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Les enseignements de la crise sanitaire

Alors là, je suis sure de ne pas me tromper quand je dis que vous étiez plus souvent aux fourneaux durant cette période de confinement. Vous y avez certainement découvert de nouvelles techniques, et j’espère de nouvelles saveurs. Bravo super contente, et fière de vous, même si je n’y suis pour rien … Si vous voulez, on développera les changements en cuisine à un autre moment.

Là je vous parle de consommation.

Notre apprentissage n’était pas (que) dans les livres de cuisine mais bien dans la manière de vivre. Et ce que nous n’avons pas encore appris, nous en avons pris conscience, ce qui est déjà un progrès.

Vous avez peut-être changé votre façon de faire les courses, ou alors vous êtes vous renseigné, avez vous vu passé d’autres fournisseurs, plus locaux, livrables en vélo, afin de vous éviter de sortir trop souvent ? Avez-vous lu mon article sur l’approvisionnement ?

Notre modèle agricole et alimentaire actuel est en partie responsable du chamboulement que nous avons vécu, et dont nous essayons d ‘émerger : déforestation, mort des sols et de la biodiversité. Ici comme à l’autre bout du monde.

Sobriété

Nous avions pris l’habitude de l’abondance immédiate, sans même la demander. Comme un droit acquis. Et cette fois-ci, pas de grèves pour les récupérer. Nous avons compris qu’il en allait de la survie de milliers de personnes et nous avons changé nos habitudes.

Main d’oeuvre

Notre système agricole dépend, en plus de la météo, d’une main d’œuvre précaire et d’une mondialisation à outrance. Les exploitants agricoles ont la vie, et le porte-monnaie difficile.

Pendant ces deux mois, nous avons vécu essentiellement avec des produits locaux, tant par solidarité que par approvisionnements présents. Les comportements se sont orientés vers du bio, du local, et 9 personnes sur 10 aimeraient une autonomie, alimentaire, et des produits basiques indispensables.

Il y a eu une prise de conscience sur ce que la France pouvait produire, et sur ce qu’elle achète à l’étranger.

Si je suis pour une Europe économique, bien pratique quand on passe les frontières, le jour où on ne peut plus les passer, on a intérêt à avoir un grand potager … Vous comprendrez l’image.

Les exploitants agricoles font partie des métiers peu mis en valeurs, jusqu’à cette crise. Au même titre que les soignants et les métiers gérant l’intendance, ils passaient aux oubliettes. Ils sont pourtant les piliers de notre chaine alimentaire. L’article de la fondation nature-homme propose des stratégies constructives pour aller vers une autonomie, ou du moins indépendance alimentaire :

https://www.fondation-nature-homme.org/magazine/pourquoi-comment-relocaliser-agriculture-alimentation-apres-covid

Gouvernance

Bien sur quelques uns répliqueront, on ne peut rien décider, cela dépend des collectivités, des ministères, des lobbies. Oui aussi. A nous d’élire ou d’agir politiquement à notre niveaux, voire à changer de niveaux pour les plus motivés qui font partie de ce qui agissent pendant que les autres parlent. Un moyen est de contacter sa mairie et de lui proposer des actions, tel que l’organisation de plus de bio et local dans les cantines, des jardins partagés et maraichés… il y a quelques bonnes idées dans ce documentaire https://www.france.tv/france-5/le-monde-en-face/

On peut également ne pas attendre l’autorisation des « grands » ou des « décideurs » pour faire un peu de maraichage à notre échelle : pour tout ceux qui ont jardin, et qui aimerait manger du qualitatif.

enseignement de la crise sanitaire
quelle sorte de jardin voulez-vous ?

Chacun fait une part

Ok, en complément d’un travail, avec les enfants, entretenir un potager prend vraiment du temps. Et esthétiquement, cela peut avoir des rendus moins élégants… quoique, c’est une affaire de gout. A ce propos, je conseille les services de la paysagiste permacultrice Mélanie Lavigne qui a dans ses prestations moult conseils. Elle vous permettra de transformer votre jardin, en un espace harmonieux, vivant, nourricier. Elle allie les plantes ornementales et cultivables. Elle est adepte des chantiers participatifs qui limitent le cout de l’aménagement de votre jardin. Plus de renseignements ici 

Vous pouvez choisir le jardin que vous voulez : plutôt qu’une grande pelouse bien tondue, sans fleurs ni papillons (voire le playdoyer des herbes folles), ou potager super garnis qui nourrira le village entier, ou la famille, si vous l’avez grande, ou un mixte des deux, un endroit où poser sont transat, récolter son potiron, et regarder les fleurs pousser. Il y a plein de possibilités différentes, suivant vos moyens, votre temps, vos goûts, comme en cuisine !

Acquérir de nouveaux apprentissages pour vivre le monde d’aujourd’hui

D’autres moments de partage, qui peut-être amèneront une connexion puissante : avec la terre, avec le moment présent, et avec des gens (peut-être vos proches ?). Je vous invite à lire mon article sur le sujet 

14 pour être en forme

Vous êtes vous déjà amusé à compter le nombre d’aliments différents que vous mangez dans la journée ?

Lors de mes formations à l’institut Pasteur de Lille, au service nutrition, dirigé par le professeur Lecerf, j’entendais souvent 14 choses différentes par jour !

Non le nombre d’ingrédients imprononçable dans un plat ultra-transformé n’en font pas partie !

Pour moi c’est ok, parce que depuis toute petite, je mange comme ça.
Et je pense que la lettre de fin d’alphabet de la génération d’où je suis issue est une des causes à ma bonne alimentation… s’il faut nous étiqueter en lettre.
Je suis en effet du siècle dernier (oh ça va ! Ce siècle a à peine 20 ans !), le choix dans les magasins était plus limité, surtout en cochonneries sucrées et ultra transformées. Et il était plus facile pour les parents à nourrir leur famille d’avoir quelques notions derrière les fourneaux. Ces notions se transmettaient de génération en génération, naturellement, simplement en contribuant normalement à la vie du foyer.

