tendance à dire ok l’apéro, canon pour rester en lien !

Dans nos verres, on y met :

– Jus de légumes (tomates est très en vogue), Si vous avez une centrifugeuse, c’est le moment de la sortir ! il y a tout un tas de cocktails sympas et plein de vitamines qui vous tiendront lieu d’entrée et qui équilibreront le repas.

– également les jus de fruits : additionnés d’une eau pétillante pour les rendre plus fun, et surtout moins sucrés (il y a souvent autant de sucre dans un verre de jus de pomme que dans un verre de soda).

– Les infusions, menthe, concombre-basilic, les infusions toutes prêtes, à boire chaudes ou froides, ajoutez y des framboises surgelées, fleurs d’hibiscus, ou des rondelles de fruit de saison… vraiment, on peut s’amuser avec !

Quant à la place des cacahuètes, hyper caloriques et si délicieuses ! Il suffit d’en mettre un petit bol et il se vide en un rien de temps ! Les noix de cajou, pareil, quoique pas du même budget, les pistaches, elles, ont au moins l’avantage d’être à décortiquer…  donc de prendre plus de temps. Les chips pareil ! Tellement rapides a partir ! Et pas très chères. Du moins pour le porte-monnaie, parce que pour le corps !! pffff  ! Il paie !!

Préférez les olives, les petits toasts que vous aurez préparés avec par exemple, une sardine, un petit suisse, une cuillère de moutarde et du thym, les crudités trempées dans un bol d’houmous maison ou de fromage blanc aux fines herbes, les tomates cerises (pas encore la période, attendez encore un ou deux mois), quelques lamelles de jambon sec…

Vous pouvez vous servir de l’apéro pour compléter votre repas et du coup, avoir quelque chose d’équilibré. Du cake salé à l’apéro complètera un potage et une compote en dessert, Si vous prenez les crudités trempées, vous aurez la dose de fibre et pourrez vous régaler d’un bon gratin de pâtes… et ainsi de suite

Et puis les cacahuètes, quand on les met dans une salade, cela apporte un croquant et un gout original.

En tout cas je trinque avec vous à une santé qui vous est chère, LA VOTRE !!

Pour des idées et des conseils pour une alimentation qui vous soit bonne, contactez Violaine Cook 

La tête dans le frigo

En cas d’ennui, ou de stress, ou de télétravail, ou sans raison, quand on reste à la maison, la plupart du temps, le frigo et les placards-épicerie deviennent de très bons amis, qu’il est facile de visiter. Ils nous réconfortent, nous distraient, satisfont des besoins de variété, de douceurs, de satiété, de gourmandise… et autres.

Vous le savez, cette habitude a quelques conséquences, et pas seulement sur la taille de nos vêtements : cela mets aussi plein de nutriments supplémentaires dans notre organisme. Du coup, il y en a trop. Même le grignotage d’aliments dit sains entraine un surplus dans les comptes. Comme l’organisme est un bon comptable, il stocke : pas possible d’éliminer ce surplus en ce moment par une bonne dose d’exercices physiques. Et il stocke sous la peau, ou alors dans les artères, le foie, fatigue du coup les organes digestifs inutilement, et surchargent les autres de substances dont ils n’ont pas besoin.

Bon ok, le but de l’article n’est pas de vous amener un peu plus de culpabilité sur ce fait, je suis sure que votre petite voix vous l’a déjà dit.

Voici quelques pistes pour ouvrir les placards et frigo juste 3 fois par jour :