Ma Maman a plus que quelques notions : elle a passé, comme la plupart des femmes de son âge à cette époque, des diplômes validant toutes les expertises des femmes au foyer. Couture, entretien de la maison et… Cuisine. Si si si je vous assure que dans les années 50, on passait des diplômes pour être une bonne femme au foyer. Bref, le sujet n’est pas là. Revenons en à notre assiette, et au nombre d’ingrédients différents que l’on avale le long d’une journée.

14 donc nous dit ce médecin nutritionniste, spécialiste aussi en endocrinologie et maladies métaboliques. Vous savez certainement que ce que vous mangez influence votre métabolisme, votre santé, entre autre.

Et pourquoi 14 ?

Et pourquoi autant de choses à manger? Cela vous paraît peut-être difficile ?

Et bien, comme souvent, il existe deux réponses : une réponse scientifique et une réponse poétique. Et puisque c’est vous, je vous donnerai les deux.
Je suis comme vous enfermée depuis un moment, je vous donne la poétique en premier. J’ai envie de légèreté.

14. Pour autant de possibilités de plaisirs gourmands, d’associations de couleurs et de saveurs.
Pour cet espace de liberté que m’ouvre la variété : Mes pensées voyagent plus ou moins consciemment vers les étapes qui ont amené ces ingrédients dans mon assiette.
Je pense à la personne qui a cultivé les légumes, à son envie ou non d’aller travailler, à la vie qu’ils ont, dans leur ferme, au contact de la nature, leurs levers tôt… et aussi les pluies et les rayons de soleils qui ont nourri les céréales de mon pain, la minoterie, qui a transformé ce grain en farine, cette poudre blanche qui suscite elle aussi une belle addiction.
Je retourne en rêve aux temps des moulins à eau. Le ruisseau me ramène à la cour de ferme ou les poules ont encore la chance de courir, de planquer leurs œufs dans l’espérance d’un poussin, d’observer le fermier récupérer le lait de Marguerite. Il en fera du fromage, que je me ferai un plaisir de couper dans ma salade composée.
Je pense à tous ces produits importés d’un autre  pays, comme le maïs ou la pomme de terre, au fur et à mesure de la découverte du monde des différents explorateurs, curieux d’aventures, de trésors et de découvertes. Il y a quelques centaines d’années.
Je pense aussi à l’apprentissage de mes parents, qui l’avaient appris des leurs, de la façon de préparer un plat, et que je m’amuse à personnifier en y changeant quelques aromates…
Et au plus j’ajoute d’ingrédients, plus je m’enrichis de leur histoire, leur couleur, les saveurs qui dansent en équilibre, s’enrichissant l’une l’autre juste parce qu’elles échangent. Comme vous voyez, il est possible de voyager un peu en maniant l’éminceur, la cuillère de bois et le fait-tout… Et l’on arrive assez naturellement au 14.

Le coté autrement explicatif : 14. Pour nourrir les différentes bactéries, virus, et autres microscopiques êtres vivants qui composent notre microbiote. Imaginez-vous comme une planète : vous êtes la globalité. Et chaque partie qui vous compose est bien spécifique (un peu comme les pays). Imaginons que cette planète fonctionne dans un même but : la vie harmonieuse et confortable pour chaque pays (organe). Allez faites un effort d’imagination ! Chaque partie a des besoins spécifiques. Et le bel organisme que nous sommes est conçu pour avoir tous les outils pour bien fonctionner. Un de ces outils est donc ce fameux microbiote. Par ses actions, il arrive à lier les autres organes entre eux, et ceux grâce aux nutriments qu’il transforme. Toutes ces micro-organismes qui le composent font un sacré boulot : ils agissent en symbiose avec nous et s’occupent d’une bonne partie de notre fonctionnement.
L’un ne va pas sans l’autre.
Des études sur les souris, les oiseaux… (brrrr c’est un autre sujet) ont démontré qu’il influence notre morphologie, notre caractère, notre cerveau. Et pour que tous ces organes, pays de votre planète imaginative fonctionnent au mieux, il faut beaucoup, vraiment beaucoup de diversité dans les bactéries-virus et autre qui le compose. Il est composé de 200 à 250 sortes différentes. Une  soixantaine de sortes commun d’un individu à l’autre, les autres sont définis par vos antécédents : Vos parents et leur génétique, surtout votre mère qui vous en ont donné une bonne partie à la naissance, mais aussi votre alimentation et les différents contacts que vous avez avec les autres. C’est une vraie barrière très efficace contre les virus et bactéries pathogènes.

Et là, pour faire simple, imaginez que chaque partie de ce microbiote récupère ses forces dans un aliment. Vous devez, grâce à votre alimentation lui donner plein de choses différentes, pour nourrir tout le monde.

Par contre, le sucre a une très mauvaise influence sur la façon de fonctionner du microbiote. S’il est naturel, ou complet, comme le miel le vrai, le sucre des fruits, à condition qu’il soit pris avec la chair du fruit (et pas que le jus), c’est ok. Dans des proportions d’environ 50g/jour avec un grand maximum 100 g par jour pour un adulte. Autrement, il engorge le foie, augmente prise de masse grasse, provoque des inflammations de l’intestin, une perturbation du chemin entre cerveau et intestin et modifie les informations de satiété, entre autre. Voici quelques chiffres de l’ANSES .
Donc, oui il peut faire partie des 14, mais à petite dose.
Si vous aimez les chiffres et voulez plus de précisions, je vous invite à suivre les liens : ou

Attention, quand vous prenez des antibiotiques, ils détruisent aussi bien les mauvaises que les bonnes bactéries. Il est donc essentiel, indispensable, après votre traitement de reconstruire cette flore. Cela peut prendre 3 semaines à 6 semaines pour revenir à un microbiote efficace.

C’est bien beau tout ça, mais comment faire ? Je vous invite à me contacter, et en quelques séances, je vous conseillerai quelques méthodes pour mettre du peps dans votre assiette, et du coup, dans votre corps.

Je vous ai également écrit un article vous donnant quelques pistes et conseil bien pratiques ici.

Varier son assiette en se régalant

ingrédients coloré pour assiette variée

Comme souvent répété, variété et diversité sont importantes : A mes yeux, et papilles, il est essentiel de varier son assiette.

Pour le plaisir des papilles et des yeux
Pour l’ouverture d’esprit et la curiosité
Pour la bonne santé et un bon fonctionnement du corps humain
Pour l’écologie : la planète fonctionne beaucoup mieux en petites multicultures

Je vous présente ici quelques alternatives gourmandes aux ingrédients que vous mangez, je suppose, en grandes quantités.

L’un des ingrédients le plus consommé est le blé.


On le trouve quasiment partout : dans le pain, les gâteaux, les sauces, les pâtes, les céréales du matin, le couscous, les biscuits… parfois même dans la charcuterie… bref, un peu partout. Le souci essentiel est que votre corps ne reçoit qu’une seule sorte de nutriment.
Parce qu’il contient beaucoup de gluten, c’est d’ailleurs pour ça qu’on l’utilise partout, ses molécules ont tendance à développer les inflammations dans le corps. Sans l’arrêter complètement à moins d’y être allergique, il y a des alternatives qui nous permettent de nous régaler de temps en temps avec cette si bonne tartine de pain beurrée ou la tarte aux pomme de Tante Lucie…

Pour le petit déj, la tartine de pain (ou les céréales) est très présente en France. vous pouvez varier votre assiette en la remplaçant par des flocons d’avoine, dans une salade de fruits l’été, ou en porridge l’hiver. J’aime particulièrement le riz au lait le matin, ou pourquoi pas la semoule de maïs, cuite dans du lait, salée avec du fromage, ou sucré, suivant vos gouts. Les mueslis multi céréales sont intéressants aussi, comme leur nom l’indique, ils sont multi. Attention au sucre cependant. Les produits à base de châtaigne apportent de l’originalité.
Il est bien d’avoir un peu de féculent pour le carburant de la journée. Et de varier de jour en jour.

En résumé au petit dej : avoine, riz, orge, maïs, châtaigne…de la variété dans les féculents.

Dans un gâteau, remplacez une partie de la quantité de farine par de la poudre d’amande ou de noisette, la farine de riz, ou d’épeautre, de châtaigne, de pois chiche… il en existe beaucoup ! Plus de facile de garder un peu de blé tout de même : le gluten associé à la levure ou aux oeufs est ce qui permet de donner le moelleux, le gonflant aux gâteaux.

Pour la panure, essayez donc avec de la polenta… succès garanti.

Proposer du quinoa avec votre tajine ou votre couscous, en accompagnement de vos plats il est maintenant cultivé en France aussi. On fait des pâtes à base de quinoa ou de légumineuses qui ont une belle texture, contrairement aux pâtes sans gluten où l’on a ajouté je ne sais quoi pour les faire tenir.

Les légumes et fruits

Pour les légumes, je vous invite à en avoir au moins 5 différents par semaine, préparés de façon différentes. Pas toujours évident au vu de la taille des légumes: si l’on mange facilement un poireau entier ou deux carottes, il vous prendra une petite dizaine de repas pour venir à bout d’un chou si vous êtes seul. Parfois, vous pouvez acheter ces gros légumes tel que le céleri, choux, potiron, pastèque, fractionnés en morceaux. Ou alors, investissez dans un congélateur et congeler vos préparation (maxi 3 mois après les avoir cuisiné) ou achetez des légumes surgelés, qui ont l’avantage d’être fractionnables en portions, déjà propres et épluchés.

Je vous invite à les introduire dans vos farces, vos sauces. Ils leur donneront une saveur incomparable et vous évitera les bouillons industriels en cubes. Par exemple, dans la sauce tomate, ajouter oignons, ail, carotte et céleri, des courgettes quand c’est la saison. coupés en tout petits morceaux, pour une belle surface d’échanges, et être discret en visuel. La saveur des champignons cuits rappelle la saveur de la viande: ce petit gout salé que l’on nomme umami. Idéal pour éveiller les farces végétariennes. Dans les gratins, coupés ou hachés fins, les légumes se cachent facilement à ceux qui disent ne pas les aimer.

Vous pouvez au contraire les sublimer, de différentes façons :

– Les prendre de bonne qualité,
– Les faire cuire al dente à la vapeur,
– La cuisson au four, avec ou sans épices fait ressortir leur intensité
– En mettant en valeur leur couleur, par des découpes
–  En présentant un assortiment du même légume, préparé de façons différentes, un peu comme on gouterait le vin d’une même région…

Je serai ravie de vous apprendre à en utiliser plus.

Introduisez des fruits, frais ou secs dans vos plats. Ils rendent aussi gourmandes bien des préparations.

Pensez aux herbes fraiches, elles sont bourrées de minéraux et de vitamines, en plus d’apporter de la fraicheur aux plats.

Les laitages

En ce qui concerne le lait, il fait aussi partie des aliments les plus consommés en France. Si vous supportez les laitages, les différentes formes de yaourt sont excellentes pour apporter les probiotiques et renforcer votre flore intestinale, autrement appelée microbiote. Préférez les nature, le sucre ne fait pas bon ménage avec les intestins. Pour faire des crêpes ou une béchamel, vous pouvez le remplacer par des laits végétaux. Cela apporte variété sans vraiment changer le gout ou la consistance.

L’association des fruits avec le fromage est souvent appréciée. Si possible, prenez plutôt vos fromages à la coupe. Méfiez-vous si vous êtes short en budget, regarder le prix au kilo pour vous faire une idée.

Les protéines

La viande est encore le produit le plus consommé, même s’il est un peu en baisse ces dernières années. Elle acidifie votre corps quand vous en mangez trop et vous rend sensible aux inflammations et fatigue le système digestif. Pour varier votre assiette, pensez aux légumineuses, en complément de céréales pour vous apporter les protéines nécessaires. Voir mon article sur le sujet. On mange beaucoup de viande. Trop, vous le savez, 2 fois par semaine est amplement suffisant. Choisissez-la de qualité et fuyez les viandes à bas prix, elles sont pleines d’antibiotiques et souvent la bête a été mal traitée. pas terrible pour vos intestins non plus.