  • Manger à votre faim au repas. Faites de vrais repas. Un minimum de sucres lents et de fibres aide à oublier son estomac entre les repas.
  • Préparez votre repas : cela contribuera à une pause nécessaire et relaxante : choisir ce que vous mettez dans l’assiette implique d’écouter une envie, une faim (fraicheur, douceur, croquant, acide, sucré ?) Écouter aussi votre créativité, pour transformer des ingrédients en une assiette qui vous convienne. Très relaxant les activités récréatives.
  • Faites des pauses récréatives. Le cerveau aime varier les activités et sait rester concentrer environ 90 min chez un sujet adulte, il est donc tout à fait recommander de faire une pause. Prétexter une cigarette ou une petite faim est inutile. Votre envie de pause est légitime.
    Cela peut-être respirer par la fenêtre, faire une caresse au chat/chien/lapin/ce que vous voulez, vous faire un thé, discuter, passer un coup de fil à un ami, chanter, danser … bref, plein de stratégies, même, celle de ne rien faire, de laisser un vide flotter : très sain. VOUS AVEZ DROIT À UNE PAUSE.
  • Mettre un mantra sur le placard-frigo tentant : « Tu as un corps parfait », «  Le corps qui te porte te remercie de prendre soin de lui », « je fais ce qui est bon pour moi », « j’ai le choix », « tout est comme cela doit être », « je suis fier de qui je suis »… bref un truc que vous avez envie d’entendre.
  • Ayez un verre d’eau à portée de main, ou une tasse d’infusion. Oui plutôt un verre qu’une bouteille, souvent trop grande, trop lourde, réutilisée 15 fois sans être lavée, et puis, il faut dévisser le bouchon, on la boit sans faire attention. Une jolie tasse, un verre dont on apprécie l’épaisseur ou la finesse… histoire de mettre un peu de sens avec vos sens. (Et puis, c’est bon pour la santé de boire des petites quantités tout au long de la journée).
  • Pensez à une petite collation à 16h (ou à 10h si vous n’avez pas déjeuné), du style, un fruit, quelques amandes 1 carré de chocolat. Les français mange souvent à 20h… cela vous évitera de vous jeter sur le fromage en préparant le repas.
  • Quand vous préparez un repas, doublez les doses : cela vous prendra le même temps ou presque et un des repas suivant, vous serez ravi de vous mettre les pieds sous la table.
  • Faites le ménage des placards et virer les éléments tentants que vous savez déraisonnables, quand vous faites les courses n’en n’achetez pas.
  • Faites-vous plaisir à table : ok pour la gourmandise : la gourmandise peut –être saine. Et équilibrer le reste du repas et de la journée.
  • Je vous invite à me contacter  pour en débattre.

Laquelle de ces stratégies vous paraît le plus facile à mettre en place ?

Un coup de main pour en mettre en place ?

Approvisionnement

Voici quelques stratégies pour limiter vos sorties alimentaires

Approvisionnement

Nous sommes à la deuxième semaine de confinement, et apparemment, c’est loin d’être la dernière… Prenez soin de vous, restez chez vous le plus possible.

Ok, vous entendez et lisez cette phrase au moins 20 fois par jours !

Cependant, le frigo et les placards se vident progressivement,

Les médias vous suggèrent d’en profiter pour cuisiner, de changer vos habitudes, d’apprendre le fait maison, et … de rester chez vous.

C’est bien joli ça, comme rendre les deux cohérents ?

Faire ses courses revient parfois à jouer à la roulette russe …

Les consignes de précaution sont suivies de façon aléatoire. J’ai été dans un supermarché pour limiter mes déplacements parce que j’avais besoin de produits d’entretien également.  Il y avait beaucoup trop de monde à mon gout. Pas sure que ce soit le bon choix.

 Je félicite et remercie aussi tous les employés des magasins d’alimentation !

Voici quelques stratégies pour limiter vos sorties alimentaires :

  1. Faites de la place dans votre congélateur, dans vos placards : Où mettrez-vous tout ce que vous allez acheter ? Comment ? Tous simplement en consommant ce qu’il y a dedans. Salé, ou sucré, tout est bon à consommer, assembler inventez. Si vous avez besoin de conseils, contactez Violaine Cook, on trouvera surement quelques recettes à improviser, je suis experte en la matière.

Je vous suggère de lire mon article sur les différentes formes de protéines. Et puis, on a souvent quelques boites de légumes ou sachets au congèl (pour ceux qui ont un congèl)

Bien sur il vous faudra quand même quelques produits frais. Les drives sont submergés en ce moment et demande une bonne semaine de délais.

  • Faites-vous livrer : Des petites sociétés de livraisons à vélo se sont montées ces derniers mois/années. Vrac ou producteurs locaux, c’est le moment idéal pour favoriser leur développement :

– Comment ca vrac : http://commentcavrac.com/ épicerie mobile bio à vélo.