Je vous invite à me téléphoner pour une aide ponctuelle ou approfondie à équilibrer votre alimentation pour une belle santé.

à l’heure de l’apéro

Un des points positifs du confinement, pour ceux qui bossent à la maison, c’est que l’on gagne du temps sur le transport, et donc, on a le temps de prendre l’apéro avant de diner. Souvent, c’est même l’occasion de trinquer par vidéo avec la famille, ou des copains que l’on avait pas si souvent que ça l’occasion de voir. Alors, apéro tous les jours ?!

Et puis, le beau temps, la pendule oubliée, cela fait deux critères essentiels pour se croire en vacances… non ? Un peu quand même, non ?

Et que fait-on en vacances ? On prend l’apéro ! Chouette !

Là, tout de même, j’attire votre attention que l’apéro tous les soirs, c’est top, à condition de limiter l’alcool pour votre santé :

Il est reconnu scientifiquement, et pas que, qu’un verre d’alcool par jour, a un impact sur la santé. Surtout quand le déplacement du canapé à la salle de bain, puis à la table à manger pour retourner au canapé est la seule activité physique que vous pratiquez…

Et oui, un verre de vin, ou un verre de bière est considéré comme de l’alcool. Soit, les autorités de santé recommandent de ne pas boire plus de 3 verres, si on est un homme, et de 2 si on est une femme (question de corpulence, ni voyez pas de sexisme). Mais tout de même, c’est pas cool de le pratiquer tous les jours.

Sachez, que c’est bientôt l’été, et que l’alcool entre dans le métabolisme d’assimilation des sucres et des graisses : tout ce petit monde vient directement enrichir le tissu adipeux que l’on met sous les maillots de bain.

Vous pouvez récupérer diverses maladies tels que problèmes  au niveau cardiaques, sur votre foie, votre peau, sur les neurones, sur l’humeur, le microbiote, l’hydratation du corps, cancer… bref. Un verre ça va, tous les jours, bonjour les dégâts !

J’aurais tendance à dire ok l’apéro, canon pour rester en lien !

Dans nos verres, on y met :

– Jus de légumes (tomates est très en vogue), Si vous avez une centrifugeuse, c’est le moment de la sortir ! il y a tout un tas de cocktails sympas et plein de vitamines qui vous tiendront lieu d’entrée et qui équilibreront le repas.

– également les jus de fruits : additionnés d’une eau pétillante pour les rendre plus fun, et surtout moins sucrés (il y a souvent autant de sucre dans un verre de jus de pomme que dans un verre de soda).

– Les infusions, menthe, concombre-basilic, les infusions toutes prêtes, à boire chaudes ou froides, ajoutez y des framboises surgelées, fleurs d’hibiscus, ou des rondelles de fruit de saison… vraiment, on peut s’amuser avec !

Quant à la place des cacahuètes, hyper caloriques et si délicieuses ! Il suffit d’en mettre un petit bol et il se vide en un rien de temps ! Les noix de cajou, pareil, quoique pas du même budget, les pistaches, elles, ont au moins l’avantage d’être à décortiquer…  donc de prendre plus de temps. Les chips pareil ! Tellement rapides a partir ! Et pas très chères. Du moins pour le porte-monnaie, parce que pour le corps !! pffff  ! Il paie !!

Préférez les olives, les petits toasts que vous aurez préparés avec par exemple, une sardine, un petit suisse, une cuillère de moutarde et du thym, les crudités trempées dans un bol d’houmous maison ou de fromage blanc aux fines herbes, les tomates cerises (pas encore la période, attendez encore un ou deux mois), quelques lamelles de jambon sec…

Vous pouvez vous servir de l’apéro pour compléter votre repas et du coup, avoir quelque chose d’équilibré. Du cake salé à l’apéro complètera un potage et une compote en dessert, Si vous prenez les crudités trempées, vous aurez la dose de fibre et pourrez vous régaler d’un bon gratin de pâtes… et ainsi de suite

Et puis les cacahuètes, quand on les met dans une salade, cela apporte un croquant et un gout original.

En tout cas je trinque avec vous à une santé qui vous est chère, LA VOTRE !!

Pour des idées et des conseils pour une alimentation qui vous soit bonne, contactez Violaine Cook 

La tête dans le frigo

En cas d’ennui, ou de stress, ou de télétravail, ou sans raison, quand on reste à la maison, la plupart du temps, le frigo et les placards-épicerie deviennent de très bons amis, qu’il est facile de visiter. Ils nous réconfortent, nous distraient, satisfont des besoins de variété, de douceurs, de satiété, de gourmandise… et autres.

Vous le savez, cette habitude a quelques conséquences, et pas seulement sur la taille de nos vêtements : cela mets aussi plein de nutriments supplémentaires dans notre organisme. Du coup, il y en a trop. Même le grignotage d’aliments dit sains entraine un surplus dans les comptes. Comme l’organisme est un bon comptable, il stocke : pas possible d’éliminer ce surplus en ce moment par une bonne dose d’exercices physiques. Et il stocke sous la peau, ou alors dans les artères, le foie, fatigue du coup les organes digestifs inutilement, et surchargent les autres de substances dont ils n’ont pas besoin.

Bon ok, le but de l’article n’est pas de vous amener un peu plus de culpabilité sur ce fait, je suis sure que votre petite voix vous l’a déjà dit.

Voici quelques pistes pour ouvrir les placards et frigo juste 3 fois par jour :

  • Manger à votre faim au repas. Faites de vrais repas. Un minimum de sucres lents et de fibres aide à oublier son estomac entre les repas.
  • Préparez votre repas : cela contribuera à une pause nécessaire et relaxante : choisir ce que vous mettez dans l’assiette implique d’écouter une envie, une faim (fraicheur, douceur, croquant, acide, sucré ?) Écouter aussi votre créativité, pour transformer des ingrédients en une assiette qui vous convienne. Très relaxant les activités récréatives.
  • Faites des pauses récréatives. Le cerveau aime varier les activités et sait rester concentrer environ 90 min chez un sujet adulte, il est donc tout à fait recommander de faire une pause. Prétexter une cigarette ou une petite faim est inutile. Votre envie de pause est légitime.
    Cela peut-être respirer par la fenêtre, faire une caresse au chat/chien/lapin/ce que vous voulez, vous faire un thé, discuter, passer un coup de fil à un ami, chanter, danser … bref, plein de stratégies, même, celle de ne rien faire, de laisser un vide flotter : très sain. VOUS AVEZ DROIT À UNE PAUSE.
  • Mettre un mantra sur le placard-frigo tentant : « Tu as un corps parfait », «  Le corps qui te porte te remercie de prendre soin de lui », « je fais ce qui est bon pour moi », « j’ai le choix », « tout est comme cela doit être », « je suis fier de qui je suis »… bref un truc que vous avez envie d’entendre.
  • Ayez un verre d’eau à portée de main, ou une tasse d’infusion. Oui plutôt un verre qu’une bouteille, souvent trop grande, trop lourde, réutilisée 15 fois sans être lavée, et puis, il faut dévisser le bouchon, on la boit sans faire attention. Une jolie tasse, un verre dont on apprécie l’épaisseur ou la finesse… histoire de mettre un peu de sens avec vos sens. (Et puis, c’est bon pour la santé de boire des petites quantités tout au long de la journée).
  • Pensez à une petite collation à 16h (ou à 10h si vous n’avez pas déjeuné), du style, un fruit, quelques amandes 1 carré de chocolat. Les français mange souvent à 20h… cela vous évitera de vous jeter sur le fromage en préparant le repas.
  • Quand vous préparez un repas, doublez les doses : cela vous prendra le même temps ou presque et un des repas suivant, vous serez ravi de vous mettre les pieds sous la table.
  • Faites le ménage des placards et virer les éléments tentants que vous savez déraisonnables, quand vous faites les courses n’en n’achetez pas.
  • Faites-vous plaisir à table : ok pour la gourmandise : la gourmandise peut –être saine. Et équilibrer le reste du repas et de la journée.
  • Je vous invite à me contacter  pour en débattre.

Laquelle de ces stratégies vous paraît le plus facile à mettre en place ?

Un coup de main pour en mettre en place ?

Approvisionnement

Voici quelques stratégies pour limiter vos sorties alimentaires

Approvisionnement

Nous sommes à la deuxième semaine de confinement, et apparemment, c’est loin d’être la dernière… Prenez soin de vous, restez chez vous le plus possible.

Ok, vous entendez et lisez cette phrase au moins 20 fois par jours !

Cependant, le frigo et les placards se vident progressivement,

Les médias vous suggèrent d’en profiter pour cuisiner, de changer vos habitudes, d’apprendre le fait maison, et … de rester chez vous.

C’est bien joli ça, comme rendre les deux cohérents ?

Faire ses courses revient parfois à jouer à la roulette russe …

Les consignes de précaution sont suivies de façon aléatoire. J’ai été dans un supermarché pour limiter mes déplacements parce que j’avais besoin de produits d’entretien également.  Il y avait beaucoup trop de monde à mon gout. Pas sure que ce soit le bon choix.

 Je félicite et remercie aussi tous les employés des magasins d’alimentation !

Voici quelques stratégies pour limiter vos sorties alimentaires :

  1. Faites de la place dans votre congélateur, dans vos placards : Où mettrez-vous tout ce que vous allez acheter ? Comment ? Tous simplement en consommant ce qu’il y a dedans. Salé, ou sucré, tout est bon à consommer, assembler inventez. Si vous avez besoin de conseils, contactez Violaine Cook, on trouvera surement quelques recettes à improviser, je suis experte en la matière.

Je vous suggère de lire mon article sur les différentes formes de protéines. Et puis, on a souvent quelques boites de légumes ou sachets au congèl (pour ceux qui ont un congèl)

Bien sur il vous faudra quand même quelques produits frais. Les drives sont submergés en ce moment et demande une bonne semaine de délais.

  • Faites-vous livrer : Des petites sociétés de livraisons à vélo se sont montées ces derniers mois/années. Vrac ou producteurs locaux, c’est le moment idéal pour favoriser leur développement :

– Comment ca vrac : http://commentcavrac.com/ épicerie mobile bio à vélo.

– Mes voisins producteurs : https://www.mesvoisinsproducteurs.com/, pas mal de délais aussi.

– Les artisans du frais : voici leur coordonnées et les mesures mises en place pour livrer sur Lille et alentours : suivre le lien

– Fruits de la terre : https://www.fruitsdelaterre.com/

Les grandes surfaces sont assez submergées en ce moment, mais vous pouvez toujours tenter votre chance. Personnellement, je préfère faire fonctionner les petites entreprises locales : ainsi, elles traverseront cette période économiquement difficile.

  • Faites une liste : Pas facile d’anticiper, pas drôle de s’y tenir. Et parfois, vous ne savez pas trop comment faire. Tout simplement, faites un menu, et une liste de courses en conséquence. Là typiquement, je peux vous aider : comment faire le menu de façon équilibré et éviter les grimaces à tables, ou de jeter les trop prévu, comment prévoir les restes, et construire votre menu avec ce que vous avez en fonction des saisons, et de votre budget. Je consulte par téléphone et webcam.
  • Optimiser les courses : Si vous avez choisi d’aller en magasin :

– Limitez les produits fragiles à votre consommation sur 2 jours, ce serait dommage de les jeter non ? Donc, tout ce qui est fraises, salade verte, charcuterie… À mettre dans le début de votre menu.

– Pensez aux légumes et fruits qui se conservent bien en dehors du frigo, au frais de préférence (garage, cave) : chou blanc ou rouge, poireau, céleri, carottes non lavées, oignons, pommes de terre, navets, fenouil, agrumes, pommes, poires. Si vous avez besoin de savoir comment les préparez, je suis à votre disposition.

Si vous n’en n’avez pas à la maison, pensez aux légumineuses. Sèches ou en conserve, selon votre capacité à les préparer. C’est le moment de commencer à les utiliser.