– Mes voisins producteurs : https://www.mesvoisinsproducteurs.com/, pas mal de délais aussi.

– Les artisans du frais : voici leur coordonnées et les mesures mises en place pour livrer sur Lille et alentours : suivre le lien

– Fruits de la terre : https://www.fruitsdelaterre.com/

Les grandes surfaces sont assez submergées en ce moment, mais vous pouvez toujours tenter votre chance. Personnellement, je préfère faire fonctionner les petites entreprises locales : ainsi, elles traverseront cette période économiquement difficile.

  • Faites une liste : Pas facile d’anticiper, pas drôle de s’y tenir. Et parfois, vous ne savez pas trop comment faire. Tout simplement, faites un menu, et une liste de courses en conséquence. Là typiquement, je peux vous aider : comment faire le menu de façon équilibré et éviter les grimaces à tables, ou de jeter les trop prévu, comment prévoir les restes, et construire votre menu avec ce que vous avez en fonction des saisons, et de votre budget. Je consulte par téléphone et webcam.
  • Optimiser les courses : Si vous avez choisi d’aller en magasin :

– Limitez les produits fragiles à votre consommation sur 2 jours, ce serait dommage de les jeter non ? Donc, tout ce qui est fraises, salade verte, charcuterie… À mettre dans le début de votre menu.

– Pensez aux légumes et fruits qui se conservent bien en dehors du frigo, au frais de préférence (garage, cave) : chou blanc ou rouge, poireau, céleri, carottes non lavées, oignons, pommes de terre, navets, fenouil, agrumes, pommes, poires. Si vous avez besoin de savoir comment les préparez, je suis à votre disposition.

Si vous n’en n’avez pas à la maison, pensez aux légumineuses. Sèches ou en conserve, selon votre capacité à les préparer. C’est le moment de commencer à les utiliser.

– Pour la viande, je vous suggère les morceaux à mijoter, moins chers, que vous pourrez préparer en plus grande quantité, et congeler ensuite. C’est le moment de tester les recettes.

– Si vous tenez au protéines animales, pensez au poisson en boite. Ils conservent longtemps et ont très pratique dans une salade, ou avec du riz.

– Pour les produits laitiers, regarder les DLC, en sachant qu’un yaourt peu se consommer au moins 15 jours après, s’il est stocké au frais.

– Si vous avez un congélateur, les produits bruts (non préparés) sont très pratiques : vous pourrez créer des recettes rapidement avec une préparation limitée : les légumes sont déjà épluchés. Comme ça, vous utiliserez ces légumes –fruits quand vos stocks de frais seront finis et pourrez ainsi reporter vos courses d’une ou deux semaines, suivant le nombre que vous êtes au foyer.

– bien sur pensez à prendre les produits ménagers dont vous avez besoin. Inutile de vider le magasin pour autant, c’est le ménage de printemps, mais tout de même ! je vous conseille les basiques savons de Marseille, vinaigre blanc et bicarbonate de soude qui permettent de nettoyer à peu près tout dans une maison. Vous pouvez vous mettre à faire votre lessive, nettoyer les sanitaires ou laver la vaisselle avec tout ça. C’est le moment de vous mettre au zéro déchet !

Pensez donc à prendre vos sacs et vos contenants lorsque vous faites les courses !!

  • Ranger vos courses : Une règles d’or de la restauration à appliquer chez vous : placer ce que vous venez d’acheter au fond du placard et les stocks les plus vieux devant. Une simple logique de consommer ce qui est plus vieux et encore bon en premier. D’où l’intérêt de vider les placards avant…

Comme geste de précaution, je vous suggère de ne toucher que ce que vous prenez, et de ne pas vous gratter le nez en faisant vos courses °-)

Et en ce moment, comme habituellement, lavez votre frigo avant de le remplir, une simple éponge imbibée de vinaigre blanc, ou légèrement savonneuse. Un sopalin dans le bac à légumes (ou un torchon propre) à changer toute les semaines.

Et puis bien sur, laver vos mains.

Je suis là, si vous besoin d’aide pour gérer l’alimentation de votre nouveau quotidien.