– Pour la viande, je vous suggère les morceaux à mijoter, moins chers, que vous pourrez préparer en plus grande quantité, et congeler ensuite. C’est le moment de tester les recettes.

– Si vous tenez au protéines animales, pensez au poisson en boite. Ils conservent longtemps et ont très pratique dans une salade, ou avec du riz.

– Pour les produits laitiers, regarder les DLC, en sachant qu’un yaourt peu se consommer au moins 15 jours après, s’il est stocké au frais.

– Si vous avez un congélateur, les produits bruts (non préparés) sont très pratiques : vous pourrez créer des recettes rapidement avec une préparation limitée : les légumes sont déjà épluchés. Comme ça, vous utiliserez ces légumes –fruits quand vos stocks de frais seront finis et pourrez ainsi reporter vos courses d’une ou deux semaines, suivant le nombre que vous êtes au foyer.

– bien sur pensez à prendre les produits ménagers dont vous avez besoin. Inutile de vider le magasin pour autant, c’est le ménage de printemps, mais tout de même ! je vous conseille les basiques savons de Marseille, vinaigre blanc et bicarbonate de soude qui permettent de nettoyer à peu près tout dans une maison. Vous pouvez vous mettre à faire votre lessive, nettoyer les sanitaires ou laver la vaisselle avec tout ça. C’est le moment de vous mettre au zéro déchet !

Pensez donc à prendre vos sacs et vos contenants lorsque vous faites les courses !!

  • Ranger vos courses : Une règles d’or de la restauration à appliquer chez vous : placer ce que vous venez d’acheter au fond du placard et les stocks les plus vieux devant. Une simple logique de consommer ce qui est plus vieux et encore bon en premier. D’où l’intérêt de vider les placards avant…

Comme geste de précaution, je vous suggère de ne toucher que ce que vous prenez, et de ne pas vous gratter le nez en faisant vos courses °-)

Et en ce moment, comme habituellement, lavez votre frigo avant de le remplir, une simple éponge imbibée de vinaigre blanc, ou légèrement savonneuse. Un sopalin dans le bac à légumes (ou un torchon propre) à changer toute les semaines.

Et puis bien sur, laver vos mains.

Je suis là, si vous besoin d’aide pour gérer l’alimentation de votre nouveau quotidien.

Les protéines végétales

Varier les protéines, apprendre à remplacer la viande et le poisson, que choisir ?

Un moyen tout simple de ne pas sortir souvent est d’utiliser nos placards pour se faire à manger. Parfois difficile d’avoir le fameux équilibre : ½ végétaux, ¼ féculent, ¼ protéine avec une portion de laitage et eau en boisson.
On peut utiliser les surgelés et les conserves, et aussi faire des assemblages qui par leur interaction permettent un équilibre souvent insoupçonné, je vous parle ici des protéines végétales, et des acides aminés essentiels.

Les protéines sont des nutriments composés d’acides aminés. Certains sont dits essentiels car ils ne peuvent être fabriqués par l’organisme et doivent donc être apportés par l’alimentation.

Les protéines sont indispensables à notre santé : elles appartiennent à la classe des bâtisseurs : elles contribuent à la construction et à l’entretien des muscles, et aussi des os, peau, cheveux… et sont utiles dans l’action de nos hormones, le bon fonctionnement de notre cerveau, du système immunitaire.

Peut-être pensez-vous qu’un bout de viande ou de poisson est indispensable pour apporter ces fameuses protéines, ou alors vous savez que ce n’est pas indispensable mais ne savez pas par quoi le remplacer. D’autant plus que la viande et le poisson font partie des postes les plus chers du budget nourriture.
OK, les lentilles et les pois chiches ont la réputation de répondre à la question… Mais comment être un peu plus précis ?
Et comment faire quand on a mauvais souvenir du plat de lentilles à la cantine ?

En plus, varier les aliments contribue à un microbiote varié et renforce le système immunitaire !

J’ai appris auprès de diététiciennes quelques vérités comme la complémentation mixte et la complémentation végétalienne. Les deux contiennent la plupart des acide aminés essentiels

Complémentation mixte :
Céréales ou produits dérivés ou légumineuses
+
Produits laitiers ou œuf ou poisson ou viande

Dans ce cas, une petite quantité de protéines animales suffit à compléter les protéines végétales des céréales ou des légumineuses. Ex : gratin de pâtes, crêpes, lentilles avec lardons…

Complémentation végétalienne :
Céréales ou produits dérivés
+
Légumineuses

Dans ce cas, l’apport animal est inutile pour avoir les protéines nécessaires au bon fonctionnement. Ex : couscous et pois chiche, dhal indien avec pain, galettes végétarienne …

Il existe cependant d’autres sources de protéines toutes aussi délicieuses en les cuisinant un peu :

Les lentilles, parmi les plus riches en protéines et en fibres. Très digestes, elles existent en plusieurs couleurs, ce qui permet d’apporter facilement une touche visuel le à son assiette. En complément d’une céréale, elles rendent le plat complet en protéines. Très riches en fer, elles contiennent 25 g de protéines pour une portion de 100g ! Délicieuses en salades, elles se glissent facilement dans les plats végétariens et s’associent à un grand nombre d’épices. Dans la catégories des légumineuses.

Le tofu est très connu des végétariens pour apporter protéines et de fer. Issu du caillage du lait de soja, c’est un aliment d’origine chinoise. Il se cuisine très facilement malgré son gout fade. Il suffit d’y mettre sauce et épices, il existe en plusieurs forme : ferme, fumé ou soyeux (plus crémeux).

L’avoine, simple à préparer et très peu cher, il est souvent utilisé cuit dans du lait, en porridge, et aussi dans les cookies… très bonne source de protéines végétales, elle renferme 8 acides aminés qui contribuent à la constructions de nouveaux tissus dans l’organisme. Intéressante pour son pouvoir de satiété. Dans la catégorie des céréales.

Les fèves sont également très riches en protéines et fibres. Elles contiennent vitamines C,E, et B qui aident le corps à assimiler les protéines. Elles sont une bonne alternative aux féculents pour leur teneur en glucide. Comme toutes les légumineuses, l’idéal est de les combiner à des céréales afin de trouver plus d’acides aminés essentiels. Un peu longues à épluccher, on les trouve surgelées en toute saison, ou alors, consommez les au printemps, elles sont toutes fraiches et ne nécessite pas de les éplucher. Dans la catégories des légumineuses.

Le riz complet est le plus nutritif des riz, car on lui a retiré que sa coque, qui n’est pas comestible. Plus long à cuire, vous pouvez réduire le temps de cuisson en le faisant tremper ½ h dans l’eau avant de le cuire. C’est un aliment riche en nutriments. Il ne contient aucun gluten, et constitue une bonne base pour les personnes intolérantes. Il se cuisine quasiment à toutes les sauces, on peut le cuire de multiples façons. Dans la catégorie des céréales.

Le quinoa, comme le riz ne contient pas de gluten. Très riche en fibres et en protéines, il est désormais cultivé en France. Sa composition nutritionnelle est très complète, excellente pour la peau, les muscles et la solidité des os. Dans la catégorie des céréales.

Les pois chiches font partie des aliments de base de la cuisine végétarienne, naturellement riche en protéines, vitamines et fibres. On les utilise aussi bien en farine qu’en légumes. À la base du fameux houmous et des fallafels, délicieux en salade ou dans un ragout de légumes. Je vous recommande de les associer à une céréale complète afin d’obtenir un apport complet en protéines. Dans la catégories des légumineuses.

La spiruline est une algue qui existe depuis quelques milliards d’années. Très faible en calorie, elle est très riche en nutriments. Souvent appelée super-aliment. C’est elle qui contient le plus fort taux de protéines végétales. De plus, elle contient les 8 acides aminés essentiels

Les amandes et graines sont toutes d’excellentes sources de protéines. Elles se consument aussi bien salées que sucrées et ajoutent une touche croquante à vos assiettes. Attention cependant, elles sont très riches, et on fait de l’huile avec la plupart d’entre elles. Donc attention aux quantités ! Pour profiter de leurs bienfaits, pensez à les consommer sans sel.

Je vous aide à apprendre comment les cuisiner

Voici un lien vers le site bouger-manger qui vous en parle aussi : ici

Le magret

Qui l’eut cru, il vient de l’occitan « magre », qui veut dire maigre… quand je vois l’épaisseur de graisse au niveau de sa peau, je suis amusée de ce terme.

Le saviez-vous ?

Les magrets sont issus d’un croisement de canard de Barbarie et Orpington ou Rouen pour donner les mulards, seuls canards dont les foies peuvent porter l’appellation « foie gras », selon la législation européenne. Appellation officielle depuis 1986.

Bon, la viande reste un filet de viande maigre, découpé à partir de la poitrine du canard, ou de l’oie, engraissés par gavage. Exactement les même qui servent à faire le foie gras, ou le confit.

Cohérence :

Si vous ne mangez pas de foie gras pour le confort de l’animal, il serait logique que vous vous passiez du magret et des confits également.
S’il est prélevé sur un canard non gavé, on parlera de filet, dont la chair est un peu plus sèche et le gout un peu moins prononcé, à mes yeux plus éthique…

Un peu d’histoire :

Traditionnellement, après extraction du foie, le canard était préparé en confits, ou rôti entier. Le chef André Daguin imagina une recette dans les années 60 pour préparer les filets de ces canards, avec cette fabuleuse association du poivre vert. Il a voulu l’appeler « maigret », mais le langage du Sud-Ouest est resté : nous le nommons magret.

Comment le choisir :

Pour être sur de sa qualité, je vous recommande un canard estampillé Label Rouge et d’un poids minimum de 350 g. Visuellement, il doit être épais et bien bombé. L’épaisse couche de graisse doit être jaune pâle.

Pour cuire le magret :

Le plus simple est de le cuisiner à la poêle :
Vous incisez légèrement la peau et démarrez la cuisson coté peau, sur une poêle froide, et chauffez doucement : la graisse fond progressivement. Mettez en de coté une partie pour faire sauter vos pommes de terre. Quand il a prit une jolie couleur rousse, retournez-le et augmentez le feu pendant 5 à 8 minutes, suivant l’appoint désiré. Salez le magret avant de le retourner.

Je vous conseille de mettre une grille anti-éclaboussure sur le dessus de votre poêle, ou vous passerez un bon moment à nettoyer votre cuisine…

En accompagnement, de pommes sarladaises,  ou de céleri au four, d’une poêlée de champignons, d’un chou-fleur vapeur, des fruits… beaucoup de choses s’entendent avec lui.

Il existent bien des manières de le préparer : séché, farci, au sel, fumé, avec des épices ou des aromates. C’est une viande très facile à cuisiner.

Quel vin servir :

Je garde la règle régionale : un vin rouge comme un Fronton ou un Bergerac. Bien sur les vins du Bordelais lui rendent hommage et un bon médoc sera parfait si vous le servez avec des fruits rouges  ou même de la mangue.

Permission

Après la master-class du célèbre chef Philippe Conticini, je discutai avec lui. Je lui disais combien j’avais apprécié son discours sur l’accessibilité à des mets savoureux, en fonction des produits. Il soulignait que les saveurs dépendaient de l’accord des différents assaisonnements, des différentes textures en fonction de ses goûts. Et que c’est valable pour chacun de nous.

Bien sur, avec des produits hautement qualitatifs, il sera plus facile de préparer un plat que l’on apprécie.
Bien sur, quelques techniques de bases vous faciliteront la tache.
Cependant, la clé de la réussite pour vous régaler est de cuisiner ce que vous aimez, avec votre cœur, vos tripes, en bref vos émotions.

Nous en sommes arrivés à débattre de l’accessibilité.

L’accessibilité de chacun aux divers produits, qui bien sur n’est pas la même pour tous. Elle dépend des moyens financiers, temporels et géographiques de chacun.
Parfois pas les critères auxquels on s’attend : celui qui est « pauvre » et qui cultive son jardin dans une campagne non polluée, en toute quiétude aura de bien meilleurs produits qu’un « riche » qui a cavalé toute la ville pour trouver LE bel ingrédient bio et de pleine terre. La façon dont on s’approvisionne et le stress que cela engendre entre aussi en ligne de compte. Un peu de globalité n’a jamais fait de mal à qui que ce soit °-)

L’attention est pourtant ailleurs que sur l’accessibilité des produits :

Nos difficultés :

Nous rencontrons tous les deux, chacun à notre échelle, la même difficulté lorsque nous transmettons nos savoirs : aller chercher le déclic. Celui qui ne peut être que chez notre élève. Réussir à allumer cette flamme qui s’autorise à animer créativité et personnalité.

Bien sur, il y a la recette, sur laquelle on peut s’appuyer quand on ne sait pas encore l’alchimie des ingrédients, où les proportions sont importantes. Quand nos autres sens ne sont pas encore pleinement accueillis dans les casseroles. (odorat, la vue, le toucher et le gout sont aussi important à la lecture de la recette).

Les médias nous proposent une foule d’émissions et de journaux, photos. Nous avons des exemples de ce que l’on veut obtenir, soulignant tantôt la rigueur, tantôt la simplicité, tantôt le raffinement, tantôt la rapidité, tantôt la méticulosité, etc.

Chaque post a son intérêt. Celui de son auteur. Il vous touche suivant ce que vous-même cherchez à obtenir.

Déclic aux fourneaux

Le déclic. La personnalité que l’on veut bien mettre en cuisine. L’assaisonnement que l’on personnalise, que l’on rend sien. Les pas de coté que l’on s’accorde. Oser. Utiliser un peu d’audace, ou beaucoup. Tous les deux cherchions ensemble le mot que nous avions sur le bout des papilles : PERMISSION. Sourires échangés. Nous avions trouvé.

Le plus difficile en cuisine, comme ailleurs, est de se donner la permission.

Permission de faire comme bon nous semble. Bien sur, bon. C’est ce que l’on cherche. Le plaisir dans l’assiette. Et pour cela, prendre ou se donner la permission d’ajuster une recette ou des produits à notre gout.

Elle est accordée à chacun d’entre nous.

Avec les moyens que nous avons.
Avec les compétences que nous avons.
Avec le niveau que nous avons.

Tout est évolution.

Je vous accompagne au cours de cette évolution, pour qu’elle soit confortable et pérenne.

Rentrée

Belles résolutions

La rentrée est là, les cahiers sont neufs, pleins de belles pages à écrire, de belles leçons à apprendre, les titres à souligner en rouge, parce qu’ils sont importants…

Très scolaire n’est-ce pas ?

Je me souviens des rentrées des enfants, la pile des cahiers, neufs, une couleur pour chaque matière, tout propre, d’un papier suffisamment épais pour que le stylo glisse sans baver. Je m’amusais à recouvrir les livres avec eux (enfin moi je couvrais et eux goutaient en me racontant leur journée, un à la fois s’il vous plait !). C’était l’effervescence ! Je voulais qu’ils aient toutes les chances de leur coté pour réussir, et continuer d’aimer aller à l’école. Pas que pour y retrouver les copains… Bon les toutes premières classes primaires étaient bien plus faciles comme objectif !

Les apprentissages y étaient pratiques, ludiques, visibles.
Les bons points, les félicitations, basées sur les efforts accomplis, déjà l’obligation d’être sage, plus ou moins compliquée à respecter.

Devoirs

Après, c’était plus aléatoire, ils devaient y caser bien plus de matières, et satisfaire tous les profs, dans chaque matière, gérer les temps et les tâches… et c’est comme ça pour tous ! Le mot devoir est apparu :

Ceux qu’ils faisaient le soir, devoir trouver la motivation, devoir avoir de bons résultats sous peine de se faire disputer (pour ne pas dire autre chose, restons corrects), devoir être heureux d’apprendre, devoir être à l’heure, devoir trouver une orientation pour leur future vie, devoir décrocher des concours pour avoir une chance de « réussir » sa vie…

Chapeau les écoliers de tout âge !
Quelle pression !!!
Une vraie cocotte minute !

Cuisson

Savez-vous à quoi sert une cocotte minute ?
Et bien elle met sous pression, afin d’augmenter la température et donc de gagner du temps…

Bien pratique!
Pourtant, perso, je préfère les cuissons plus lentes, j’ai fini par apprendre… Celles qui permettent aux saveurs d’aller dans les ingrédients et pas seulement dans l’air de la cuisine. Oui ça sent bon, ça met en appétit … mais sincèrement, une carbonnade ou un pot au feu en ¾ heure n’aura pas le même gout que celui qui chauffe en douceur pendant 3 ou 4 heures ! non ?

Résultat

Chaque parcelle d’ingrédient a le temps d’échanger avec son voisin. La saveur s’y imprègne au cœur de l’aliment, le bouillon ou la sauce qui s’en dégage a une texture et un parfum incomparable. Sans doute aurai-je pris le temps d’y  mettre une pensée pour la personne qui m’a donné la feuille de laurier, en Italie, alors que je m’extasiais sur la haie que formait cette plante aromatique, et le sourire partagé autour de la branche qui terminait dans mon sac. Oui Cette sauce aura prit le temps d’être parfumée, de mon expérience, de mon amour, pour ce que j’ai vécu, et ce que je vivrai à partager ce repas.

Un peu comme j’aurai aimé qu’ils grandissent, doucement, à leur rythme… Et je suis sure, qu’ils auraient étés aussi loin qu’ils le sont aujourd’hui ! tellement fière d’eux !

A quelle cuisson cuirez-vous vos enfants cette année ? Quelle sauce sortira du cartable ?

Le temps.
Si précieux, qu’il est difficile de le prendre pour s’aimer un peu, pour laisser les transformations se faire, à leur rythme.

Violaine Cook vous accompagne pour accueillir le temps passé comme un allié

Pour qu’ils apprennent à cuisiner : c’est ici